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Maladies

L’Isère sur la bonne pente

Lors de son assemblée générale à Rives, le GDS Isère a présenté les résultats des différents plans menés contre les maladies auxquelles les éleveurs doivent faire face.

L’Isère sur la bonne pente

« Arrêtez d'acheter des animaux qui ne sont pas signalés indemnes d'IBR », demande Jean-Yves Bouchier, président du GDS Isère. En mai 2016, l'Isère comptait 56% de troupeaux indemnes, en novembre 2017, 73%. « On devrait dépasser les 80% dans quelques mois », explique Grégoire Malaval, directeur du GDS Isère. L'association mise sur l'enregistrement électronique des animaux pour éviter l'introduction de bovins positifs en IBR. Dans le département, la prévalence de la maladie est à 3% contre 0,9% en Ardèche et 0,6% en Savoie. Cet écart peut sembler faible mais la prévalence située en-dessous des 1% pendant deux ans permet de se classer en zone épidémiologiquement favorable (ZEF). « Moins de contraintes contre la brucellose, allégement des prophylaxies... on pourrait utiliser ces moyens pour la BVD et la besnoitiose », explique le directeur du GDS. Surtout que ces deux maladies ne sont pas en reste.

BVD et besnoitiose

En 2017, 32 IPI ont été détectés contre 11 en 2016. Dans le même temps, 9 945 ont été garantis non IPI en 2017 contre 6 148 en 2016. « Le plan régional BVD fonctionne », se félicite le directeur du GDS Isère. Afin de poursuivre dans cette voie, le GDS approfondit le plan régional contre la BVD lancé en 2016. Au 1er Juin 2018, la prise de sang de contrôle de la BVD sera exigée si la demande de dérogation n'est pas faite lors de la demande de dérogation pour l'IBR ou si elle n'est pas faite dans les délais. Une période pédagogique est en place depuis février dernier.
Pour la besnoitiose, le GDS a changé de stratégie. « On ne parlait que de plan d'assainissement jusqu'à maintenant. C'est assez lourd, coûteux et pouvait faire peur. Désormais on mène des plans de dépistage et après on propose l'assainissement », explique Laura Cauquil, vétérinaire au GDS. L'un des moments cruciaux de transmission est le rassemblement en alpage. En 2016, le GDS avait trouvé 34 positifs sur 1 494 animaux testés. En 2017, 226 ont été trouvés sur 3 110 testés. « Plus on cherche, plus on trouve. Mais on en trouve quand même beaucoup », souligne la vétérinaire.