Saint-Marcellin
« Un salon de l'agriculture » à plus petite échelle
INTERVIEW/ Préserver l'agriculture, composante économique du territoire, c'est ce à quoi semble s'attacher Jean-Michel Revol, maire de Saint-Marcellin.
Quelle place a l'agriculture dans votre commune, et plus globalement dans le territoire Sud-Grésivaudan ?
Je l'ai toujours largement soutenue et j'y ai toujours été attentif, car je suis petit-fils d'agriculteur, mais surtout parce que c'est un vecteur économique essentiel du territoire. Beaucoup de familles vivent grâce à l'agriculture et notamment l'une des productions phares, celle du lait pour fabriquer du saint-marcellin. Il ne faut pas oublier non plus la noix de Grenoble et la production de cerises ratafia pour le kirsch, à Saint-Hilaire-du-Rosier. C'est une activité économique à part entière et pour cette raison, la place de l'agriculture doit être défendue.
Comment a-t-elle évolué ?
Comme le spécifie le diagnostic territorial mené en août 2004, le nombre d'agriculteurs a diminué de moitié en dix ans, mais le rapport relève que le pays du Sud-Grésivaudan reste profondément marqué par cette activité et qu'il peut être considéré comme celui qui valorise le mieux ses produits. L'une de nos actions, via le contrat de pays du Sud-Grésivaudan, concerne le volet agricole. L'idée serait de créer une "couveuse" agricole pour permettre aux entreprises de ce secteur économique de se développer et nous, nous essayerions en parallèle de développer les filières courtes. La création du palais fermier (ndlr : point de vente collectif de produits à Chatte) il y a quelques années, est un exemple de ce que nous voulons continuer à faire.
Pour la première fois, le concours départemental d'élevage aura lieu dans votre commune. Quelles sont vos impressions ?
Le dernier comice a eu lieu à Saint-Marcellin, en 1996 ou 1997, en plein cœur de la ville. Dans ce genre de manifestation, même si nous sommes dans un endroit rural, il y a toujours des enfants - et parfois même des adultes - pour s'émerveiller devant les animaux. C'est un honneur de recevoir le concours cette année. C'est un peu notre salon de l'agriculture à nous ! Nous avons beaucoup de bonheur et de fierté à l'approche de cette agitation. C'est un métier difficile et contraignant, mais il est passionnant. Il ne faut pas oublier que ces agriculteurs ont pour valeur de nourrir l'humanité. Pour montrer et prouver son attachement, la commune participe à hauteur de 10 000 euros à l'organisation de cette fête de l'élevage.
Comment imaginez-vous l'avenir de cette profession pour le territoire de Saint-Marcellin ?
Il faut continuer à la préserver. C'est un vœu pieu, et il faut donc se donner les moyens d'y arriver, notamment en prenant des mesures par le biais, par exemple, de schéma de cohérence territoriale, des plans locaux d'urbanisme... Les agriculteurs doivent pouvoir vivre dignement de leur métier. L'enjeu est là. Le soutien ne peut pas venir que des communes et communautés de communes, c'est un problème national et européen. Nous, nous ne sommes qu'un maillon de la chaîne.
Propos recueillis par Lucile Ageron
Je l'ai toujours largement soutenue et j'y ai toujours été attentif, car je suis petit-fils d'agriculteur, mais surtout parce que c'est un vecteur économique essentiel du territoire. Beaucoup de familles vivent grâce à l'agriculture et notamment l'une des productions phares, celle du lait pour fabriquer du saint-marcellin. Il ne faut pas oublier non plus la noix de Grenoble et la production de cerises ratafia pour le kirsch, à Saint-Hilaire-du-Rosier. C'est une activité économique à part entière et pour cette raison, la place de l'agriculture doit être défendue.
Comment a-t-elle évolué ?
Comme le spécifie le diagnostic territorial mené en août 2004, le nombre d'agriculteurs a diminué de moitié en dix ans, mais le rapport relève que le pays du Sud-Grésivaudan reste profondément marqué par cette activité et qu'il peut être considéré comme celui qui valorise le mieux ses produits. L'une de nos actions, via le contrat de pays du Sud-Grésivaudan, concerne le volet agricole. L'idée serait de créer une "couveuse" agricole pour permettre aux entreprises de ce secteur économique de se développer et nous, nous essayerions en parallèle de développer les filières courtes. La création du palais fermier (ndlr : point de vente collectif de produits à Chatte) il y a quelques années, est un exemple de ce que nous voulons continuer à faire.
Pour la première fois, le concours départemental d'élevage aura lieu dans votre commune. Quelles sont vos impressions ?
Le dernier comice a eu lieu à Saint-Marcellin, en 1996 ou 1997, en plein cœur de la ville. Dans ce genre de manifestation, même si nous sommes dans un endroit rural, il y a toujours des enfants - et parfois même des adultes - pour s'émerveiller devant les animaux. C'est un honneur de recevoir le concours cette année. C'est un peu notre salon de l'agriculture à nous ! Nous avons beaucoup de bonheur et de fierté à l'approche de cette agitation. C'est un métier difficile et contraignant, mais il est passionnant. Il ne faut pas oublier que ces agriculteurs ont pour valeur de nourrir l'humanité. Pour montrer et prouver son attachement, la commune participe à hauteur de 10 000 euros à l'organisation de cette fête de l'élevage.
Comment imaginez-vous l'avenir de cette profession pour le territoire de Saint-Marcellin ?
Il faut continuer à la préserver. C'est un vœu pieu, et il faut donc se donner les moyens d'y arriver, notamment en prenant des mesures par le biais, par exemple, de schéma de cohérence territoriale, des plans locaux d'urbanisme... Les agriculteurs doivent pouvoir vivre dignement de leur métier. L'enjeu est là. Le soutien ne peut pas venir que des communes et communautés de communes, c'est un problème national et européen. Nous, nous ne sommes qu'un maillon de la chaîne.