Saint-Siméon-de-Bressieux
« C'est important d'expliquer notre métier »
OVINS/ Pour la deuxième fois, Sandrine Giloz emmène quelques-unes de ses bêtes au concours départemental d'élevage. L'occasion pour cette jeune agricultrice de Saint-Siméon-de-Bressieux de parler de son métier, et de se faire connaître.
C'est parce qu'elle a eu l'opportunité de reprendre les terres d'une exploitation voisine que Sandrine Giloz a pu s'installer en tant qu'agricultrice, à Saint-Siméon-de-Bressieux. « J'ai fait des études agricoles, mais c'est seulement quand nos voisins, des éleveurs laitiers, sont partis à la retraite que j'ai pu vraiment démarrer mon activité, en prenant leur suite », explique-t-elle.
Partie de zéro
Elle s'installe donc en 2008 et choisit de faire de l'élevage ovin, pour faire de la vente directe. Elle part donc de zéro et s'attelle à constituer un troupeau, construire des bâtiments... Un travail de longue haleine, « pour arriver à un objectif de 300 brebis. Aujourd'hui, j'en ai 230, principalement de race Préalpes et 75 hectares de surface, partagés entre les prairies et des terres cultivées en céréales. On produit de l'orge et des pois pour nourrir nos animaux et on vend le blé, le maïs et le tournesol. On fait aussi de la semence de maïs et tournesol, ce qui nous aide à bien nous en sortir », ajoute-t-elle.
Seule sur l'exploitation, elle est aidée par son conjoint et son beau-frère. « Mon mari travaille dans la fonction publique, mais m'aide beaucoup. Quant à mon beau-frère, il est en stage de pré-installation sur l'exploitation, et je devrai pouvoir l'embaucher en début d'année prochaine », précise Sandrine Giloz, par ailleurs trésorière de l'association des éleveurs ovins de l'Isère (anciennement appelé syndicat ovin du bas Dauphiné).
Echanger pour défendre son point de vue
En attendant, elle écoule sa production en vente directe, « même si on a pour objectif d'arriver à 500 agneaux par an, pour l'instant on est autour de 240. Abattus à Grenoble, ils sont découpés par une entreprise spécialisée dans la transformation. Je n'ai plus qu'à récupérer les caissettes pour les vendre ».Au-delà de l'élevage, Sandrine Giloz aime rencontrer le public, échanger avec ses pairs... Ce qui explique sa participation au concours départemental d'élevage des 20 et 21 août, à Saint-Marcellin. Un concours qu'elle connaît bien, puisqu'elle était présente à l'édition 2009, à Saint-Jean-de-Bournay. « Cette année-là, il s'agissait plus d'une présentation des animaux, alors que pour cette nouvelle participation, un concours est organisé. J'emmène donc trois brebis et trois agnelles », indique-t-elle. L'occasion pour cette passionnée de discuter avec le grand public, « car c'est important d'expliquer ce que l'on fait. Et de montrer que ce n'est pas parce que nous n'avons pas d'étiquette bio que nous ne produisons pas quelque chose de correct. Je trouve aberrant de manger des aubergines bio en hiver après qu'elles aient fait le tour de la planète pour arriver jusqu'à nous ! »
Des projets en tête
Pendant deux jours, elle sera donc au rendez-vous pour défendre son point de vue avant de reprendre le chemin de sa ferme. Où, trois ans après son installation, les idées ne manquent pas. « Au bout du troisième exercice, on a pu dégager quelques bénéfices. On a des emprunts à rembourser, mais globalement nous sommes assez sereins. Du coup, nous nous lançons sur d'autres ateliers et nous avons acheté cinq génisses pour faire de la vente directe. On les fait pâturer sur des terres que nous avons louées, dans les environs de notre commune. L'abattage et la découpe sont faits à Valence, cela ne nous rajoute pas beaucoup de travail et nous avons de la demande », souligne-t-elle. En réflexion également, un atelier volailles et un accueil à la ferme, l'été, « pour faire des méchouis lors de mariages, baptêmes ou autres fêtes. Nous vivons dans un cadre magnifique avec un jardin et de grands chênes, ce serait dommage de ne pas le partager, non ? ».
Lucile Ageron
Partie de zéro
Elle s'installe donc en 2008 et choisit de faire de l'élevage ovin, pour faire de la vente directe. Elle part donc de zéro et s'attelle à constituer un troupeau, construire des bâtiments... Un travail de longue haleine, « pour arriver à un objectif de 300 brebis. Aujourd'hui, j'en ai 230, principalement de race Préalpes et 75 hectares de surface, partagés entre les prairies et des terres cultivées en céréales. On produit de l'orge et des pois pour nourrir nos animaux et on vend le blé, le maïs et le tournesol. On fait aussi de la semence de maïs et tournesol, ce qui nous aide à bien nous en sortir », ajoute-t-elle.
Seule sur l'exploitation, elle est aidée par son conjoint et son beau-frère. « Mon mari travaille dans la fonction publique, mais m'aide beaucoup. Quant à mon beau-frère, il est en stage de pré-installation sur l'exploitation, et je devrai pouvoir l'embaucher en début d'année prochaine », précise Sandrine Giloz, par ailleurs trésorière de l'association des éleveurs ovins de l'Isère (anciennement appelé syndicat ovin du bas Dauphiné).
Echanger pour défendre son point de vue
En attendant, elle écoule sa production en vente directe, « même si on a pour objectif d'arriver à 500 agneaux par an, pour l'instant on est autour de 240. Abattus à Grenoble, ils sont découpés par une entreprise spécialisée dans la transformation. Je n'ai plus qu'à récupérer les caissettes pour les vendre ».Au-delà de l'élevage, Sandrine Giloz aime rencontrer le public, échanger avec ses pairs... Ce qui explique sa participation au concours départemental d'élevage des 20 et 21 août, à Saint-Marcellin. Un concours qu'elle connaît bien, puisqu'elle était présente à l'édition 2009, à Saint-Jean-de-Bournay. « Cette année-là, il s'agissait plus d'une présentation des animaux, alors que pour cette nouvelle participation, un concours est organisé. J'emmène donc trois brebis et trois agnelles », indique-t-elle. L'occasion pour cette passionnée de discuter avec le grand public, « car c'est important d'expliquer ce que l'on fait. Et de montrer que ce n'est pas parce que nous n'avons pas d'étiquette bio que nous ne produisons pas quelque chose de correct. Je trouve aberrant de manger des aubergines bio en hiver après qu'elles aient fait le tour de la planète pour arriver jusqu'à nous ! »
Des projets en tête
Pendant deux jours, elle sera donc au rendez-vous pour défendre son point de vue avant de reprendre le chemin de sa ferme. Où, trois ans après son installation, les idées ne manquent pas. « Au bout du troisième exercice, on a pu dégager quelques bénéfices. On a des emprunts à rembourser, mais globalement nous sommes assez sereins. Du coup, nous nous lançons sur d'autres ateliers et nous avons acheté cinq génisses pour faire de la vente directe. On les fait pâturer sur des terres que nous avons louées, dans les environs de notre commune. L'abattage et la découpe sont faits à Valence, cela ne nous rajoute pas beaucoup de travail et nous avons de la demande », souligne-t-elle. En réflexion également, un atelier volailles et un accueil à la ferme, l'été, « pour faire des méchouis lors de mariages, baptêmes ou autres fêtes. Nous vivons dans un cadre magnifique avec un jardin et de grands chênes, ce serait dommage de ne pas le partager, non ? ».