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Portrait

La passion de l'élevage

David Rivière fait partie de ceux qui œuvre pour l'excellence de l'élevage isérois.
La passion de l'élevage

« Je suis président du syndicat charolais... par passion ». David Rivière, 37 ans, développe l'excellence dans sa conduite d'élevage comme dans son investissement dans le collectif. Eleveur en EARL à Virieu, il a un troupeau de 40 mères charolaises et cultive 20 ha de cultures de rente qu'il livre à la coopérative La Dauphinoise et 60 ha de prairies. Sur la porte de la grange de la ferme, les nombreuses médailles décrochées en concours témoignent d'un travail sur la performance du troupeau mené depuis plus d'une génération. Administrateur Cerfrance, David Rivière est surtout président du Concours départemental d'élevage, qui se déroule tous les deux ans et s'installera cet été à Saint-Chef. « C'est un secteur où la population urbaine est importante et nous souhaitons toucher ce public-là », déclare-t-il. Il travaille avec les élèves de la MFR de Mozas dans le cadre d'un projet pédagogique pour créer des panneaux explicatifs en direction du grand public. « On nourrit les gens, c'est à nous de l'expliquer ». David Rivière partage avec de nombreux agriculteurs la même volonté « de se réapproprier notre métier et notre image. Ce n'est pas aux autres de parler de nous et les agriculteurs sont à même de défendre leur métier et leur place dans le monde d'aujourd'hui ».

Un rôle à jouer

Impliqué dans le réseau des Eleveurs de saveurs de l'Isère, il croit fort « au développement du pôle agroalimentaire et de la marque Is(h)ere, car l'Isère est un bassin de consommation important ». Il ajoute : « Il y a des bouches à nourrir, un abattoir public à faire fonctionner et nous avons un rôle à jouer », avec à la clé, un retour de la valeur ajoutée.

La communication, l'alimentation, la défense de l'élevage, mais aussi l'environnement est un sujet qui le tient à cœur. L'exploitation est située sur le captage prioritaire de Layat dans la Haute-Bourbre. « Je suis concerné par le cahier des charges. Nous avons travaillé à sa rédaction, ensemble, avec le syndicat des eaux, rappelle l'exploitant agricole. Mais j'ai une crainte avec le transfert des compétences eau-assainissement aux intercommunalités. J'espère qu'elles auront une oreille aussi attentive vis-à-vis de l'agriculture que l'avait le syndicat ».

Isabelle Doucet