La fusion comme objectif
« Notre objectif final est la fusion des structures dans les deux ans », indique Guy Cabaussel, président d'Eliacoop et de l'Ucear (l'Union des coopératives d'élevage Alpes Rhône). Les structures dont il est question, ce sont Eliacoop*, Codelia** et l'UCIA***. Animées d'une volonté commune d'apporter le meilleur service aux éleveurs, elles veulent s'unir pour amortir de nouvelles compétences et de nouveaux outils. « Nous sommes dans une phase d'évolution très rapide des métiers de la génétique et de la reproduction. Il existe aujourd'hui des outils très performants qui peuvent rendre service aux éleveurs, comme les logiciels d'aide à l'accouplement (PAM : Plan d'accouplement micro), ou les outils de monitoring pour la détection des chaleurs et des vélâges. Mais pour les mettre à disposition des éleveurs, il faut que nous ayons un volume d'activités suffisant », explique Guy Cabaussel. Cette démarche de rapprochement des structures est déjà lancée. Depuis le 1er janvier, Hugues Dauzet est le directeur commun des trois structures.
* coopérative de reproduction qui intervient en Isère, dans la Drôme, l'Ardèche, l'Ain et le Rhône
** coopérative d'élevage et d'insémination animale implantée en Haute-Loire
*** Union coopérative d'insémination Alpes, basée dans les Hautes-Alpes
Isabelle Brenguier
Des progrès qui vont très vite
Le Gaec des quatre vents à Villard-de-Lans accueillait le 15 janvier l'une des assemblées de section d'Eliacoop. Que ce soit pour son troupeau laitier constitué de 60 montbéliardes ou pour son troupeau allaitant composé de 22 limousines, l'exploitation utilise depuis toujours les services d'insémination d'Eliacoop. Pour les trois éleveurs (Jacques et Sylvain Faure, et Jean-Michel Ravix, « les principaux critères de sélection que nous privilégions pour les montbéliardes sont les aplombs, la santé de la mamelle et la production laitière ». Depuis 2009, ils inséminent aussi de la semences sexée sur une ou deux vaches pour avoir des génisses et ainsi renouveler leur troupeau. Et pour leurs limousines, c'est le développement squelettique qu'ils recherchent. « Comme nous avons déjà bien développé le musculaire, nous cherchons à améliorer nos carcasses pour avoir des génisses plus lourdes. Cela en conservant la facilité de naissance, caractéristique propre de la race », précise Sylvain Faure.Deux sorties par anLes progrès réalisés par la sélection génomique depuis 2009 ont permis aux éleveurs d'être plus performants pour améliorer les caractères fonctionnels et les qualités de leurs élevages. Car il est certain que, depuis quelques années, la génétique a très vite progressé. Presque trop, puisque aujourd'hui, les éleveurs, et parfois même les inséminateurs ont du mal à suivre. « Le ryhtme était devenu tel que la semence des taureaux ne restait disponible plus que huit mois par an. Certains n'étaient donc même pas utilisés », précise Jacky Martin, responsable technique et commercial à Eliacoop. Pour revenir à une fréquence qui, à la fois, corresponde mieux aux attentes des éleveurs et aux besoins logistiques des inséminateurs, la coopérative proposera donc à nouveaux deux sorties de catalogues par an.I.B.