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Action syndicale

La FDSEA rencontre C. Mottin et D. Rambaud

L'idée initiale était de murer les permanences de certains parlementaires. La FDSEA de l'Isère a préféré la démarche plus constructive de rencontrer certains d'entre eux dans le cadre de la semaine d'action nationale lancée par la FNSEA.
 La FDSEA rencontre C. Mottin et D. Rambaud

Sylvain Juppet, Martial Durand et Richard Duvert ont accompagné Jérôme Crozat, président de la FDSEA à la permanence parlementaire de Cendra Mottin, tandis Claude Fesvre et David Gallifet en ont fait de même toujours avec le leader syndical, auprès du sénateur Rambaud. Le tout lundi dernier.
« Nous avions cependant répondu à une invitation de la députée Monique Limon, vendredi 7 décembre, indique Jérôme Crozat. Elle voulait faire une première analyse de l'efficacité de la loi Egalim. Mais c'est une démarche un peu aventureuse dans la mesure où les textes d'application sont prévus pour le début de l'année prochaine. Nous le lui avons dit. »
Les différents seuils envisagés resteraient donc de 10% pour le seuil de revente à perte (SRP), l'encadrement des promotions verrait la limite de 34% tandis que opérations ne pourraient pas dépasser 25% des volumes. Mais ces seuils vont s'appliquer dans le courant du premier trimestre 2019 ce qui laisse la FDSEA dubitative quant à leur efficacité immédiate, notamment dans la négociation commerciale actuelle avec la grande distribution.

Préservation de la compétitivité

« Nous avons également évoqué la séparation de la vente et du conseil, lundi avec les parlementaires, rapporte Jérôme Crozat, en leur précisant que nous serons vigilants à ce que cela ne crée pas une charge économique supplémentaire aux exploitations. »
La taxe sur les produits phytosanitaires pour pollution diffuse titille aussi la profession. « Cette taxe va alimenter les conversions en bio, révèle le président de la FDSEA. Soit. Mais le volume de la taxe rapportera 112 millions d'euros. Les chiffres officiels ne font état de besoins seulement à hauteur de 55 millions pour le développement de la bio. L'Etat va donc faire 50 millions de gras sur le dos des entreprises agricoles. »
La performance économique des exploitations est un objectif essentiel pour le responsable syndical. « Nous avons rappelé à Cendra Mottin et Didier Rambaud que les exonérations liées au TODE sont absolument nécessaires pour les filières fruitières, viticoles, semencières et pépiniéristes vis-à-vis de l'étranger car elles soutiennent leur compétitivité. »
Enfin, les deux délégations se sont apesanties sur l'agri-bashing (le dénigrement dont fait l'objet la filière agricole). « Nous avons apporté aux deux parlementaires un carton rouge symbolisant le manque de soutien de la part de l'Etat auprès des filières attaquées par des environnementalistes. Le treizième mois des agriculteurs n'est pas financier mais moral : il se traduit par la considération de la société. Or aujourd'hui, les critiques fusent de partout : les soi-disant ferme usines n'en sont pas, la carte des glyphosates lancée par l'Etat n'a rien à voir avec le sujet et ne fait que faire douter le consommateur. Nous souhaitons que le gouvernement et les élus comprennent les travers de ces démarches et soient vigilants. »

Jean-Marc Emprin
Débat

L'agri-bashing est-il justifié ?

Vidéos choc de L214, journalistes médiatiques qui diffusent, dans des ouvrages, leur point de vue anti-viande, mouvement des « coquelicots ou encore, dernièrement, une carte de l'utilisation des pesticides en France mise en ligne par Générations Futures, celles des « fermes-usines » diffusée par Greenpeace, en passant par la start-up d'Etat qui incite les agriculteurs à indiquer qu'ils sont sortis du glyphosate, le monde agricole est au cœur de nombreuses offensives médiatiques qui montrent du doigt les pratiques et donnent au citoyen l'image d'un secteur en décalage avec les attentes sociétales, alors que de nombreux efforts ont été fait par les agriculteurs en matière de protection de l'environnement et de bien-être animal ces dernières années. Pourquoi cette tendance s'amplifie-t-elle depuis quelques années ? Quels sont les arguments et contre-arguments que le monde agricole peut avancer pour répondre – voire devancer ses détracteurs ? De quelle façon communiquer ?
Retrouvez le dossier complet sur www.terredauphinoise.fr