Nouvelles technologies
Le carnet de santé du tracteur
Régulièrement et très tôt dans la vie du tracteur, il est indispensable de passer son tracteur au banc d'essai afin de vérifier les performances de son moteur. La FRCuma le rappelait sur son stand, à Beaucroissant.
Mine de rien, le poste fuel représente 50% de la consommation d'énergie directe sur une exploitation. Ce n'est donc pas pour rien que la fédération régionale des coopératives d'utilisation de matériel agricole (FRCuma) de Rhône-Alpes a présenté, dans le cadre de la foire de Beaucroissant, le nouveau banc tracteur dont elle s'est dotée depuis le mois de juin. Cet équipement, désormais entièrement embarqué dans un fourgon, permet de mesurer la puissance réelle d'un tracteur et sa consommation. Deux dynamomètres installés à l'intérieur du véhicule utilitaire sont reliés au tracteur, à la prise de force. Le moteur de ce dernier est mis à plein régime et l'ordinateur de bord du banc pilote alors la force exercée sur la prise de force. « Avec la vitesse et la force, nous obtenons la puissance, indique Charles Guillot, directeur de la FRCuma. Par l'intermédiaire d'un débitmètre, nous en profitons pour mesurer la consommation horaire et obtenons une consommation spécifique exprimée en grammes par kilowatt/heure. Nous obtenons des courbes qui constituent alors le carnet de santé du tracteur ». L'examen dure une quinzaine de minutes pour chaque engin. A partir de là, une analyse est faite par le technicien et des conseils prodigués. Ainsi, le passage au banc peut révéler une surconsommation ou de mauvais réglages mécaniques, même sur un tracteur neuf, c'est pour cela que la FRCuma préconise « un passage dès la centième heure d'un tracteur ». Outre les causes mécaniques, les conseils s'étendent à des préconisations de conduite économique. Il peut y avoir par exemple deux litres à l'heure de différence entre un régime à 1 500 tours et un régime à 1 600 tours/minute. Le résultat du travail effectué sera le même, mais pas la consommation et donc le coût final de production pour l'exploitant. La chasse aux charges est bien le crédo développé par la FRCuma.
Jean-Marc Emprin
----- ENCADRE ----------------------------------------------------------------------------------------------------
Huile végétale
Un travail expérimental sur la norme du futur
CHAPEAU
Profitant de sa présence à Beaucroissant, la FRCuma avait installé à côté de son banc tracteur, une presse à huile végétale pure développée par l'entreprise Colinet (69). Ce prototype inclut un filtre d'argile avant les filtres classiques. Cette technique permet de retenir des particules solubles mais qui empêchent cependant une combustion optimale de l'huile. D'autant que ce carburant est destiné à alimenter un moteur expérimental monté sur un John Deere, à la norme tier 4 (applicable en 2011 pour les + de 100 CV et 2012 pour les plus de 50 CV), non encore commercialisé. Trois exemplaires de tracteur équipés de ce nouveau moteur sont service dont un seul en France. Les Cuma de la verte prairie (69) est associée à cette expérimentation.
Selon les chiffres de la FRCuma, un hectare cultivé de colza permettrait de produire de l'énergie pour dix à douze hectares cultivés. « Mais, il est important de procéder d'abord à une réduction ou une optimisation de l'utilisation des énergies sur l'exploitation avant de considérer que la production d'huile végétale, nécessairement collective pour des questions de coûts, résoudra les problèmes énergétiques des agriculteurs » prévient Charles Guillot, directeur de la fédération régionale des Cuma.
JME
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
----- ENCADRE ----------------------------------------------------------------------------------------------------
Profitant de sa présence à Beaucroissant, la FRCuma avait installé à côté de son banc tracteur, une presse à huile végétale pure développée par l'entreprise Colinet (69). Ce prototype inclut un filtre d'argile avant les filtres classiques. Cette technique permet de retenir des particules solubles mais qui empêchent cependant une combustion optimale de l'huile. D'autant que ce carburant est destiné à alimenter un moteur expérimental monté sur un John Deere, à la norme tier 4 (applicable en 2011 pour les + de 100 CV et 2012 pour les plus de 50 CV), non encore commercialisé. Trois exemplaires de tracteur équipés de ce nouveau moteur sont service dont un seul en France. Les Cuma de la verte prairie (69) est associée à cette expérimentation.
Selon les chiffres de la FRCuma, un hectare cultivé de colza permettrait de produire de l'énergie pour dix à douze hectares cultivés. « Mais, il est important de procéder d'abord à une réduction ou une optimisation de l'utilisation des énergies sur l'exploitation avant de considérer que la production d'huile végétale, nécessairement collective pour des questions de coûts, résoudra les problèmes énergétiques des agriculteurs » prévient Charles Guillot, directeur de la fédération régionale des Cuma.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------