Isère
« L'agriculture n'est pas juste un projet de vie »
JEUNES AGRICULTEURS/ Une délégation iséroise de quatre jeunes agriculteurs était présente au congrès national des Jeunes agriculteurs, début juin à Rodez. Retour sur cette manifestation avec Aurélien Clavel, président de la section pour l'Isère.
Sur quoi ont porté les discussions lors du congrès national des JA, qui a eu lieu début juin ?
Ce congrès s'est tenu dans une actualité difficile. On a pu notamment échanger sur la sécheresse, les difficultés qu'éprouvent les filières fruits et légumes et viande. Mais, le thème phare de cette 45e édition, était l'installation. Notre programme est ambitieux et doit relever trois défis : créer de l'emploi, répondre au défi alimentaire et occuper un secteur important de l'économie française et européenne. Mais, aujourd'hui, certains éléments freinent l'installation comme l'instabilité des cours de vente, la perte de foncier, l'augmentation de la surface cultivée de certaines exploitations, et enfin, le coût moyen pour s'installer qui est en hausse, toutes filières confondues.
Avez-vous des pistes pour répondre à ces enjeux ?
En premier lieu, il faut maîtriser l'agrandissement des exploitations, car de fait, il y a alors moins de foncier disponibles pour les nouveaux installés. Selon une étude de la Mutualité sociale agricole, les exploitations s'agrandissent en moyenne d'1,5 hectare par an. Et, si cela continue comme ça, le nombre d'installation va diminuer d'ici dix ans. Il faut aussi maintenir les aides financières, perfectionner l'accompagnement, limiter la perte de foncier agricole. Nous aimerions également une politique européenne forte avec la Pac sur la régulation des marchés et une harmonisation européenne des contraintes de production.
Comment voyez-vous l'avenir ?
Nous défendons un certain modèle de l'installation pour les années à venir, avec des installations viables, vivables et reprenables. Le gros point sur lequel nous avons longuement débattu serait le dépoussiérage de la DJA. Il faudrait que toutes les personnes qui veulent s'installer passent par le parcours. L'agriculture est un vrai métier, et pas seulement un projet de vie. Ce serait un bon moyen pour re-crédibiliser la profession, montrer l'importance qu'elle occupe au sein de la société. Enfin, nous souhaiterions que le critère du foncier ne soit pas déterminant pour l'installation, mais que seuls ceux de la formation et de l'étude économique soient pris en compte.
Lucile Ageron
Ce congrès s'est tenu dans une actualité difficile. On a pu notamment échanger sur la sécheresse, les difficultés qu'éprouvent les filières fruits et légumes et viande. Mais, le thème phare de cette 45e édition, était l'installation. Notre programme est ambitieux et doit relever trois défis : créer de l'emploi, répondre au défi alimentaire et occuper un secteur important de l'économie française et européenne. Mais, aujourd'hui, certains éléments freinent l'installation comme l'instabilité des cours de vente, la perte de foncier, l'augmentation de la surface cultivée de certaines exploitations, et enfin, le coût moyen pour s'installer qui est en hausse, toutes filières confondues.
Avez-vous des pistes pour répondre à ces enjeux ?
En premier lieu, il faut maîtriser l'agrandissement des exploitations, car de fait, il y a alors moins de foncier disponibles pour les nouveaux installés. Selon une étude de la Mutualité sociale agricole, les exploitations s'agrandissent en moyenne d'1,5 hectare par an. Et, si cela continue comme ça, le nombre d'installation va diminuer d'ici dix ans. Il faut aussi maintenir les aides financières, perfectionner l'accompagnement, limiter la perte de foncier agricole. Nous aimerions également une politique européenne forte avec la Pac sur la régulation des marchés et une harmonisation européenne des contraintes de production.
Comment voyez-vous l'avenir ?
Nous défendons un certain modèle de l'installation pour les années à venir, avec des installations viables, vivables et reprenables. Le gros point sur lequel nous avons longuement débattu serait le dépoussiérage de la DJA. Il faudrait que toutes les personnes qui veulent s'installer passent par le parcours. L'agriculture est un vrai métier, et pas seulement un projet de vie. Ce serait un bon moyen pour re-crédibiliser la profession, montrer l'importance qu'elle occupe au sein de la société. Enfin, nous souhaiterions que le critère du foncier ne soit pas déterminant pour l'installation, mais que seuls ceux de la formation et de l'étude économique soient pris en compte.