La Chapelle-de-Surieu
La prophylaxie, une opération sanitaire à sécuriser
Chaque hiver, les éleveurs sont obligés de réaliser une prophylaxie sur leur troupeau, afin d'écarter tous risques de maladies. Des mesures simples, mais qui nécessitent un minimum d'infrastructures pour assurer la sécurité de l'éleveur, du vétérinaire et des animaux. Reportage chez Patrice Orcel, éleveur bovins en Nord-Isère.
Comme chaque année, pendant la période hivernale, Patrice Orcel fait appel à son vétérinaire pour effectuer la prophylaxie de son troupeau. Une période idéale, car tous les animaux sont en intérieur, et donc plus facile à atteindre pour les soigner. Cet ensemble de mesures est pris nationalement dans le but de garder des cheptels d'animaux sains. Acte important de la gestion sanitaire d'un troupeau, la prophylaxie se constitue d'une série de prélèvements sanguins sur les animaux de plus de deux ans. Objectif : dépister la tuberculose, la brucellose, la leucose, l'IBR (rhinotrachéïte infectieuse bovine) et l'hypodermose (varron).
Ce dépistage obligatoire nécessite toutefois quelques aménagements, permettant au vétérinaire et à l'éleveur d'agir en toute sécurité. Un élément important comme l'explique Patrice Orcel, éleveur de vaches allaitantes, de race Charolaise à La Chapelle-de-la-Tour. « Pour les adultes, nous utilisons le cornadis, et pour les jeunes, la cage ou le couloir de contention. Le GDS cantonal a acheté une cage neuve, il y a deux ans, et elle sert à tous les éleveurs du canton. Nous avons aussi acheté un couloir mobile avec quatre autres agriculteurs. C'est plus pratique et cela permet d'aller assez vite. Par exemple, en une heure, avec le cornadis, le vétérinaire peut faire facilement 110 prises de sang ».
Ne pas négliger l'aspect sécuritaire
Côté pratique, il demande au vétérinaire de venir le matin, « comme ça les bêtes sont déjà bloquées », ajoute-t-il. Grâce à cette technique, le vétérinaire n'a plus qu'à faire les prélèvements, tout en veillant à éviter les coups de pieds. « Il n'y a jamais eu d'accidents car les bêtes sont bien maintenues, mais c'est vrai que les animaux donnent des coups de pieds, et il faut faire attention », rappelle l'agriculteur. Un avis que partage la vétérinaire : « Un couloir de contention ou une cage, c'est l'idéal. Les bêtes sont plus rassurées, moins stressées. Elles ne s'affolent pas entre elles, ça évite le risque de blessures et ça sécurise aussi notre intervention. On gagne alors en rapidité ».
Une fois les prises de sang effectuées, chaque tube est identifié avec le numéro de l'animal et envoyé au laboratoire vétérinaire départemental pour analyse. Une démarche importante qui conditionne l'obtention de la fameuse carte verte, comme l'explique Patrice Orcel. « Au bout de quinze jours, voire trois semaines, on a les résultats. Si pour certaines bêtes, un doute subsiste, un autre prélèvement est effectué individuellement. Car la carte verte peut être bloquée si le cheptel n'est pas identifié comme sain ».
Lucile Ageron
Ce dépistage obligatoire nécessite toutefois quelques aménagements, permettant au vétérinaire et à l'éleveur d'agir en toute sécurité. Un élément important comme l'explique Patrice Orcel, éleveur de vaches allaitantes, de race Charolaise à La Chapelle-de-la-Tour. « Pour les adultes, nous utilisons le cornadis, et pour les jeunes, la cage ou le couloir de contention. Le GDS cantonal a acheté une cage neuve, il y a deux ans, et elle sert à tous les éleveurs du canton. Nous avons aussi acheté un couloir mobile avec quatre autres agriculteurs. C'est plus pratique et cela permet d'aller assez vite. Par exemple, en une heure, avec le cornadis, le vétérinaire peut faire facilement 110 prises de sang ».
Ne pas négliger l'aspect sécuritaire
Côté pratique, il demande au vétérinaire de venir le matin, « comme ça les bêtes sont déjà bloquées », ajoute-t-il. Grâce à cette technique, le vétérinaire n'a plus qu'à faire les prélèvements, tout en veillant à éviter les coups de pieds. « Il n'y a jamais eu d'accidents car les bêtes sont bien maintenues, mais c'est vrai que les animaux donnent des coups de pieds, et il faut faire attention », rappelle l'agriculteur. Un avis que partage la vétérinaire : « Un couloir de contention ou une cage, c'est l'idéal. Les bêtes sont plus rassurées, moins stressées. Elles ne s'affolent pas entre elles, ça évite le risque de blessures et ça sécurise aussi notre intervention. On gagne alors en rapidité ».
Une fois les prises de sang effectuées, chaque tube est identifié avec le numéro de l'animal et envoyé au laboratoire vétérinaire départemental pour analyse. Une démarche importante qui conditionne l'obtention de la fameuse carte verte, comme l'explique Patrice Orcel. « Au bout de quinze jours, voire trois semaines, on a les résultats. Si pour certaines bêtes, un doute subsiste, un autre prélèvement est effectué individuellement. Car la carte verte peut être bloquée si le cheptel n'est pas identifié comme sain ».