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Saint-Antoine-l'Abbaye

« La génétique ? Une porte obligatoire pour nous améliorer »

PRIM'HOLSTEIN/ Après l'obtention de son BTS, Romain Blanc a choisi de s'installer en Gaec avec ses parents, à Saint-Antoine-l'Abbaye. Un choix qu'il assume pleinement, et vit très sereinement.
« La génétique ? Une porte obligatoire pour nous améliorer »
« C'est difficile, mais globalement, c'est ce à quoi je m'attendais ». Installé à Saint-Antoine-l'Abbaye, au Gaec des Thivolets avec ses parents depuis le 1er septembre 2010, Romain Blanc vit son métier d'éleveur laitier sereinement. D'autant plus que c'est après une mûre réflexion qu'il s'est lancé dans cette activité. « Ce n'était pas forcément mon objectif de départ, même si j'ai toujours su que je voulais travailler dans ce secteur d'activité. Au cours de mon BTS productions animales que j'ai fait mon alternance avec mes parents, l'idée de m'installer a fait son chemin. Et, travailler en famille a été moteur dans ma décision », explique-t-il.
Gérer la répartition des tâches
Avec une cinquantaine de vaches laitières de race Prim'Holstein, et une cinquantaine de génisses, le quota du Gaec des Thivolets est de 458 000 litres annuels. La production est collectée par la fromagerie alpine, pour une transformation en saint-félicien et saint-marcellin. Depuis un an, Romain Blanc a donc rejoint l'exploitation familiale. Son rôle ? La gestion de l'alimentation du troupeau. « Grâce à mon BTS, j'ai développé des compétences en la matière, alors je les mets au service de la ferme. Je m'occupe aussi des cultures, car nous avons 15 hectares de maïs à ensilage, 11 hectares de céréales à paille et 1,40 hectares de sorgho en ensilage », précise-t-il. Les contraintes du métier, il les accepte facilement et s'arrange avec ses parents sur les permanences des week-ends. « Je n'ai pas peur des difficultés. Pour l'instant, on adapte nos emplois du temps. Les démarches administratives ont été longues, car nous avons un dossier pour moderniser l'élevage et ses bâtiments. Les travaux sont en cours. Je n'ai pas vu l'année passée », souligne-t-il.
La génétique, un point important
Pourtant, malgré un emploi du temps assez chargé, il prend le temps de participer au traditionnel concours d'animaux, qui aura lieu lors de la fête de l'élevage, samedi 20 et dimanche 21 août, à Saint-Marcellin. Un moment d'échange qu'il attend avec impatience. « C'est important d'y être présent. Je suis d'ailleurs membre du syndicat Isère Holstein, ce qui me permet d'appréhender l'avenir de la profession, et notamment les questions de génétique. Pour moi, c'est une porte obligatoire si je veux améliorer mon cheptel. Ce n'est pas forcément pour obtenir de meilleures finances, c'est avant tout pour avoir un joli troupeau. Par amour des belles bêtes, tout simplement », confie-t-il.
Au total, il a inscrit cinq bêtes au concours, « mais une ou deux seront en période de vêlage alors je n'en présenterai peut-être que trois ou quatre ». Comme pour tous les concours, il les prépare en les entraînant à marcher avec un licol, « le but étant d'éviter qu'elles se mettent à courir de partout ou à partir dans la mauvaise direction. Il faut aussi les laver et les tondre », détaille-t-il.
Imaginer l'avenir
Discret, il ne participe pas au concours pour gagner, « mais si nous décrochons une récompense, nous serons contents » ! Cela serait aussi un encouragement pour l'avenir, lui qui avoue avoir du mal à l'imaginer. « Dans notre profession, les années se suivent, mais ne se ressemblent pas. Des travaux sont en cours, nous sommes en attente de subvention et nous allons aussi nous lancer dans la construction de silos. Je vais déjà continuer à parfaire mon installation et ensuite, on verra ». L'idée de créer un atelier hors-sol de volaille a été évoquée pendant un temps, mais mise au placard pour l'instant : « En termes de revenu, nous ne sommes pas sûrs que cela soit rentable, et nous ne voulons pas délaisser notre production principale ». En attendant, ce jeune passionné vit au moment présent, et travaille sans relâche pour continuer à faire vivre le Gaec des Thivolets.
Lucile Ageron