Trufficulture
« Inciter les propriétaires à replanter des arbres truffiers »
Récemment, le syndicat des trufficulteurs de l'Isère a tenu son assemblée générale, à Châtelus. Paul Chamard-Bois, le président, fait le point sur les dossiers importants de l'année à venir.
En 2010, vous espériez obtenir des financements de Conseils général et régional pour créer un poste de technicien. Cette demande a-t-elle abouti ?
« Oui, nous venons officiellement de créer un poste de technicien dédié à la trufficulture, financé à 50 % par le Conseil général et à 50 % par le Centre régional de la propriété forestière. A l'origine, Stéphanie Gehin travaillait dans un CRPF d'une autre région. Là, elle va être chargée de valoriser la culture de la truffe, en incitant les propriétaires forestiers à planter des arbres truffiers. C'est un bon moyen de revaloriser le territoire. Nous sommes très satisfaits, car nous avons obtenu ce poste, malgré les restrictions budgétaires. Cela faisait des années que l'on se bagarrait pour ça. Christian Nucci, vice-président du Conseil général chargé de l'agriculture, nous a également assuré que nos dossiers de demande de subventions pour les plantations, suspendus il y a quelque temps, seraient étudiés ».
Quels sont les projets du syndicat pour cette nouvelle année ?
« Nous proposons de financer une partie des formations pour les gens qui souhaiteraient se lancer dans la trufficulture. Il faut valoriser cette production et accompagner les personnes intéressées. Nous sommes aussi en train de réaliser un vaste travail de terrain pour recenser les propriétaires des zones qui pourraient être trufficoles, en Isère ».
Comment se porte le marché de la truffe ?
« Les temps sont difficiles. En fin d'année, la demande est très forte alors que la truffe n'est pas d'une qualité extraordinaire. Et quand elle l'est, la demande est beaucoup plus basse. Nous basons notre activité sur la qualité, mais c'est vrai qu'aujourd'hui se pose le problème de la concurrence, avec la truffe de Chine. Elle est vendue à un prix très inférieur à celui de la truffe noire, mais la qualité n'est pas la même. Si elles étaient prélevées comme chez nous, avec un chien, peut-être qu'elles ne seraient pas mauvaises. Ce qui nous cause du tort, ce sont les produits avec de l'arôme de truffe. Là, toutes les variétés peuvent être mélangées... La qualité de nos produits nous sauvera, même si les vols sont de plus en plus récurrents, tout comme les dégradations dues aux sangliers. Il y a un ras-le-bol général des producteurs. Tout cela fait partie de nos préoccupations quotidiennes ».
Lucile Ageron
« Oui, nous venons officiellement de créer un poste de technicien dédié à la trufficulture, financé à 50 % par le Conseil général et à 50 % par le Centre régional de la propriété forestière. A l'origine, Stéphanie Gehin travaillait dans un CRPF d'une autre région. Là, elle va être chargée de valoriser la culture de la truffe, en incitant les propriétaires forestiers à planter des arbres truffiers. C'est un bon moyen de revaloriser le territoire. Nous sommes très satisfaits, car nous avons obtenu ce poste, malgré les restrictions budgétaires. Cela faisait des années que l'on se bagarrait pour ça. Christian Nucci, vice-président du Conseil général chargé de l'agriculture, nous a également assuré que nos dossiers de demande de subventions pour les plantations, suspendus il y a quelque temps, seraient étudiés ».
Quels sont les projets du syndicat pour cette nouvelle année ?
« Nous proposons de financer une partie des formations pour les gens qui souhaiteraient se lancer dans la trufficulture. Il faut valoriser cette production et accompagner les personnes intéressées. Nous sommes aussi en train de réaliser un vaste travail de terrain pour recenser les propriétaires des zones qui pourraient être trufficoles, en Isère ».
Comment se porte le marché de la truffe ?
« Les temps sont difficiles. En fin d'année, la demande est très forte alors que la truffe n'est pas d'une qualité extraordinaire. Et quand elle l'est, la demande est beaucoup plus basse. Nous basons notre activité sur la qualité, mais c'est vrai qu'aujourd'hui se pose le problème de la concurrence, avec la truffe de Chine. Elle est vendue à un prix très inférieur à celui de la truffe noire, mais la qualité n'est pas la même. Si elles étaient prélevées comme chez nous, avec un chien, peut-être qu'elles ne seraient pas mauvaises. Ce qui nous cause du tort, ce sont les produits avec de l'arôme de truffe. Là, toutes les variétés peuvent être mélangées... La qualité de nos produits nous sauvera, même si les vols sont de plus en plus récurrents, tout comme les dégradations dues aux sangliers. Il y a un ras-le-bol général des producteurs. Tout cela fait partie de nos préoccupations quotidiennes ».