Coopérative drômoise de céréales
« Préserver le revenu des adhérents »
Les résultats de la Coopérative drômoise de céréales sont satisfaisants. Néanmoins, ses responsables restent prudents en ces temps de marchés hautement spéculatifs. Dans ce contexte, l'outil coopératif « a la lourde mission de préserver le revenu de ses adhérents ».
En 2009, la collecte de la Coopérative drômoise de céréales (CDC) a approché les 260 000 tonnes, dont 32 % en production biologique. Après avoir atteint un sommet en 2008, elle a reculé de 6 % en 2009. C'est ce qu'a rappelé son directeur, Christophe Pelletier, en assemblée générale le 16 décembre à Charpey. En blé tendre, la collecte a décroché de 27 % sous l'effet conjugué d'une baisse des surfaces de 15 % (difficultés de semis) et de rendements hétérogènes. En blé dur, la collecte a suivi la même tendance (- 16 %). En orge, elle n'a perdu que 4 % grâce à de bons rendements. En colza, elle s'est à nouveau effondrée (- 40 %) en raison de surfaces moindres et de mauvais rendements au sud de la zone de la CDC. En récoltes d'automne, ont été collectées quelque 141 000 tonnes de maïs (+ 4 %), 14 000 tonnes de sorgho (+ 10 %) et 8 500 tonnes de tournesol (+ 37 % malgré des rendements hétérogènes). En bio, la baisse de volume (- 8 %) est surtout liée à des rendements inférieurs.
Une baisse d'activité
Le chiffre d'affaires de la coopérative sur l'exercice 2009-2010 a légèrement dépassé les 43 millions d'euros (- 7 %), en raison de la baisse des volumes (- 6 %) et des cours. Après le pic 2008-2009 lié au coût de l'énergie, les achats et charges externes ont diminué (- 30 %). Les charges de personnel (39 employés permanents), elles, ont été maîtrisées (+ 1 %). Cependant, la baisse d'activité cache la hausse des charges. Au niveau des provisions, les administrateurs de la coopérative ont décidé de doter deux postes jugés importants, l'un en prévision de la démolition des silos anciens en béton, l'autre pour faire face à la forte volatilité des cours sur l'exercice présent. D'un montant total de quelque 812 000 euros, les investissements incorporels et corporels ont notamment servi à la modernisation des outils, l'extension du silo d'Albon, à un équipement dédié à la production biologique (chaîne de triage densimétrique).
Des finances saines
Finalement, la CDC a clos son exercice 2009-2010 avec un résultat excédentaire approchant les 900 000 euros (- 2 %). Son président, Christian Veyrier, s'est dit satisfait de ces résultats mais s'est montré prudent, vu la volatilité des marchés. Et de confier : « Malgré le nouvel optimisme que fait naître la remontée des cours depuis cet été, force est de constater que notre outil coopératif a la lourde mission de préserver le revenu de ses adhérents dans un contexte spéculatif et dangereux qui échappe totalement aux acteurs de la filière ».
Côté perspectives, la CDC prévoit de construire deux silos, à Manthes et Chabeuil. Ces installations sont encore à l'état de projets, toutes des autorisations nécessaires n'ont pu encore être obtenues. Un autre projet est toujours en attente, celui d'une usine d'aliment bio (Ucabio à Chabeuil), dont la CDC a pris une participation de 30 % du capital...
A. L.
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Récoltes 2010
Petit tour des productions
Cette année 2010, la CDC a collecté un peu plus de 266 000 tonnes (contre près de 260 000 en 2009), dont 29 % de production biologique.
Colza :
La baisse des surfaces s'est poursuivie (environ - 20 %). Les rendements ont été à peine corrects, oscillant entre 15 et 30 quintaux avec une moyenne de 22 à 23 quintaux à l'hectare.
Pois protéagineux :
Les aides octroyées à cette culture ont conduit à un doublement des surfaces. Le rendement moyen a avoisiné les 30 quintaux à l'hectare (entre 20 et 45 quintaux).
Orge :
Comparé à 2009, les surfaces étaient en recul de 20 % mais les rendements meilleurs ; près de 60 quintaux (autour de 55 quintaux l'année dernière). Les poids spécifiques (PS) étaient excellents.
Blé tendre et blé dur :
Les surfaces étaient en hausse de 10 % en blés tendres et de 30 % en blés durs (prix plus attractif). Les rendements étaient
variables mais corrects dans l'ensemble : 65 quintaux en moyenne. Les PS étaient très élevés et les teneur en protéines insuffisantes.
Tournesol :
Les surfaces étaient stables, voire en légère progression, et la sole majoritairement oléique. Les rendements ont déçu : 23 quintaux au sud, 28 au nord. Cette culture, essentiellement conduite sans irrigation, a été pénalisée par la sécheresse. Les teneurs étaient bonnes en acide oléique et correctes en huiles.
Soja :
A titre expérimental, la CDC a proposé des contrats de culture pour l'alimentation humaine. La majorité des surfaces est, toutefois, restée en bio. Les rendements n'étaient pas au rendez-vous : en moyenne 26,5 quintaux en conventionnel et 29,5
en bio. Les teneurs en protéines étaient bonnes. L'aspect des grains et leur grosseur correspondaient à la demande des marchés de l'alimentation humaine.
Sorgho :
Les surfaces ont reculé (- 20 %). Les rendements ont été décevants (de 30 à 50 quintaux en sec et de 70 à 80 en irrigué).
Maïs :
Dans cette espèce aussi, les surfaces (- 10 %) et les rendements (- 10 à 15 %) ont baissé. La CDC valorise les efforts faits par ses adhérents dans la prévention du risque « mycotoxines » via un contrat. 45 de ces contrats ont été signés cette année pour 650 hectares.
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Une baisse d'activité
Le chiffre d'affaires de la coopérative sur l'exercice 2009-2010 a légèrement dépassé les 43 millions d'euros (- 7 %), en raison de la baisse des volumes (- 6 %) et des cours. Après le pic 2008-2009 lié au coût de l'énergie, les achats et charges externes ont diminué (- 30 %). Les charges de personnel (39 employés permanents), elles, ont été maîtrisées (+ 1 %). Cependant, la baisse d'activité cache la hausse des charges. Au niveau des provisions, les administrateurs de la coopérative ont décidé de doter deux postes jugés importants, l'un en prévision de la démolition des silos anciens en béton, l'autre pour faire face à la forte volatilité des cours sur l'exercice présent. D'un montant total de quelque 812 000 euros, les investissements incorporels et corporels ont notamment servi à la modernisation des outils, l'extension du silo d'Albon, à un équipement dédié à la production biologique (chaîne de triage densimétrique). Des finances saines
Finalement, la CDC a clos son exercice 2009-2010 avec un résultat excédentaire approchant les 900 000 euros (- 2 %). Son président, Christian Veyrier, s'est dit satisfait de ces résultats mais s'est montré prudent, vu la volatilité des marchés. Et de confier : « Malgré le nouvel optimisme que fait naître la remontée des cours depuis cet été, force est de constater que notre outil coopératif a la lourde mission de préserver le revenu de ses adhérents dans un contexte spéculatif et dangereux qui échappe totalement aux acteurs de la filière ».
Côté perspectives, la CDC prévoit de construire deux silos, à Manthes et Chabeuil. Ces installations sont encore à l'état de projets, toutes des autorisations nécessaires n'ont pu encore être obtenues. Un autre projet est toujours en attente, celui d'une usine d'aliment bio (Ucabio à Chabeuil), dont la CDC a pris une participation de 30 % du capital...
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Cette année 2010, la CDC a collecté un peu plus de 266 000 tonnes (contre près de 260 000 en 2009), dont 29 % de production biologique.
Colza :
La baisse des surfaces s'est poursuivie (environ - 20 %). Les rendements ont été à peine corrects, oscillant entre 15 et 30 quintaux avec une moyenne de 22 à 23 quintaux à l'hectare.
Pois protéagineux :
Les aides octroyées à cette culture ont conduit à un doublement des surfaces. Le rendement moyen a avoisiné les 30 quintaux à l'hectare (entre 20 et 45 quintaux).
Orge :
Comparé à 2009, les surfaces étaient en recul de 20 % mais les rendements meilleurs ; près de 60 quintaux (autour de 55 quintaux l'année dernière). Les poids spécifiques (PS) étaient excellents.
Blé tendre et blé dur :
Les surfaces étaient en hausse de 10 % en blés tendres et de 30 % en blés durs (prix plus attractif). Les rendements étaient
variables mais corrects dans l'ensemble : 65 quintaux en moyenne. Les PS étaient très élevés et les teneur en protéines insuffisantes.
Tournesol :
Les surfaces étaient stables, voire en légère progression, et la sole majoritairement oléique. Les rendements ont déçu : 23 quintaux au sud, 28 au nord. Cette culture, essentiellement conduite sans irrigation, a été pénalisée par la sécheresse. Les teneurs étaient bonnes en acide oléique et correctes en huiles.
Soja :
A titre expérimental, la CDC a proposé des contrats de culture pour l'alimentation humaine. La majorité des surfaces est, toutefois, restée en bio. Les rendements n'étaient pas au rendez-vous : en moyenne 26,5 quintaux en conventionnel et 29,5
en bio. Les teneurs en protéines étaient bonnes. L'aspect des grains et leur grosseur correspondaient à la demande des marchés de l'alimentation humaine.
Sorgho :
Les surfaces ont reculé (- 20 %). Les rendements ont été décevants (de 30 à 50 quintaux en sec et de 70 à 80 en irrigué).
Maïs :
Dans cette espèce aussi, les surfaces (- 10 %) et les rendements (- 10 à 15 %) ont baissé. La CDC valorise les efforts faits par ses adhérents dans la prévention du risque « mycotoxines » via un contrat. 45 de ces contrats ont été signés cette année pour 650 hectares.
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