Téléthon
La révolte face à la maladie
Le Téléthon 2010 est officiellement lancé, depuis jeudi 4 novembre, date à laquelle a eu lieu une réunion d'information par la convention départementale Isère Sud, à Grenoble. Bénévoles et autres partenaires de ce grand rendez-vous de la solidarité étaient présents pour soutenir la cause de l'association française contre les myopathies.
« On peut y croire car nous sommes chaque jour de plus en plus près de la réussite ». C'est sur un ton optimiste qu'Evelyne Desgranges, coordinatrice du Téléthon pour l'Isère Sud, a accueilli jeudi 4 novembre, à la Chambre d'agriculture de Grenoble, les différents partenaires et organisateurs des manifestations du Téléthon, lors de la convention départementale lançant officiellement cet événement du 3 et 4 décembre. Deux dates où l'association française contre les myopathies (AFM) mobilise ses troupes et les Français pour recueillir des dons afin d'aider à la recherche sur les maladies neuromusculaires et génétiques rares.
Une nouvelle "formule" sur France Télévisions ?
Mais, après la polémique de l'année dernière où Pierre Bergé, président du Sidaction, avait accusé le Téléthon de "parasiter la générosité des Français" et suite à quoi l'AFM avait porté plainte pour diffamation, la journée du jeudi 4 novembre a ouvert une nouvelle parenthèse au débat. En effet, ce jour-là, un article du Figaro laissait entendre que France Télévisions pourrait ne pas reconduire le Téléthon. En réaction, la direction de France Télévisions a indiqué réfléchir à une nouvelle formule tout en affirmant qu'elle n'avait aucune volonté de mettre un terme à cette opération caritative. Les conséquences d'un arrêt de l'émission entraînerait la perte pour l'AFM d'une grande partie de ses ressources vu que la majorité d'entre elles provient du grand rendez-vous annuel de décembre. Dans cette perspective, l'association ne pourrait plus financer ses programmes de recherche.
1,50 euros de dons par habitant en Isère
Bruno Desbuleux, directeur du réseau et des opérations de l'AFM, a donc profité de la soirée de la convention départementale grenobloise pour expliquer clairement, et fermement, que « l'AFM est une association pour les malades et non une association de stars de la télévision. Notre action repose sur une seule chose : la révolte face à la maladie. Une révolte d'autant plus justifiée qu'au départ, il n'y a aucune réponse pour cette maladie. Ceux qui attendent avec impatience la fin du Téléthon, ce sont d'abord les membres du conseil d'administration. Car cela voudra dire qu'un médicament aura été trouvé et que leurs enfants pourront guérir ». De son côté, Henri Brusset, chargé du réseau régional de l'AFM, a rappelé le but ultime de cette nouvelle édition : « Faire que la collecte soit la plus importante possible en Rhône-Alpes. En Isère, les dons représentent 1,50 euros par habitant. On peut donc faire beaucoup mieux ».
Lucile Ageron
Une nouvelle "formule" sur France Télévisions ?
Mais, après la polémique de l'année dernière où Pierre Bergé, président du Sidaction, avait accusé le Téléthon de "parasiter la générosité des Français" et suite à quoi l'AFM avait porté plainte pour diffamation, la journée du jeudi 4 novembre a ouvert une nouvelle parenthèse au débat. En effet, ce jour-là, un article du Figaro laissait entendre que France Télévisions pourrait ne pas reconduire le Téléthon. En réaction, la direction de France Télévisions a indiqué réfléchir à une nouvelle formule tout en affirmant qu'elle n'avait aucune volonté de mettre un terme à cette opération caritative. Les conséquences d'un arrêt de l'émission entraînerait la perte pour l'AFM d'une grande partie de ses ressources vu que la majorité d'entre elles provient du grand rendez-vous annuel de décembre. Dans cette perspective, l'association ne pourrait plus financer ses programmes de recherche.
1,50 euros de dons par habitant en Isère
Bruno Desbuleux, directeur du réseau et des opérations de l'AFM, a donc profité de la soirée de la convention départementale grenobloise pour expliquer clairement, et fermement, que « l'AFM est une association pour les malades et non une association de stars de la télévision. Notre action repose sur une seule chose : la révolte face à la maladie. Une révolte d'autant plus justifiée qu'au départ, il n'y a aucune réponse pour cette maladie. Ceux qui attendent avec impatience la fin du Téléthon, ce sont d'abord les membres du conseil d'administration. Car cela voudra dire qu'un médicament aura été trouvé et que leurs enfants pourront guérir ». De son côté, Henri Brusset, chargé du réseau régional de l'AFM, a rappelé le but ultime de cette nouvelle édition : « Faire que la collecte soit la plus importante possible en Rhône-Alpes. En Isère, les dons représentent 1,50 euros par habitant. On peut donc faire beaucoup mieux ».