Accès au contenu

La brebis, un allié fromager

Dominique Puissat fabrique depuis deux ans et demi des fromages de brebis à Miribel-Lanchâtre.
La brebis, un allié fromager

Changement de maison, changement de métier. Dominique Puissat, ancienne technicienne de laboratoire, a monté il y a deux ans et demi un élevage bio de brebis à Miribel-Lanchâtre. « On a racheté cette ferme sans avoir aucun projet agricole », raconte la jeune femme. L'envie de faire un travail manuel l'a vite orientée vers l'élevage. Elle a obtenu un Brevet professionnel responsable d'exploitation agricole (BPREA) et a effectué un stage dans une exploitation ovine dans les Alpes-de-Haute-Provence. « Par rapport au terrain pentu, je devais choisir d'élever soit des chèvres, soit des brebis. En face, il y a déjà deux exploitations de chèvres, alors le choix fut simple. » raconte-t-elle. L'autre contrainte fut de choisir les produits qu'il faudrait commercialiser. « Mon troupeau était trop petit pour vendre le lait en laiterie. Je me suis lancée dans la fabrication de fromages. » explique-t-elle. Un choix qui tombe plutôt bien : « La brebis produit moins de litres de lait qu'une chèvre mais il est plus concentré en protéines et en vitamines. Il perd moins d'eau lors de la fabrication du fromage et j'ai donc moins de litres à transformer pour la même quantité de fromage », explique-t-elle. Carlou, briquou... ses tommes, briques et fromages frais sont vendus en direct au magasin de producteurs Herbes et Coquelicot, au marché de Vif ainsi qu'en dépôt-vente au sein du groupement Petit Bonheur Fermier. « Ce n'est pas la mode de la région, reconnaît-elle, mais une fois que les gens goûtent, ils reviennent. Je ne produis pas assez pour la demande ! » Elle prépare également des yaourts et des faisselles pour compléter sa gamme. Mais tout ne fut pas simple au début, entre la gestion de l'élevage et l'aménagement de la fromagerie : « J'avais peur pour la fromagerie car si je n'avais pas un bon fromage, j'aurais des problèmes pour la vente, confie-t-elle. En fait, la première année fut très difficile car j'ai consacré trop de temps à la commercialisation par rapport à mon troupeau. »

VM