Doissin
« Il faut dialoguer, même quand les sujets sont délicats »
TEMOIGNAGE/ Hervé Annequin est associé en Gaec avec deux cousins germains, Jean-Luc Rissard et Jean-Luc Annequin. Il a participé à une formation proposée par la Chambre d'agriculture de l'Isère sur la communication et la bonne entente entre associés de Gaec. Il témoigne.
« La formation de la Chambre d'agriculture destinée aux Gaec, nous a aidés à nous comprendre un peu mieux ». Hervé Annequin, agriculteur de trente ans, est installé depuis 2003 avec deux de ses cousins germains, au gaec de la gambille, à Doissin. « J'ai pris la place de mon père quand il est parti à la retraite. Nous avons deux sites, distants de six kilomètres : un de production laitière avec 75 vaches. Notre quota est de 680 000 litres de lait par an, et toute la production est collectée par Danone. Sur l'autre site, nous avons un élevage de vaches allaitantes ». Quand il s'est installé, il a échangé avec ses futurs associés pour « savoir quel était mon projet et comment les responsabilités allaient être redistribuées. Il fallait se poser les bonnes questions ».
Au sein du Gaec, chacun s'occupe donc d'un atelier : lait, viandes ou céréales. Et il importe aux trois associés de se dégager du temps libre. « Nous avons une semaine de congés payés chaque été, et un week-end d'astreinte toutes les trois semaines », explique-t-il. Point important de la vie du Gaec : une réunion est organisée tous les mois. « A trois, il faut apprendre à tout se dire. Souvent, quand on croise son associé, on en profite pour discuter. Mais, la troisième personne n'est pas toujours au courant, et à force, cela peut créer des tensions et de la distance entre les personnes, raconte Hervé Annequin. On réserve ces discussions pour la réunion ».
Une mise au point nécessaire
En 2008, ils décident de suivre la formation proposée par la Chambre d'agriculture. « C'était l'occasion de faire le point, cinq ans après mon association au Gaec. Et c'est justement quand tout va bien qu'il faut faire le point, c'est plus facile », note-t-il.
La formation s'est faite en deux parties : un diagnostic au sein de l'exploitation et une partie plus théorique de 14 heures sur la communication, la connaissance de soi et de l'autre. « Ce ne sont pas des conseils que nous avons l'habitude d'entendre. Il y avait des notions de psychologie pour apprendre à se connaître, travailler ensemble, et savoir prendre du recul. Il faut beaucoup dialoguer, même quand il y a des choses délicates à dire », précise le jeune professionnel.
Trois ans après, il assure que cette formation a conforté l'idée de faire une réunion chaque mois, entre les associés. Une salle a d'ailleurs été aménagée au sein de l'exploitation pour se réunir plus facilement. Et il garde en tête quelques conseils pour assurer une bonne entente entre les associés, comme « respecter l'autre et bien répartir les tâches. Un associé n'est ni un stagiaire, ni un salarié. Il faut aussi avoir des projets communs et se dire au début de la création du Gaec, comment et où nous nous voyons dans dix ans. Le critère de l'économie joue beaucoup : quand tout va bien, l'entente est facile. Mais, le jour où ça va mal, on accuse plus facilement son collègue », conclut-il.
Lucile Ageron
Au sein du Gaec, chacun s'occupe donc d'un atelier : lait, viandes ou céréales. Et il importe aux trois associés de se dégager du temps libre. « Nous avons une semaine de congés payés chaque été, et un week-end d'astreinte toutes les trois semaines », explique-t-il. Point important de la vie du Gaec : une réunion est organisée tous les mois. « A trois, il faut apprendre à tout se dire. Souvent, quand on croise son associé, on en profite pour discuter. Mais, la troisième personne n'est pas toujours au courant, et à force, cela peut créer des tensions et de la distance entre les personnes, raconte Hervé Annequin. On réserve ces discussions pour la réunion ».
Une mise au point nécessaire
En 2008, ils décident de suivre la formation proposée par la Chambre d'agriculture. « C'était l'occasion de faire le point, cinq ans après mon association au Gaec. Et c'est justement quand tout va bien qu'il faut faire le point, c'est plus facile », note-t-il.
La formation s'est faite en deux parties : un diagnostic au sein de l'exploitation et une partie plus théorique de 14 heures sur la communication, la connaissance de soi et de l'autre. « Ce ne sont pas des conseils que nous avons l'habitude d'entendre. Il y avait des notions de psychologie pour apprendre à se connaître, travailler ensemble, et savoir prendre du recul. Il faut beaucoup dialoguer, même quand il y a des choses délicates à dire », précise le jeune professionnel.
Trois ans après, il assure que cette formation a conforté l'idée de faire une réunion chaque mois, entre les associés. Une salle a d'ailleurs été aménagée au sein de l'exploitation pour se réunir plus facilement. Et il garde en tête quelques conseils pour assurer une bonne entente entre les associés, comme « respecter l'autre et bien répartir les tâches. Un associé n'est ni un stagiaire, ni un salarié. Il faut aussi avoir des projets communs et se dire au début de la création du Gaec, comment et où nous nous voyons dans dix ans. Le critère de l'économie joue beaucoup : quand tout va bien, l'entente est facile. Mais, le jour où ça va mal, on accuse plus facilement son collègue », conclut-il.