Agglomération grenobloise
La Métro, pionnière des plans climats en France
En 2005, la Métro a été la première métropole a lancé un plan climat local en France. Aujourd'hui, elle sert de "modèle" à d'autres communautés de communes.
Elle est la première métropole à avoir lancé un plan climat local, en France. En 2005, Grenoble-Alpes métropole, regroupant 27 communes et plus communément appelé la Métro, décide de se mobiliser face au changement climatique. Elle suit le mouvement national et européen, instauré avec l'entrée en vigueur la même année, du protocole de Kyoto. « Mais, tout a vraiment commencé en 2002 avec la réalisation d'un bilan énergétique d'agglomération, raconte Céline Issindou, chargée de mission plan climat pour La Métro. Notre premier but était de stabiliser nos émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2010, et nous l'avons tenu ». Ce plan climat local regroupe près de 70 partenaires. En 2009, une deuxième charte a permis d'établir de nouveaux objectifs à atteindre d'ici 2014 : « Nous voulons réduire de 14 % nos émissions de gaz à effet de serre et la consommation d'énergie par habitant. Il faut aussi arriver à avoir une part de 14 % d'énergie renouvelable sur le total des énergies utilisées. Aujourd'hui, on en est à 8 %. On pense atteindre les 16 % d'ici 2020 », estime la chargée de mission. Pour évaluer ce plan climat local, la Métro a mis en place un observatoire, en partenariat avec l'Ascoparg (association pour le contrôle et la préservation de l'air en région grenobloise) et l'ALE (agence locale de l'énergie).
Concrètement, les actions peuvent aller du changement des ampoules de l'éclairage public à la végétalisation des toitures des bâtiments ou encore à l'affichage du poids carbone des aliments au self, « en privilégiant les produits locaux de saison », ajoute-t-elle. Un travail incitant les services des espaces verts à n'utiliser aucun pesticide est aussi en cours. Tous les six mois, la Métro organise un forum pour réunir tous les partenaires. Elle sert aussi d'exemple à d'autres communautés d'agglomération qui se lancent dans la même aventure. Le plus important, comme l'explique Céline Issindou, « est d'inciter nos partenaires à contribuer à la réalisation du "facteur 4" à horizon 2050, c'est-à-dire de réduire par quatre nos émissions de gaz à effet de serre ».
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Communauté de communes du Grésivaudan
"Penser global, agir local"
D'autres communautés de communes iséroises ont également décidé de se lancer dans l'élaboration d'un plan climat, comme celle du Grésivaudan. Gérald Giraud, vice-président chargé du développement durable de cette communauté de communes raconte : « Nous avons répondu à un appel à projet de l'Ademe et nous avons été retenus. Cette structure va nous aider techniquement et financièrement pendant trois ans. Concernant nos territoires, nous avons un gros travail à faire sur les transports et l'habitat, car du fait d'un nombre important de trajet domicile-travail et la présence de nombreuses industries, nos émissions de gaz à effet de serre sont élevées. Un travail sur la qualité de l'air pour limiter les émissions de micro-particules sera également réalisé ». Il ajoute : « L'agriculture fera partie de ce plan climat. Nous voulons donner de l'importance au circuit court. Concernant les pratiques des agriculteurs, un travail a commencé avec eux pour mettre en place une démarche zéro pesticides. Nous suivons les objectifs européens, et rejoignons la formule "Penser global, agir local" ». Ce plan climat est prévu sur trois ans, avec pour objectif, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (à hauteur de 20 %), et la consommation énergétique globale. Le but est aussi d'atteindre 20 % d'énergies renouvelables dans le bouquet énergétique d'ici à 2020.
D'autres, comme la communauté de communes de l'Oisans et le Conseil général, réfléchissent également à la mise en place d'un tel type de plan.
Concrètement, les actions peuvent aller du changement des ampoules de l'éclairage public à la végétalisation des toitures des bâtiments ou encore à l'affichage du poids carbone des aliments au self, « en privilégiant les produits locaux de saison », ajoute-t-elle. Un travail incitant les services des espaces verts à n'utiliser aucun pesticide est aussi en cours. Tous les six mois, la Métro organise un forum pour réunir tous les partenaires. Elle sert aussi d'exemple à d'autres communautés d'agglomération qui se lancent dans la même aventure. Le plus important, comme l'explique Céline Issindou, « est d'inciter nos partenaires à contribuer à la réalisation du "facteur 4" à horizon 2050, c'est-à-dire de réduire par quatre nos émissions de gaz à effet de serre ».
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D'autres communautés de communes iséroises ont également décidé de se lancer dans l'élaboration d'un plan climat, comme celle du Grésivaudan. Gérald Giraud, vice-président chargé du développement durable de cette communauté de communes raconte : « Nous avons répondu à un appel à projet de l'Ademe et nous avons été retenus. Cette structure va nous aider techniquement et financièrement pendant trois ans. Concernant nos territoires, nous avons un gros travail à faire sur les transports et l'habitat, car du fait d'un nombre important de trajet domicile-travail et la présence de nombreuses industries, nos émissions de gaz à effet de serre sont élevées. Un travail sur la qualité de l'air pour limiter les émissions de micro-particules sera également réalisé ». Il ajoute : « L'agriculture fera partie de ce plan climat. Nous voulons donner de l'importance au circuit court. Concernant les pratiques des agriculteurs, un travail a commencé avec eux pour mettre en place une démarche zéro pesticides. Nous suivons les objectifs européens, et rejoignons la formule "Penser global, agir local" ». Ce plan climat est prévu sur trois ans, avec pour objectif, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (à hauteur de 20 %), et la consommation énergétique globale. Le but est aussi d'atteindre 20 % d'énergies renouvelables dans le bouquet énergétique d'ici à 2020.
D'autres, comme la communauté de communes de l'Oisans et le Conseil général, réfléchissent également à la mise en place d'un tel type de plan.