Charnècles
Le comice, miroir des mutations de l'agriculture
Fêtes agricoles/Le comice des cantons de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, Rives et Voiron reflète la baisse du nombre de fermes, l'obligation pour leurs exploitants de communiquer vers l'extérieur, mais aussi le renouvellement de l'agriculture locale et sa capacité de séduction du grand public.
Préparer un comice, c'est un peu dresser un état des lieux de l'agriculture locale, compter les exploitations agricoles disparues et faire plus ample connaissance avec les nouveaux installés. Dans les cantons de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, Rives et Voiron, ces derniers sont malheureusement moins nombreux que les agriculteurs à la retraite. « Quand on fait le tour, on se rend compte qu'il n'y a pratiquement plus d'éleveurs bovins laitiers dans le canton de Voiron, relève par exemple Sylvie Budillon-Rabatel, la présidente de la société d'agriculture locale, qui produit des fromages au lait de vache et des noix. Nous en perdons tous les ans. Et même si leurs fermes sont transmises, il suffit que les repreneurs modifient les productions pour qu'ils soient moins attirés par le comice, auquel nous peinons à intégrer la production céréalière par exemple ».
Une équipe réduite
En rassemblant de nombreuses races bovines (Montbéliarde, Prim'Holstein, Charolaise, Limousine, mais aussi Abondance, Brune des Alpes, Hérens, Highland, Jersiaise et Tarine), des chèvres, des moutons, des cochons, des équidés et même des lamas, la manifestation reflète en revanche la diversification de l'élevage local. « A deux semaines du comice, nous ne sommes pas encore certains de pouvoir organiser un concours d'élevage bovin, mais les animaux présents seront exposés tout au long de la journée et je crois que c'est le plus remarquable, car amener ses bêtes au terrain de loisirs de Charnècles, de 8h30 à 17h30, c'est ce qui demande le plus d'efforts aux éleveurs », souligne Sylvie Budillon-Rabatel.
Or, force est de constater que tous les agriculteurs ne sont pas en mesure de les assumer. « Ne serait-ce que pour monter un petit marché fermier ça été compliqué, car nombreux sont les producteurs qui ont déjà un marché le dimanche matin ou dont c'est le seul jour de repos, raconte la présidente de la société d'élevage des cantons de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, Rives et Voiron. Nous sommes tous pareils, nous cherchons d'abord à gagner notre croûte. Ce qui fait que nous avons tendance à rester chacun dans notre coin, alors que nous aurions justement besoin de nous retrouver. Nous avons tellement besoin de rappeler notre présence, aux élus comme au grand public, que les comices nous servent beaucoup à nous montrer.
Nous, nous n'avons pas demandé de subvention aux collectivités locales. Nous avons seulement demandé au maire de Charnècles s'il pouvait nous mettre à disposition les salles situées en face de la mairie en plus du terrain. Nous n'avons donc pas envoyé d'invitation à tous les élus du secteur. Je ne les trouve pas très à l'écoute tout au long de l'année. Comme beaucoup, j'ai l'impression, qu'ils ne viennent nous chercher que quand ils ont besoin de nous. Alors je ne vois pas pourquoi nous ne ferions pas pareil ! Mais tous ceux qui voudront se joindre à nous pour l'apéro, à partir de 11 heures, puis au repas de diots et de crozets, seront les bienvenus ».
Un programme alléchant
Outre la participation des agriculteurs locaux, l'inquiétude de la société agricole des trois cantons a plutôt été de faire savoir aux non-agriculteurs qu'un comice se tenait le 31 juillet prochain à Charnècles. « La dernière édition a eu lieu à La Frette il y a trois ans et elle marquait déjà un déclin par rapport au précédent, qui comprenait un concours d'élevage, rappelle Sylvie Budillon-Rabatel. Cette année, il s'agit donc de vérifier que les gens ont toujours envie de venir à ce genre de manifestation, discuter et partager un repas ». De la pesée du petit cochon aux balades à dos de poneys, en passant par les expositions de matériels agricoles anciens et actuels ou les concours de déguisement de vaches et de traite par exemple, les nombreuses manifestations prévues devraient garantir une certaine affluence.
Cécile Fandos
Une équipe réduite
En rassemblant de nombreuses races bovines (Montbéliarde, Prim'Holstein, Charolaise, Limousine, mais aussi Abondance, Brune des Alpes, Hérens, Highland, Jersiaise et Tarine), des chèvres, des moutons, des cochons, des équidés et même des lamas, la manifestation reflète en revanche la diversification de l'élevage local. « A deux semaines du comice, nous ne sommes pas encore certains de pouvoir organiser un concours d'élevage bovin, mais les animaux présents seront exposés tout au long de la journée et je crois que c'est le plus remarquable, car amener ses bêtes au terrain de loisirs de Charnècles, de 8h30 à 17h30, c'est ce qui demande le plus d'efforts aux éleveurs », souligne Sylvie Budillon-Rabatel.
Or, force est de constater que tous les agriculteurs ne sont pas en mesure de les assumer. « Ne serait-ce que pour monter un petit marché fermier ça été compliqué, car nombreux sont les producteurs qui ont déjà un marché le dimanche matin ou dont c'est le seul jour de repos, raconte la présidente de la société d'élevage des cantons de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, Rives et Voiron. Nous sommes tous pareils, nous cherchons d'abord à gagner notre croûte. Ce qui fait que nous avons tendance à rester chacun dans notre coin, alors que nous aurions justement besoin de nous retrouver. Nous avons tellement besoin de rappeler notre présence, aux élus comme au grand public, que les comices nous servent beaucoup à nous montrer.
Nous, nous n'avons pas demandé de subvention aux collectivités locales. Nous avons seulement demandé au maire de Charnècles s'il pouvait nous mettre à disposition les salles situées en face de la mairie en plus du terrain. Nous n'avons donc pas envoyé d'invitation à tous les élus du secteur. Je ne les trouve pas très à l'écoute tout au long de l'année. Comme beaucoup, j'ai l'impression, qu'ils ne viennent nous chercher que quand ils ont besoin de nous. Alors je ne vois pas pourquoi nous ne ferions pas pareil ! Mais tous ceux qui voudront se joindre à nous pour l'apéro, à partir de 11 heures, puis au repas de diots et de crozets, seront les bienvenus ».
Un programme alléchant
Outre la participation des agriculteurs locaux, l'inquiétude de la société agricole des trois cantons a plutôt été de faire savoir aux non-agriculteurs qu'un comice se tenait le 31 juillet prochain à Charnècles. « La dernière édition a eu lieu à La Frette il y a trois ans et elle marquait déjà un déclin par rapport au précédent, qui comprenait un concours d'élevage, rappelle Sylvie Budillon-Rabatel. Cette année, il s'agit donc de vérifier que les gens ont toujours envie de venir à ce genre de manifestation, discuter et partager un repas ». De la pesée du petit cochon aux balades à dos de poneys, en passant par les expositions de matériels agricoles anciens et actuels ou les concours de déguisement de vaches et de traite par exemple, les nombreuses manifestations prévues devraient garantir une certaine affluence.