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Ambiance

La nuit de la convivialité

Les convives de la Nuit de l'agriculture sont venus pour écouter les positions des différents intervenants mais aussi pour reprendre confiance en leur métier et partager un bon moment, convivial et gustatif.
La nuit de la convivialité

Ils étaient tous là. Jeunes, moins jeunes, du Trièves, du Nord-Isère ou de Beaurepaire. La Bièvre était plutôt bien représentée, c'est normal on était au château louis XI de La Côte-Saint-André pour la première Nuit de l'agriculture, organisée vendredi soir par le conseil de l'agriculture départementale. On y a vu des éleveurs bovins, des céréaliers, des nuciculteurs, des éleveurs ovins, des membres de la FDSEA, des JA, de la Confédération paysanne, d'autres de la Coordination rurale. On pouvait aussi y croiser des élus locaux ou nationaux. Des maires, des représentants d'intercommunalité étaient venus pour prendre le pouls de cette population agricole dont tous connaissent l'importance dans le tissu économique et territorial mais qui est très attaquée en ce moment. Car avant tout, la grande masse présente, les professionnels agricoles du département, étaient là, eux, pour se rassurer, se revoir, se faire plaisir. « Ha toi, tu viens de passer en bio ! Je ne te parle plus... », lance dans un grand éclat de rire, une éleveuse à son collègue laitier qu'elle connaît depuis des dizaines d'années. Ambiance bon enfant et détendue, mais qui n'empêche pas de parler de choses sérieuses. « Oui, je suis en bio, mais dans le contrat, il y a des clauses un peu fortes », s'inquiète le laitier. Léonine diraient des juristes. « Il vaut mieux les lire avant de signer, car après on est engagé pendant quelques années... », s'inquiète-t-il, surtout pour ceux qui les ont déjà paraphées sans lire les petites lignes.

Couleurs

Pendant ce temps, d'autres s'extasient devant la longue table de l'apéritif aux couleurs d'Is(h)ere, la marque départementale signant les produits locaux, de qualité et rémunérant correctement leurs producteurs. La variété y était reine. Des légumes crus ou grillés, des charcuteries, des fromages, des œufs bariolés très originaux dont la teinte était obtenue avec des pigments alimentaires déposés sur la coquille. Ils ont piqué la curiosité de nombreux convives. Le pain, délicieux, goûteux, avait été fourni par des boulangers expérimentés locaux, à partir de farine du cru.

Il y a un loup

Bien sûr, le loup a alimenté quelques conversations, sinon on ne serait pas en Isère. Et la députée Monique Limon, a été interrogée sur l'attitude de la France vis-à-vis de l'évolution du statut de l'animal. Il semblerait que l'émissaire de la France ne pousserait pas une révision au comité permanent de la convention de Berne qui se tient cette semaine. Etonnement de madame Limon très à l'écoute de ce sujet.
Pendant ce temps circulaient des plateaux de viande grillée de boeufs, de veaux et d'agneaux, dont les effluves ouvraient l'appétit des convives. En fines tranches, cette viande locale était bien appréciée. Sûrement aussi, parce qu'elle pouvait être accompagnée de la dégustation de plusieurs vins isérois. Ils ne sont pas très nombreux, c'est vrai, et doivent encore gagner en notoriété. Mais comme l'ensemble des produits présentés, c'est en bonne voie.

Jean-Marc Emprin