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Evenement

L'Isère au Sommet de l'élevage

Une délégation iséroise s'est déplacée au Sommet de l'élevage où elle a pu rencontrer le ministre de l'Agriculture.
L'Isère au Sommet de l'élevage

Une délégation iséroise d'une quarantaine de personnes s'est rendue mercredi dernier au Sommet de l'Elevage à Cournon. Organisé par la Conseil de l'agriculture iséroise, ce déplacement a permis de réunir des agriculteurs et des responsables d'OPA sur une manifestation considérée comme un événement majeur dans le calendrier agricole.

« Pour un éleveur laitier ou allaitant, Cournon est un rendez-vous important », souligne David Divière, éleveur charolais et élu à la chambre d'agriculture de l'Isère. « Le monde de l'élevage y est en priorité représenté, qu'il s'agisse du matériel, des animaux ou de l'alimentation : c'est une mine d'informations. » Si bien qu'il vaut mieux préparer sa journée et cibler ses priorités.

« C'est le lieu de rencontre de tous les éleveurs de la zone, insiste-t-il. J'y vais pour voir les tendances et le moral du grand bassin allaitant auvergnat, pour échanger sur les cours, la météo, l'état de stocks et voir les animaux et cette année, en plus je voulais changer de désileuse ».

Rencontre avec le ministre

La délégation a rencontré le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume. « Il a été interpelé par les élus sur les questions du Ceta, du Mercosur et sur la baisse annoncée de la TFNB », reprend David Rivière. « Devant les agriculteurs, le ministre a du mal à défendre les positions de l'Assemblée nationale et du Gouvernement. »

L'élu de la chambre d'agriculture se félicite aussi de la signature de la convention entre la région Auvergne-Rhône-Alpes et la région de Rabat au Maroc, qui porte sur des accords commerciaux pour l'achat de broutards par le Maroc. « C'est un souffle d'air pour la filière », explique -t-il, bien que ces contrats de partenariats ne soient pas assez nombreux pour garantir sa sérénité à l'élevage français. Car c'est à Cournon que les éleveurs ont pu prendre la mesure des difficultés de leurs collègues du centre de la France. « Ils sont fortement touchés par la sécheresse, beaucoup plus durement qu'en Isère. Certains n'ont pas fait de foin, n'ont pas de stocks, les maïs sont avortés et ils se posent des questions car les prix de la génétique sont au plus bas et les broutards partent à des prix plancher », décrit David Rivière. Si bien que ces exploitations certes résilientes car en système herbager, songent à faire évoluer leurs pratiques.

Isabelle Doucet
Concours bovins

Nevada, Nuée et Nestor, génération montante

Nevada, du Gaec des Trois sapins, à Nantoin, a signé une belle performance à Cournon : à peine relevée de son vêlage début septembre, là voilà qui décroche une première place dans la section 1 (vaches en cours de première lactation) du palmarès prim’holstein. Le jury a particulièrement apprécié sa stature et son squelette : Nevada est une grande vache élégante et fine, au dos bien rectiligne et à la mamelle bien soudée au corps. « C’est une jeune vache pleine d’avenir, s’enorgueillit Cédric Goy. Nous n’étions pas sûrs qu'elle aille au concours, parce qu’une vache qui vient de vêler n’est pas forcément au mieux de sa forme. Mais Nevada est issue d’une belle lignée. » En l’occurrence celle de Douchka, sa glorieuse grand-mère, dont la souche a nourri une bonne partie du troupeau du Gaec des Trois sapins. Dans la même catégorie, Nuée de la ferme Verdel, s'offre une deuxième place.
Débuts prometteurs également pour Nestor. Taureau blond d’Aquitaine de 27 mois, déjà récompensé par un prix champion jeune à Bourg-en-Bresse en juin dernier, Nestor a convaincu le jury national à Cournon, sortant premier de sa section grâce à sa silhouette élégante et ses 1 170 kg. « Ça a bien marché, savoure Dylan Rochas, éleveur à la Ferme des Colibris, à Méaudre, dans le Vercors. Nestor représente bien les standards de la race, notamment grâce à un bon compromis entre développement squelettique et musculaire. » La finesse de ses membres, celle de son cuir, sa tête bien proportionnée et ses cornes plates ont retenu l’attention du jury. « Ce sont des bêtes qui s’engraissent un peu mieux », explique le jeune éleveur qui met ce succès sur le compte de la génétique, mais aussi de la préparation. « L’alimentation joue beaucoup, comme pour un sportif de haut niveau. C’est une surveillance quotidienne. »  Ambassadeur de la ferme familiale, Dylan Rochas se réjouit d’avoir pu démontrer que de tels résultats étaient possibles en élevage bio.
MB