Horticulture et pépiniéristes
« Nous croyons en notre métier »
Jeudi 30 septembre, près de 200 pépiniéristes, horticulteurs, producteurs de matériels et élus étaient réunis dans la cour du château Louis XI, à La Côte-Saint-André, pour la journée Bièvre Végétal, organisée par l'association du même nom. Le but : renforcer les liens commerciaux avec leurs clients.
Ils avaient une journée pour renforcer les liens commerciaux avec leurs clients. Jeudi 30 septembre, les membres de l'association Bièvre végétal ont organisé une journée du même nom et ont réuni dans la cour du château Louis XI, à La Côte-Saint-André, pépiniéristes, horticulteurs, producteurs de matériels, paysagistes, collectivités... Le but : renforcer les liens commerciaux entre ces différents acteurs et leurs clients. Dominique Bonnardon, président de Bièvre végétal, explique : « L'association a été créée en 1997 et, suite à un groupe de travail, il a été mis en évidence que nous devions plus nous faire connaître des collectivités locales. C'est donc comme cela qu'est née l'idée de regrouper tous les acteurs de notre filière en un seul et même endroit. »
Aujourd'hui, neuf entreprises - pépiniéristes et horticulteurs du territoire de Bièvre Valloire - font partie de l'association. Chacun a su trouver sa place pour faire avancer la "machine" : « Nous sommes tous concurrents alors nous essayons de diversifier nos activités et de nous spécialiser. Certains font des roses, d'autres des sapins de Noël, des vivaces », raconte Dominique Bonnardon. Seul regret de ce dernier : « Nous n'avons pas encore de structures de commercialisation commune, ce n'est pas facile à mettre en place. »
S'adapter au marché, une nécessité
Jeudi dernier, hormis les démonstrations de matériels et les stands de producteurs, une conférence était donnée par Serge Lepage, ingénieur horticole à la station expérimentale du Ratho, située à Brindas, dans le Rhône. Au programme : les tendances du moment pour les jardins, qu'ils soient potagers, urbains, en bacs ou jardinières. « Il y a toute une rééducation à faire sur nos modes de production, notamment pour les jardins urbains. Il faut arriver à définir comment amener du végétal, là où il n'y a que du minéral. Les professionnels sont assez éloignés de cette démarche et la région Rhône-Alpes concentre à elle seule toutes les difficultés du marché. Demain, nous allons faire face à la lutte pour l'espace. Il est difficile aujourd'hui de savoir comment mettre de la nature en ville », souligne Serge Lepage. S'adapter au marché, une problématique qui tient à cœur des professionnels souhaitant assurer l'avenir de leur activité. « N'oublions pas que 13% des salariés agricoles travaillent dans l'horticulture et que cela représente, en Isère, 7% du chiffre d'affaires agricole, souligne Dominique Bonnardon. Aujourd'hui, nous sommes inquiets. Les trésoreries sont tendues et les difficultés sont nombreuses, à commencer par les distorsions européennes ». Il a également interpelé les architectes, paysagistes, concepteurs et autres corps de métiers connexes ainsi que les élus pour aider à la pérennisation des entreprises. « Nous avons besoin de vous pour garantir la survie de nos entreprises, utiliser des végétaux produits localement va dans le sens du développement durable. »
Une filière attractive pour les jeunes
Christian Nucci, vice-président du conseil général en charge de l'agriculture, a rappelé qu'« on ne peut pas, en France, adopter des dispositions qui ne sont pas appliquées partout en Europe. » De leur côté, Jean-Pierre Barbier, conseiller général et président de la communauté de communes de bièvre-Liers, et Georges Colombier, député de la 7e circonscription de l'Isère ont voulu se montrer rassurants. Selon eux, « de nombreux espaces verts sont sacrifiés. Il faut aussi être en accord avec les règles du développement durable, qui comportent parfois des aberrations. Tous ces aménagements doivent être faits de manière raisonnée, sans oublier votre filière. » Quant à l'avenir, c'est un visage rassurant qu'ils ont souhaité montrer aux professionnels : « Vos métiers sont très attractifs. La crise n'a épargné personne mais c'est un gage d'avenir que de voir des jeunes se lancer quand même dans cette voie. »
Lucile Ageron
Aujourd'hui, neuf entreprises - pépiniéristes et horticulteurs du territoire de Bièvre Valloire - font partie de l'association. Chacun a su trouver sa place pour faire avancer la "machine" : « Nous sommes tous concurrents alors nous essayons de diversifier nos activités et de nous spécialiser. Certains font des roses, d'autres des sapins de Noël, des vivaces », raconte Dominique Bonnardon. Seul regret de ce dernier : « Nous n'avons pas encore de structures de commercialisation commune, ce n'est pas facile à mettre en place. »
S'adapter au marché, une nécessité
Jeudi dernier, hormis les démonstrations de matériels et les stands de producteurs, une conférence était donnée par Serge Lepage, ingénieur horticole à la station expérimentale du Ratho, située à Brindas, dans le Rhône. Au programme : les tendances du moment pour les jardins, qu'ils soient potagers, urbains, en bacs ou jardinières. « Il y a toute une rééducation à faire sur nos modes de production, notamment pour les jardins urbains. Il faut arriver à définir comment amener du végétal, là où il n'y a que du minéral. Les professionnels sont assez éloignés de cette démarche et la région Rhône-Alpes concentre à elle seule toutes les difficultés du marché. Demain, nous allons faire face à la lutte pour l'espace. Il est difficile aujourd'hui de savoir comment mettre de la nature en ville », souligne Serge Lepage. S'adapter au marché, une problématique qui tient à cœur des professionnels souhaitant assurer l'avenir de leur activité. « N'oublions pas que 13% des salariés agricoles travaillent dans l'horticulture et que cela représente, en Isère, 7% du chiffre d'affaires agricole, souligne Dominique Bonnardon. Aujourd'hui, nous sommes inquiets. Les trésoreries sont tendues et les difficultés sont nombreuses, à commencer par les distorsions européennes ». Il a également interpelé les architectes, paysagistes, concepteurs et autres corps de métiers connexes ainsi que les élus pour aider à la pérennisation des entreprises. « Nous avons besoin de vous pour garantir la survie de nos entreprises, utiliser des végétaux produits localement va dans le sens du développement durable. »
Une filière attractive pour les jeunes
Christian Nucci, vice-président du conseil général en charge de l'agriculture, a rappelé qu'« on ne peut pas, en France, adopter des dispositions qui ne sont pas appliquées partout en Europe. » De leur côté, Jean-Pierre Barbier, conseiller général et président de la communauté de communes de bièvre-Liers, et Georges Colombier, député de la 7e circonscription de l'Isère ont voulu se montrer rassurants. Selon eux, « de nombreux espaces verts sont sacrifiés. Il faut aussi être en accord avec les règles du développement durable, qui comportent parfois des aberrations. Tous ces aménagements doivent être faits de manière raisonnée, sans oublier votre filière. » Quant à l'avenir, c'est un visage rassurant qu'ils ont souhaité montrer aux professionnels : « Vos métiers sont très attractifs. La crise n'a épargné personne mais c'est un gage d'avenir que de voir des jeunes se lancer quand même dans cette voie. »