La Région inaugure un nouvel Espace à Grenoble
« Un lieu de rendez-vous ». C'est ainsi que la vice-présidente du Conseil régional déléguée à l'administration générale, Eliane Giraud, a présenté le nouvel Espace Rhône-Alpes (ERA) de Grenoble, inauguré le 6 octobre en présence de Jean-Jack Queyranne et de nombreux élus. Installé au cœur d'un bâtiment haute performance conçu par l'architecte grenoblois Bruno Tomasini, cet « ERA » est l'un des huit que la Région compte sur son territoire (un par département). Situé à deux pas de la préfecture, du rectorat, de la mairie et de la Métro, il a pour vocation d'« offrir aux Rhônalpins un accueil de proximité avec l'institution régionale », elle-même représentée par une soixantaine d'agents, dont la moitié seront en charge des lycées. Une trentaine de postes de travail supplémentaires sont également prévus, afin d'anticiper sur les changements impliqués par les transferts de compétence et la fusion des régions Rhône-Alpes et Auvergne en janvier 2016.
Exister physiquement
« Nous avons souhaité installer le conseil régional en centre-ville, au cœur du pool administratif, a précisé Eliane Giraud. Pour les services, l'heure du déjeuner peut être un moment propice pour se parler, trouver des solutions et mettre en route une administration dynamique en phase avec son temps. » Jean-Jack Queyanne a pour sa part insisté sur le rôle citoyen de l'institution qu'il représente : « A la fonction administrative s'ajoute la fonction citoyenne de la Région : c'est ici que les citoyens peuvent rencontrer les personnels et les élus régionaux. Cet espace, comme chacun des ERA dans les huit départements, c'est une manière d'exister physiquement au cœur des territoires et de construire l'administration de demain. Plus on est dans un rapport de proximité, plus il est facile d'entretenir le lien avec les citoyens. »
En Isère, près de 5 000 personnes se rendent chaque année dans les locaux décentralisés de la Région pour s'informer sur les politiques régionales ou accomplir des démarches. « C'est un chiffre intéressant qui montre le besoin de rencontre », estime le président Queyranne. Le problème, c'est qu'on y retrouve toujours un peu les mêmes citoyens : ceux qui se sentent le plus concernés ou qui connaissent le mieux les arcanes de l'institution. Que faire pour toucher les autres ? Et notamment les ruraux, à commencer par les agriculteurs, qui, avec la gestion du deuxième pilier de la PAC par les instances régionales, vont devoir changer leurs pratiques ? L'ancrage au cœur de Grenoble, dans un bâtiment visible, sera-t-il suffisant ? Jean-Jack Queyranne s'est en tout cas engagé à tout faire pour « éviter que ce soit le parcours du combattant ».