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Politique agricole

La vice-présidente de la Région en visite à Thodure

Mardi, Emilie Bonnivard est venue à la rencontre des agriculteurs et élus isérois pour échanger sur le contexte agricole.
La vice-présidente de la Région en visite à Thodure

« Nous avons des atouts, mais il faut qu'on puisse les jouer ! » En adressant ces mots à Emilie Bonnivard, la vice-présidente de la Région déléguée à l'agriculture, à la forêt et à la ruralité, Jean-Michel Bouchard compte bien faire passer un message. Mardi dernier, l'éleveur et son associée ont accueilli la représentante de la Région chez eux, à Thodure. Une exploitation, la ferme de l'Aurore, qui tourne bien sur le plan technique et jusque récemment performante. « Mais vu le contexte économique, on n'y arrive plus », explique Jean-Michel Bouchard. Ce n'est pourtant pas faute de s'être inscrit dans une filière de qualité (le saint-marcellin) et d'avoir serré les coûts de production au maximum. « Ce qui me frappe, dit la vice presidente devant le tableau récapitulatif de la production de la ferme sur 10 ans, c'est qu'il n'y a pas de correspondance entre le litrage et le prix.»

Les éleveurs dont Bruno Neyroud, président du Cism en profitent pour brosser un portrait de la filière saint-marcellin et évoquer le projet d'IGP saint-félicien. « Nous avons besoin de la Région pour soutenir ces démarches et nous aider à faire la promotion de ces produits locaux », insistent-ils.

Courroie de transmission

Emilie Bonnivard en a bien conscience. « Remettre l'économie au coeur des exploitations, c'est fondamental, dit-elle. C'est très bien de recentrer des exploitations sur des activités stratégiques en opérant de petites mutations ».  En visite à Thodure toute l'après-midi de mardi, la vice-présidente a fait le tour des grands enjeux liés à l'agriculture iséroise : rendez-vous technico-économique duo, pôle alimentaire, filières de qualité, question de l'installation et projet « graines d'éleveurs », foncier et aménagement du territoire, auto-construction... Le soir, l'élue est repartie avec, dans la tête et dans le cœur, l'image d'un département esquinté par les difficultés, mais qui se bat pour s'en sortir. « On a démarré autonome vous avez vu », lui lance comme un clin d'oeil Pascal Denolly, président de la FDSEA.

MB