L’Isère dévoile sa feuille de route pour la qualité de l’air
Lors de sa venue à Grenoble vendredi 13 avril, le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a rendu publiques les feuilles de route portant sur la qualité de l'air. Elles ont été élaborées par les acteurs locaux des 14 zones dont le niveau de pollution est supérieur à la limite européenne. « La feuille de route de Grenoble semble complète et va inspirer les autres territoires », félicite le ministre. La majorité des mesures citées touchent les premiers secteurs responsables dans la métropole grenobloise, à savoir les transports (21% des émissions à particules fines) et le chauffage au bois individuel (47%). Nicolas Hulot est revenu sur l'instauration de la vignette Crit'Air, ainsi que l'investissement dans les véhicules à basses émissions. Pour le chauffage au bois, c'est le Fonds air-bois qu'il souhaite privilégier. « Il ne faut pas oublier l'agriculture, responsable de 14% des émissions à particules fines. Des efforts peuvent être faits dans le brûlage des déchets verts », a ajouté Lionel Beffre, préfet de l'Isère.
Eviter les sanctions
Ces feuilles de route doivent servir à donner l'exemple. Dans chacune d'elle, des fiches d'actions retracent les mesures mises en place par secteur. « C'est une démonstration de ce qu'il faut faire. C'est une boîte à outils. Le but est de voir ce qui fonctionne ou pas », explique Nicolas Hulot. Les préfets, les maires et les présidents de région des 14 zones avaient échangé avec le ministre en février dernier afin d'étudier ses feuilles de route. Mauvaise élève en qualité de l'air, la France avait été convoquée en janvier dernier avec huit autres pays européens par la Commission européenne. Ses feuilles de route doivent servir de gageure pour éviter les sanctions de l'Union Européenne.
Virginie Montmartin