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Isère

Le comité sécheresse réactivé

Situation hydrologique/La nappe phréatique de l'Est lyonnais étant très basse, le couloir d'Heyrieux a déjà été mis en état de vigilance. D'autres secteurs de l'Isère pourraient suivre suite à la première réunion du comité sécheresse de la saison, le 4 mai.
Le comité sécheresse réactivé
A l'heure où nous bouclions cette édition, le comité de vigilance « ressource en eau et sécheresse » instauré par le préfet en juin dernier via un « arrêté-cadre sécheresse » était en passe d'être réactivé. Composé de représentants des services de l'Etat, de différents établissements publics, de la chambre d'agriculture, d'autres usagers tels qu'EDF, la fédération de pêche ou la chambre de commerce et d'industrie, des collectivités, des commissions locales de l'eau et des exploitants de réseaux d'alimentation en eau potable, ce comité devait, en effet, se réunir mercredi 4 mai.
Cours d'eau comme nappes au plus bas
Pour l'heure, il s'agit simplement de dresser un état des lieux de la situation, qui devient préoccupante. En charge de la politique de l'eau dans les bassins du Rhône, de la Saône et du littoral méditerranéen, la direction régionale de l'environnement (Diren Rhône-Alpes) faisait ainsi état d'« un hiver globalement sec, entraînant des déficits hydriques » dans son dernier bulletin de situation sur la ressource en eau. « Les cours d'eau voient donc leur débit diminuer fortement et se retrouvent très nettement inférieurs aux moyennes saisonnières dans l'ensemble de la région ».
Et ce n'est pas mieux du côté des nappes phréatiques, si l'on en croit le portail de l'eau Eaufrance.fr. « Leur situation en Rhône-Alpes ne s'améliore pas. Leurs niveaux sont très inférieurs à la normale dans les aquifères du haut Rhône et du Rhône moyen », peut-on lire dans le dernier bilan de la situation hydrologique publié par cet organisme. En montagne, « le bilan pluviométrique cumulé depuis le 1er septembre 2010 est en déficit marqué », ajoute l'administration.
« La vigilance s'impose »
Avant de conclure : « La vigilance s'impose. Il reste à souhaiter que des précipitations viennent soulager les ressources superficielles (cours d'eau, barrages, retenues ...), mais en sachant que les nappes n'ont maintenant une capacité de recharge que très faible, l'eau étant captée par la reprise de la végétation et l'évapo-transpiration ».
Dans le département du Rhône, les cultivateurs des vals de Saône et du Garon font déjà face à des mesures de restriction de l'irrigation, ces aquifères étant respectivement placés en état d'alerte et en état de crise (soit les niveaux 1 et 2 d'une échelle allant jusqu'à 3). L'aquifère de l'Est lyonnais (couloir de Meyzieu et d'Heyrieux) est quant à lui en vigilance (niveau 0).
C.F.