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Tourisme vert

La cure et la course

L'environnement de la cité thermale d'Uriage est propice à attirer les vacanciers avec une offre complète d'activités touristiques.
La cure et la course

« Les pieds en ville, la tête dans les cîmes », Isabelle Durand-Falcoz, directrice de l'Office de tourisme d'Uriage, décrit un environnement privilégié autour de la cité thermale d'Uriage, propice à attirer des vacanciers aux profils très variés, depuis le curiste jusqu'au trailer. « A part la mer, il ne nous manque rien ! », s'amuse une propriétaire de gîte. A quelques minutes de Grenoble, on flirte en effet avec l'ambiance surannée des stations thermales. Dans le parc les bouquinistes sont toujours là et l'on s'attendrait presque à voir une crinoline s'avancer dans l'ombre d'une allée. En hiver, la vie est ponctuée du mouvement pendulaire des automobiles couronnées de skis dont les occupants vont goûter aux joies des sports d'hiver à Chamrousse. « Dans les meublés et les gîtes, le plus gros de l'occupation vient de la clientèle curiste qui réside trois semaines », indique la directrice de l'Office de toursime. On les retrouve « à l'extérieur de la station et plutôt au vert. C'est une clientèle familiale ou de personnes qui accompagnent les curistes, qui recherchent la proximité de Chamrousse, la campagne tout en appréciant la connexion avec la zone urbaine de Grenoble ».

Montagne et vieilles pierres

« Nous avons ouvert en janvier 2018 et cela marche très bien. Les Gîtes de France y sont pour quelque chose ! », se félicite Marie Peyronnard-Perrot qui a entièrement rénové la ferme familiale à Herbeys pour en faire un gîte de 6 à 8 couchages. Les vaches, les chèvres, les lamas et les chevaux entretiennent les 15 hectares autour de la bâtisse. « Les gens recherchent le calme. Ils viennent aussi pour la course pédestre, font beaucoup de marche et apprécient la montagne. La saison de ski est complète », explique la propriétaire. Les Gîtes de France ont des partenariats tarifaires avec les stations de Chamrousse et des 7 Laux. « Les animaux de la ferme sont un plus, notamment lorsqu'il y a des enfants. Car les gens ne font pas tous du ski tous les jours ».  Pour ajouter au confort et répondre à la demande, Marie Peyronnard-Perrot envisage d'aménager un jacuzzi dans l'ancienne bergerie. « Car les clients souhaitent se détendre après la marche ou le ski. » Pour la clientèle venue du Nord, de Bretagne ou du Midi, c'est le dépaysement complet. La montagne, les vieilles pierres, les poutres apparentes fleurent bon les Alpes. « La ferme date de 1790, on voulait faire de l'ancien, c'est bien dans l'esprit des Gîtes ».

A Saint-Martin-d'Uriage, Julie et Sébastien Mazet ont aussi restauré une grange du XIXe siècle pour proposer deux gîtes, l'un ouvert il y a quatre ans, l'autre il y a deux ans. Là aussi, les clients retrouvent « un cachet, une ambiance. Nous avons essayé de faire quelques chose de sympa pour que les gens se sentent bien dans cet hébergement, dans un endroit calme, avec tout le confort », décrit le propriétaire, adhérent au réseau Gîtes de France, comme une évidence. Fin connaisseur de la région et coureur, il a des affinités avec les trailers de plus en plus nombreux et les randonneurs. Il les conseille sur les sentiers, ses circuits préférés, les temps de référence, le dénivelé, les zones de récupération ou les endroits à ne pas rater. L'hôte joue les guides vante les nombreux lieux touristiques et musées alentour, à commencer par le château de Vizille.

Ici aussi, les vacanciers viennent de Bretagne, du Sud de la France ou de Lyon, pour le ski. « De mai à Toussaint, ce sont les curistes. De décembre à mars, ce sont les skieurs », résume le propriétaire. Hors-saison, les membre du réseau Gîtes de France du secteur d'Uriage accueillent aussi des salariés des entreprises grenobloise à la faveur de la proximité de l'agglomération.

Isabelle Doucet