La production et l'élevage isérois à l'honneur
L'ambiance était à la fierté et à la convivialité, à l'occasion de la remise des médailles aux lauréats isérois du Concours général agricole, le 14 juin au conseil départemental de l'Isère.
Son président, Jean-Pierre Barbier, a salué, avec enthousiasme, l'effort réalisé par les agriculteurs isérois de se rendre à Paris au Salon de l'agriculture, avec tout le travail que ce déplacement impose, surtout dans la situation actuelle de l'agriculture. Jean-Claude Darlet, président de la chambre d'agriculture, le reconnaît aussi : « C'est un vrai investissement que de monter ses produits et surtout ses animaux au salon. Il ne faut pas croire que les agriculteurs qui participent à cet évènement vont se promener dans la capitale. Ils font cela en plus de tout ce qu'ils ont à faire. C'est un important travail de présentation et de mise en avant de l'agriculture iséroise. » Un point de vue partagé par Jean-Pierre Barbier, qui estime qu' « il faut surfer sur l'engouement que suscite le Salon de l'agriculture pour promouvoir l'Isère, nos produits, notre pôle agroalimentaire et notre marque « Alpes is (here) ». D'où sa volonté que le département de l'Isère ait un stand, l'année prochaine, dans « le fameux hall n°1 » : celui des animaux.
La relève est assurée
La réception qui récompense les lauréats et participants au concours fut aussi l'occasion de mettre en avant les graines d'éleveurs vertacomicoriens qui ont aussi fait le déplacement au salon pour présenter les bêtes du massif. Avec beaucoup d'enthousiasme et d'envie, ils ont pris le TGV de Valence à Paris et ont passé deux jours dans la capitale. Léo et Quentin Rochas, respectivement âgés de 13 et huit ans, étaient tous les deux du voyage. S'ils étaient un peu intimidés de se rendre « à la grande ville », une fois là-bas, ils étaient ravis. Même élan pour Méline Rolland-Muquet et Villette Guillot, âgés de 12 ans, également toutes deux filles d'éleveurs, qui ont exprimé leur plaisir d'avoir participé à cette grande fête de l'agriculture. Pour ces deux passionnées d'élevage, férues du contact avec les animaux, passant une partie de leur temps libre à s'en occuper, ce fut un grand moment de faire découvrir leurs villardes aux Parisiens et de voir de nombreuses autres races d'animaux.
A voir les yeux de ces jeunes briller à l'évocation de ce souvenir, nul doute que la passion est bien là et que la relève de l'élevage dans le plateau du Vercors est assurée.
Isabelle Brenguier