Isère
« La filière agricole fait preuve d'une importante vitalité »
INTERVIEW/ Elu conseiller général pour le canton de Saint-Marcellin en mars, André Roux, maire de Chatte, est attaché au devenir de l'agriculture sur son territoire.
Comment situez-vous la place de l'agriculture dans le canton de Saint-Marcellin ?
Nous avons la chance d'avoir deux produits phares : la noix de Grenoble et le saint-marcellin, qui bénéficient respectivement d'une appellation d'origine protégée et prochainement d'une indication géographique protégée. C'est une chance d'avoir ces productions dans notre territoire, j'en suis convaincu. Cela permet de valoriser de façon significative l'agriculture de notre canton et de la sauvegarder en tant qu'entité économique. Le territoire sud-grésivaudan est très dynamique au niveau de l'installation. Je suis d'autant plus sensible à la cause, car je suis fils d'agriculteur et directeur de la maison familiale et rurale de Chatte.
Vous êtes d'ailleurs membre de la commission agriculture, équipement des territoires, forêt et montagne au sein du conseil général de l'Isère. Des domaines dans lesquels vous allez continuer à vous engager ?
Oui. Même si je suis nouvellement élu, j'ai choisi de m'intéresser à ces domaines, où je me sens à l'aise. Je suivrai de très près ces dossiers, notamment celui sur le développement de l'irrigation, prévu dans la grande plaine de Gervan, à Chatte. C'est un projet important pour lequel nous allons réviser la zone agricole protégée de la commune. Nous allons étendre cette zone, et faire en sorte que les terres agricoles le restent pour très longtemps. Il est hors de question de faire des travaux dont le financement est élevé, si d'ici quelques années les terres passent en zone constructible. La ZAP évitera cela. Il faut garder les terrains constructibles pour les endroits à forte déprise agricole.
La fête de l'élevage aura lieu pour la première fois, les 20 et 21 août, à Saint-Marcellin. Quel effet cela vous fait-il ?
Je suis très fier que le concours puisse se faire sur notre canton. C'est un immense plaisir car, en tant que directeur de la MFR, cela me permet de revoir certains de mes anciens élèves qui font partie du tissu agricole d'aujourd'hui. Les élèves actuels de la MFR participeront en tenant un stand, en prodiguant des soins aux animaux ou encore en entretenant le ring. L'agriculture motive les jeunes, et cela se ressent dans les effectifs de notre établissement. Nous avions seulement dix élèves en seconde professionnelle l'année dernière, alors que nous en aurons 28 à la rentrée prochaine. Et, 80 % de nos élèves s'installent en sortant de l'école.
Ces chiffres semblent augurer d'un bel avenir pour l'agriculture, malgré les difficultés conjoncturelles…
Effectivement, et ce qui me rassure, c'est de voir que les responsables agricoles ont travaillé sans relâche – et continuent à le faire – pour obtenir les appellations d'origine. Grâce à ces structures, nous pourrons maintenir une activité agricole qui participe au dynamisme de notre région. Aujourd'hui, l'agriculture engendre sept à huit emplois avec les laiteries, les fromageries, le contrôle laitier, etc… Preuve que l'ensemble de la filière témoigne d'une vitalité importante !
Propos recueillis par Lucile Ageron
Nous avons la chance d'avoir deux produits phares : la noix de Grenoble et le saint-marcellin, qui bénéficient respectivement d'une appellation d'origine protégée et prochainement d'une indication géographique protégée. C'est une chance d'avoir ces productions dans notre territoire, j'en suis convaincu. Cela permet de valoriser de façon significative l'agriculture de notre canton et de la sauvegarder en tant qu'entité économique. Le territoire sud-grésivaudan est très dynamique au niveau de l'installation. Je suis d'autant plus sensible à la cause, car je suis fils d'agriculteur et directeur de la maison familiale et rurale de Chatte.
Vous êtes d'ailleurs membre de la commission agriculture, équipement des territoires, forêt et montagne au sein du conseil général de l'Isère. Des domaines dans lesquels vous allez continuer à vous engager ?
Oui. Même si je suis nouvellement élu, j'ai choisi de m'intéresser à ces domaines, où je me sens à l'aise. Je suivrai de très près ces dossiers, notamment celui sur le développement de l'irrigation, prévu dans la grande plaine de Gervan, à Chatte. C'est un projet important pour lequel nous allons réviser la zone agricole protégée de la commune. Nous allons étendre cette zone, et faire en sorte que les terres agricoles le restent pour très longtemps. Il est hors de question de faire des travaux dont le financement est élevé, si d'ici quelques années les terres passent en zone constructible. La ZAP évitera cela. Il faut garder les terrains constructibles pour les endroits à forte déprise agricole.
La fête de l'élevage aura lieu pour la première fois, les 20 et 21 août, à Saint-Marcellin. Quel effet cela vous fait-il ?
Je suis très fier que le concours puisse se faire sur notre canton. C'est un immense plaisir car, en tant que directeur de la MFR, cela me permet de revoir certains de mes anciens élèves qui font partie du tissu agricole d'aujourd'hui. Les élèves actuels de la MFR participeront en tenant un stand, en prodiguant des soins aux animaux ou encore en entretenant le ring. L'agriculture motive les jeunes, et cela se ressent dans les effectifs de notre établissement. Nous avions seulement dix élèves en seconde professionnelle l'année dernière, alors que nous en aurons 28 à la rentrée prochaine. Et, 80 % de nos élèves s'installent en sortant de l'école.
Ces chiffres semblent augurer d'un bel avenir pour l'agriculture, malgré les difficultés conjoncturelles…
Effectivement, et ce qui me rassure, c'est de voir que les responsables agricoles ont travaillé sans relâche – et continuent à le faire – pour obtenir les appellations d'origine. Grâce à ces structures, nous pourrons maintenir une activité agricole qui participe au dynamisme de notre région. Aujourd'hui, l'agriculture engendre sept à huit emplois avec les laiteries, les fromageries, le contrôle laitier, etc… Preuve que l'ensemble de la filière témoigne d'une vitalité importante !