Salon de la création et de la reprise d'activités en milieu rural
La Chartreuse, un massif multisectoriel
Organisé en partenariat avec le parc naturel régional de Chartreuse, le dernier salon de la création et de la reprise d'activités en milieu rural porté par l'Adasea de l'Isère a permis de décrypter la dynamique de développement économique du massif. L'agriculture n'en est pas la locomotive, mais elle est indispensable.
Le salon de la création et de la reprise d'activités en milieu rural qui a attiré plus de 200 visiteurs (dont 95 porteurs de projets) mercredi 20 octobre à Saint-Laurent-du-Pont était notamment l'occasion d'entendre une présentation des filières porteuses en Chartreuse. Pour le conseiller en développement économique Christophe Saunier, elles sont au nombre de quatre :
- les services au sens large, qui « comme à l'échelle nationale, regroupent les trois quarts des entreprises chartrousines ». Dans ce domaine, l'expert souligne « l'enjeu du développement des commerces dans un massif où le revenu moyen par foyer est supérieur à la moyenne régionale (27 000 euros annuels contre 23 000), mais où l'évasion commerciale est forte » ;
- le tourisme, qui est le principal atout de la Chartreuse. « Le territoire accueille un million et demi de visiteurs annuels, rappelle Christophe Saunier, pour qui le secteur devra toutefois se diversifier ;
- mais aussi l'agriculture, « qui représente 800 emplois » ;
- et la filière forêt et bois, au sein de laquelle « la dynamique d'acteurs est importante. Le massif affiche encore quatorze scieries et les acteurs se sont regroupés pour peser sur les marchés ».
Sans oublier l'industrie, « qui représente environ un millier d'emplois en Chartreuse, même si les usines du massif exploitent avant tout des niches d'activité. Afin de conforter les entreprises du territoire, les collectivités locales les aident à se développer ».
« Si la Chartreuse est d'abord synonyme d'écrin vert, le massif est aussi un espace où la création et la reprise d'activités sont possibles », conclut donc le conseiller en développement économique.
Il invite toutefois les porteurs de projets à bien vérifier la validité de leurs projections avant de se lancer dans l'aventure. Dans le domaine agricole notamment, il y a généralement un monde entre l'idée et sa mise en oeuvre. Une soixantaine d'agriculteurs se sont installés en Chartreuse depuis dix ans, notamment en viticulture, mais ces installations ne représentent que 4 % des créations et des reprises d'activités enregistrées dans le massif.
L'agriculture, un secteur vital
S'il n'utiliserait pas forcément l'adjectif « porteur » pour qualifier la filière agricole, l'éleveur Gilles Montfollet, exploitant à Attignat-Oncin, en Savoie, et membre de l'association Avenir de l'agriculture en Chartreuse, souligne toutefois le rôle économique de cette activité. « L'existence de produits du terroir fortement associés au massif contribue à l'attractivité de la Chartreuse, dont les paysages sont aussi entretenus par les agriculteurs. De toute façon, en montagne, nous avons besoin de tout le monde pour nous en sortir, car nous devons miser sur la qualité et l'image. Nos élus sont plus ou moins sincères quand ils nous témoignent de leur soutien, mais j'en connais au moins un avec qui nous pouvons avancer ».
Quand l'accès au foncier constitue le principal frein à l'installation, les candidats ont en effet besoin que les responsables politiques locaux pèsent de tout leur poids en leur faveur. « Le répertoire départemental à l'installation est le principal outil de recherche de foncier mis à disposition des personnes désireuses de s'installer, rappelle Jean-Louis Goutel, le responsable du pôle installation de l'Isère. Mais nous recensons actuellement 400 candidats. Or, il n'y a pas 400 exploitations disponibles et tous n'ont pas l'ensemble des compétences requises pour devenir agriculteur. C'est pourquoi les organisations professionnelles agricoles se rapprochent des autres chambres consulaires et ont mis au point des outils d'accompagnement très individualisés ».
Cécile Fandos
- les services au sens large, qui « comme à l'échelle nationale, regroupent les trois quarts des entreprises chartrousines ». Dans ce domaine, l'expert souligne « l'enjeu du développement des commerces dans un massif où le revenu moyen par foyer est supérieur à la moyenne régionale (27 000 euros annuels contre 23 000), mais où l'évasion commerciale est forte » ;
- le tourisme, qui est le principal atout de la Chartreuse. « Le territoire accueille un million et demi de visiteurs annuels, rappelle Christophe Saunier, pour qui le secteur devra toutefois se diversifier ;
- mais aussi l'agriculture, « qui représente 800 emplois » ;
- et la filière forêt et bois, au sein de laquelle « la dynamique d'acteurs est importante. Le massif affiche encore quatorze scieries et les acteurs se sont regroupés pour peser sur les marchés ».
Sans oublier l'industrie, « qui représente environ un millier d'emplois en Chartreuse, même si les usines du massif exploitent avant tout des niches d'activité. Afin de conforter les entreprises du territoire, les collectivités locales les aident à se développer ».
« Si la Chartreuse est d'abord synonyme d'écrin vert, le massif est aussi un espace où la création et la reprise d'activités sont possibles », conclut donc le conseiller en développement économique.
Il invite toutefois les porteurs de projets à bien vérifier la validité de leurs projections avant de se lancer dans l'aventure. Dans le domaine agricole notamment, il y a généralement un monde entre l'idée et sa mise en oeuvre. Une soixantaine d'agriculteurs se sont installés en Chartreuse depuis dix ans, notamment en viticulture, mais ces installations ne représentent que 4 % des créations et des reprises d'activités enregistrées dans le massif.
L'agriculture, un secteur vital
S'il n'utiliserait pas forcément l'adjectif « porteur » pour qualifier la filière agricole, l'éleveur Gilles Montfollet, exploitant à Attignat-Oncin, en Savoie, et membre de l'association Avenir de l'agriculture en Chartreuse, souligne toutefois le rôle économique de cette activité. « L'existence de produits du terroir fortement associés au massif contribue à l'attractivité de la Chartreuse, dont les paysages sont aussi entretenus par les agriculteurs. De toute façon, en montagne, nous avons besoin de tout le monde pour nous en sortir, car nous devons miser sur la qualité et l'image. Nos élus sont plus ou moins sincères quand ils nous témoignent de leur soutien, mais j'en connais au moins un avec qui nous pouvons avancer ».
Quand l'accès au foncier constitue le principal frein à l'installation, les candidats ont en effet besoin que les responsables politiques locaux pèsent de tout leur poids en leur faveur. « Le répertoire départemental à l'installation est le principal outil de recherche de foncier mis à disposition des personnes désireuses de s'installer, rappelle Jean-Louis Goutel, le responsable du pôle installation de l'Isère. Mais nous recensons actuellement 400 candidats. Or, il n'y a pas 400 exploitations disponibles et tous n'ont pas l'ensemble des compétences requises pour devenir agriculteur. C'est pourquoi les organisations professionnelles agricoles se rapprochent des autres chambres consulaires et ont mis au point des outils d'accompagnement très individualisés ».