Isère
« Il faut défendre les productions locales »
VIE SYNDICALE/ Thierry Blanchet et Alain Haret ont intégré récemment le bureau de la FDSEA. Nouvellement élus, ils reviennent sur les chantiers agricoles prioritaires.
Vous avez été élu récemment trésorier de la FDSEA. Comment envisagez-vous l'avenir ?
J'aimerais que nous soyons plus présents sur le territoire. Il faut que l'on s'attaque collectivement aux problèmes, et pour cela, il faudra trouver un moyen pour mobiliser les gens. De plus en plus de personnes se replient sur elles-mêmes et il est parfois difficile de faire du collectif. Un des objectifs de la FDSEA est aussi de défendre les terres agricoles et les agriculteurs. Pour cela, nous touchons principalement des initiés, agriculteurs, professionnels et élus politiques, mais il faudra aussi que l'on arrive à toucher un plus large public. L'avenir des grandes filières est aussi en jeu. Je pense, par exemple, que l'IGP saint-marcellin est une force pour que l'on puisse conserver la production laitière sur notre territoire. Il ne faut pas oublier non plus que nous avons plusieurs AOC sur le territoire (noix, bleu de Sassenage...) et nous devons les valoriser. Notre syndicat doit les défendre et les maintenir.
Pour vous, quels sont les chantiers prioritaires ?
Une de nos priorités est de répondre à la demande concernant les circuits courts. Même si le département est en pointe sur ce domaine, nous importons toujours du bio. Pour les grandes filières, il faut s'organiser afin de répondre à la demande des grandes surfaces. Par exemple, récemment, un grand magasin du pays voironnais nous a demandé de fournir une tonne de cerises. Or, nous ne pouvons pas ! Il faut tout mettre en œuvre pour que les produits locaux réussissent à répondre à ces demandes. Autre dossier sur lequel nous devrons continuer à nous battre : les terres agricoles. Il faut les protéger à tout prix.
Propos recueillis par LA
J'aimerais que nous soyons plus présents sur le territoire. Il faut que l'on s'attaque collectivement aux problèmes, et pour cela, il faudra trouver un moyen pour mobiliser les gens. De plus en plus de personnes se replient sur elles-mêmes et il est parfois difficile de faire du collectif. Un des objectifs de la FDSEA est aussi de défendre les terres agricoles et les agriculteurs. Pour cela, nous touchons principalement des initiés, agriculteurs, professionnels et élus politiques, mais il faudra aussi que l'on arrive à toucher un plus large public. L'avenir des grandes filières est aussi en jeu. Je pense, par exemple, que l'IGP saint-marcellin est une force pour que l'on puisse conserver la production laitière sur notre territoire. Il ne faut pas oublier non plus que nous avons plusieurs AOC sur le territoire (noix, bleu de Sassenage...) et nous devons les valoriser. Notre syndicat doit les défendre et les maintenir.
Pour vous, quels sont les chantiers prioritaires ?
Une de nos priorités est de répondre à la demande concernant les circuits courts. Même si le département est en pointe sur ce domaine, nous importons toujours du bio. Pour les grandes filières, il faut s'organiser afin de répondre à la demande des grandes surfaces. Par exemple, récemment, un grand magasin du pays voironnais nous a demandé de fournir une tonne de cerises. Or, nous ne pouvons pas ! Il faut tout mettre en œuvre pour que les produits locaux réussissent à répondre à ces demandes. Autre dossier sur lequel nous devrons continuer à nous battre : les terres agricoles. Il faut les protéger à tout prix.