" La renversante " poursuit sa course
Courir, sauter, ramper, franchir et porter des obstacles ... Tel est le programme de « La renversante » qui aura lieu le 23 octobre à Colombe. « La renversante », c'est une course d'obstacles. Mais pas seulement. « C'est une animation sportive qui a pour objectif de rassembler sportifs et moins sportifs, mais aussi de faire « bouger » un territoire. En l'occurrence, celui de la Communauté de communes de Bièvre-Est », explique la présidente de l'association qui porte l'évènement « Bougez en Bièvre-Est », Elissa Lefevre. « Le but est aussi de le faire découvrir, dans le plus grand respect qui soit, sans l'abîmer », ajoute-t-elle.
Convivialité
Les courses d'obstacles se développent un peu partout en France. Mais en Isère, c'est la seule de ce type-là. Avec pour objectif de rassembler le plus grand nombre, la course s'adresse autant à des sportifs aguerris qu'à des personnes qui ne font pas ou plus de sports. Les deux parcours chronométrés (un de douze kilomètres et un de six, parsemés chacun de 30 et 20 obstacles) sont prévus pour satisfaire les attentes de chacun. Les participants peuvent venir en famille, entre amis et même entre collègues. Et pour ne laisser personne de côté, un parcours de 500 mètres avec cinq obstacles est dédié aux enfants et une marche active de six kilomètres accessible à tous est aussi organisée. « La renversante » signe cette année sa deuxième édition. Forte du succès de la première, l'association organisatrice a souhaité reconduire l'initiative.
L'engouement pour cette épreuve hors du commun - c'est ce qu'avait recherché Elissa Lefèvre, alors étudiante en Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), quand elle a imaginé « La renversante » - est bien au rendez-vous. Trois semaines avant la course, avec 1 000 participants, les inscriptions sont déjà complètes. « « La renversante » est renversée », se félicitent les organisateurs. L'association aurait pu augmenter le nombre de candidats aux épreuves, mais elle n'a pas souhaité le faire pour assurer la sécurité de l'évènement et ne pas perdre la convivialité et la dimension humaine qui le caractérise.
Evènement organisé dans la commune
Les coureurs peuvent venir déguisés. Ou pas. L'objectif est de se prendre au jeu, pas au sérieux. Il en est qui viennent pour gagner. « Des « teams » viennent se challenger », révèle Elissa Lefevre. D'autres pour s'amuser. Luc Jeanniard, ingénieur en informatique habitant à Colombe, a concouru à la première édition de « La renversante ». Sa principale motivation était de participer à un évènement organisé dans la commune. « Je suis très favorable à ce type de manifestation. La vie de village est aujourd'hui moins développée qu'elle ne l'était ; Un évènement comme celui-ci permet de créer du lien. C'est important ». Mais il a aussi apprécié la course d'obstacles en tant que telle qui lui a rappelé des souvenirs d'armée, et s'amuser avec ses collègues de travail avec lesquels il avait formé une équipe, « sans chercher la performance ». Annie-Noëlle Coudurier, agricultrice retraitée, de Colombe, participe pour la première fois. « C'est ma fille qui m'a inscrite. Je viens pour marcher en famille et rencontrer du monde ».
Manifestation transversale
La commune se prête bien à l'organisation d'une telle épreuve. « Colombe a une réelle culture sportive. Nous comptons de nombreuses associations sportives et nous avons la chance d'avoir des sportifs renommés comme Mélina Robert-Michon, vice-championne olympique du lancer de disque de Rio, et Pascal Lefèvre, recordman de France du lancer de javelot depuis 1989. Cela facilite l'adhésion des habitants qui sont nombreux à s'investir dans la manifestation, soit en tant que participant, soit en tant que bénévole », explique Elissa Lefevre. Ainsi, pour assurer le bon déroulement des opérations, la sécurité des courses et la bonne conformité du passage des obstacles, ils seront une centaine. Le maire, Robert Douillet, voit l'évènement d'un bon oeil. D'autant qu'il n'y avait pas de manifestation sportive transversale comme celle-ci. La commune l'a donc soutenu grâce à la mise à disposition d'infrastructures et de moyens techniques. L'organisation de la manifestation a nécessité aussi d'importants préparatifs en amont. Avec les chasseurs, avec lesquels il a fallu s'entendre (le 23 octobre, il n'y aura pas de chasse dans la plaine). Et avec les agriculteurs propriétaires ou exploitants qui ont donné leur autorisation de traverser leurs parcelles. La réussite de la première édition facilitent les discussions.