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Destruction de nuisibles

La louvèterie recrute

Dix nouveau lieutenants de louvèterie ont reçu leur agrément en Isère.
La louvèterie recrute

Cérémonie peu ordinaire en préfecture de l'Isère où pas moins de dix nouveaux lieutenants de louvèterie ont reçu leur agrément des mains de Patrick Lapouze, sous-préfet et secrétaire général. Cela porte leur effectif à 20 personnes en Isère. Nommés pour cinq ans, ces conseillers techniques de l'administration sont des bénévoles qui interviennent pour réguler les nuisibles en raison des dégâts qu'ils occasionnent dans l'activité agricole. Si leur effectif vient d'être doublé en Isère, c'est en raison de la multiplication de leurs interventions. Les sangliers et les blaireaux sont les principaux responsables des dégâts sur les cultures. Mais le retour du loup en montagne marque un grand virage dans l'activité cynégétique de l'association départementale.

La mission des louvetiers est déclenchée sur arrêté préfectoral. Or, il y en a eu 64 l'an passé, représentant près de 500 sorties, soit environ 30 000 heures d'intervention. Pour Alain Garon, le nouveau président des lieutenants de l'Isère, leur mission est aussi pédagogique. « Il faut expliquer les raisons de nos interventions, notamment aux chasseurs et au monde rural, avec objectivité ». Patrick Lapouze a souligné « la capacité à évoluer en permanence » de l'institution et notamment, ces dernières années, avec le retour du loup. Dans le cas d'arrêtés de tirs de prélèvement sur le loup, les louvetiers travaillent en partenariat avec l'ONCFS, qui pilote les opérations. Autre point de complexité, les louvetiers interviennent de plus en plus souvent dans « des territoires à statut particulier, comme les espaces naturels », a rappelé le secrétaire général. Le plan national de maîtrise du sanglier préconise en effet l'intervention dans les réserves naturelles, souvent considérées comme des points noirs, mais soumises à des contraintes règlementaires fortes. Ces chasseurs d'un statut particulier, dont la mission doit être matinée d'exemplarité, sont autorisés à chasser en dehors des périodes d'ouverture et de nuit. Ils opèrent en équipe dans un esprit de partage et de savoir-faire. Une commission régionale est chargée d'examiner les nombreuses candidatures pour délivrer les commissionnements. Il y a aujourd'hui 120 louvetiers en Rhône-Alpes et 1 300 en France.

Isabelle Doucet