Balmes dauphinoises
Le domaine Meunier récompensé
DISTINCTION/ Quatre des vins produits par Béatrice et Martine Meunier à Sermérieu, dans les Balmes dauphinoises, ont reçu la médaille d'or du guide Gilbert et Gaillard, confirmant les résultats de la stratégie qualitative appliquée de longue date par le domaine.
Quatre médailles d'or décernées à ses deux vins mousseux ainsi qu'à son Chardonnay 2007 et à son vin de pays rosé 2009 par le guide Gilbert et Gaillard, qui se présente comme « une référence incontournable pour les amateurs de vins », c'est une sacrée reconnaissance pour le domaine Meunier !
A Sermérieu, chez les deux viticultrices qui ont obtenu ce résultat, on a pourtant accueilli la nouvelle avec sérénité. Il faut dire que, l'an dernier, Béatrice et Martine Meunier ont déjà obtenu des notes de dégustation proches du sésame ouvrant l'accès aux médailles d'or (80/100) et que leur Chardonnay 2007 a été médaillé de bronze au dernier concours des vins de Lyon, au printemps.
Un gage de qualité
Plus généralement, « nous travaillons notre image de marque, explique Martine Meunier. C'est pourquoi nous nous inscrivons dans une démarche territoriale, tout en misant sur la qualité. Ces médailles donnent de la visibilité aux Balmes dauphinoises, qui figurent auprès de grands vins, puisque le guide Gilbert et Gaillard référence peu de vins de pays. La reconnaissance du « très bon niveau » de nos vins permet aussi de changer l'image, trop souvent péjorative, des vins de pays. On ne peut plus craindre d'être déçu en achetant un de ces vins. Même si l'impact commercial de telles médailles est limité, elles constituent des garanties pour les clients. Nous devrions donc renouveler notre inscription aux dégustations de Gilbert et Gaillard l'an prochain ».
Cette stratégie s'inscrit dans l'histoire de ce domaine de six hectares du plateau de Crémieu, faisant partie du vignoble des Balmes dauphinoises, en passe d'obtenir la reconnaissance de l'indication géographique protégée (IGP) Isère avec celui des coteaux du Grésivaudan. Ayant pris la suite de leurs parents respectivement en 2001 et 2008, Martine et Béatrice sont la sixième génération de Meunier à l'exploiter, mais pas les premières à viser la qualité : des vins de Sermérieu ont été primés au salon de l'agriculture depuis les années 1970. « Nous ne participons plus au concours général agricole, car nous n'ajoutons pas de levure dans nos vins, précise Martine Meunier, l'aînée des deux sœurs. Ils ne sont pas prêts lorsque les échantillons de dégustation sont prélevés. Et même s'ils pouvaient être notés, nous ne pourrions pas nous prévaloir des prix obtenus, puisque les macarons doivent être utilisés dans l'année en cours ». Or, outre leurs choix de n'utiliser que des traitements naturels, de vendanger à la main, de ne proposer que des mono-cépages et de ne pas ajouter de levure, les viticultrices ont aussi décidé de faire vieillir la plupart de leurs vins pendant trois ans.
Un outil de vente
S'ils ne montent plus à Paris, les vins Meunier font en revanche l'objet de nombreuses opérations de promotion, depuis les foires aux vins et aux produits régionaux du Nord-Isère jusqu'aux séances de dégustation par des clubs œnologiques, en passant par le démarchage des offices de tourisme de la région, les portes ouvertes avec la chambre d'agriculture ou le label Vigneron indépendant, l'accueil de cars de touristes comme de plus petits groupes... « Pour nous, tout cela fait partie du commerce, commente Martine Meunier. Nous sommes ouverts six jours et demi sur sept et nous ne rechignons pas à recevoir ni les vacanciers hollandais qui viennent souvent à l'heure du déjeuner, ni les habitants du secteur qui passent en rentrant du travail, le soir, ou du marché, le dimanche midi ».
En complément des ventes à la ferme, ce domaine produisant 200 à 300 hectolitres par an livre deux cavistes principaux et une trentaine de restaurants. Les exploitantes participent aussi à cinq magasins de producteurs. Depuis le site internet de l'entreprise, entièrement créé et mis à jour en interne (comme les étiquettes), le domaine pratique enfin la vente en ligne à l'échelle de l'Hexagone, par le biais du portail internet Ocavo.com. « Nous nous demandons régulièrement ce que nous pourrions faire de plus à l'échelle du Gaec pour nous faire connaître, mais nous ne voyons pas », avoue Béatrice Meunier.
Cécile Fandos
A Sermérieu, chez les deux viticultrices qui ont obtenu ce résultat, on a pourtant accueilli la nouvelle avec sérénité. Il faut dire que, l'an dernier, Béatrice et Martine Meunier ont déjà obtenu des notes de dégustation proches du sésame ouvrant l'accès aux médailles d'or (80/100) et que leur Chardonnay 2007 a été médaillé de bronze au dernier concours des vins de Lyon, au printemps.
Un gage de qualité
Plus généralement, « nous travaillons notre image de marque, explique Martine Meunier. C'est pourquoi nous nous inscrivons dans une démarche territoriale, tout en misant sur la qualité. Ces médailles donnent de la visibilité aux Balmes dauphinoises, qui figurent auprès de grands vins, puisque le guide Gilbert et Gaillard référence peu de vins de pays. La reconnaissance du « très bon niveau » de nos vins permet aussi de changer l'image, trop souvent péjorative, des vins de pays. On ne peut plus craindre d'être déçu en achetant un de ces vins. Même si l'impact commercial de telles médailles est limité, elles constituent des garanties pour les clients. Nous devrions donc renouveler notre inscription aux dégustations de Gilbert et Gaillard l'an prochain ».
Cette stratégie s'inscrit dans l'histoire de ce domaine de six hectares du plateau de Crémieu, faisant partie du vignoble des Balmes dauphinoises, en passe d'obtenir la reconnaissance de l'indication géographique protégée (IGP) Isère avec celui des coteaux du Grésivaudan. Ayant pris la suite de leurs parents respectivement en 2001 et 2008, Martine et Béatrice sont la sixième génération de Meunier à l'exploiter, mais pas les premières à viser la qualité : des vins de Sermérieu ont été primés au salon de l'agriculture depuis les années 1970. « Nous ne participons plus au concours général agricole, car nous n'ajoutons pas de levure dans nos vins, précise Martine Meunier, l'aînée des deux sœurs. Ils ne sont pas prêts lorsque les échantillons de dégustation sont prélevés. Et même s'ils pouvaient être notés, nous ne pourrions pas nous prévaloir des prix obtenus, puisque les macarons doivent être utilisés dans l'année en cours ». Or, outre leurs choix de n'utiliser que des traitements naturels, de vendanger à la main, de ne proposer que des mono-cépages et de ne pas ajouter de levure, les viticultrices ont aussi décidé de faire vieillir la plupart de leurs vins pendant trois ans.
Un outil de vente
S'ils ne montent plus à Paris, les vins Meunier font en revanche l'objet de nombreuses opérations de promotion, depuis les foires aux vins et aux produits régionaux du Nord-Isère jusqu'aux séances de dégustation par des clubs œnologiques, en passant par le démarchage des offices de tourisme de la région, les portes ouvertes avec la chambre d'agriculture ou le label Vigneron indépendant, l'accueil de cars de touristes comme de plus petits groupes... « Pour nous, tout cela fait partie du commerce, commente Martine Meunier. Nous sommes ouverts six jours et demi sur sept et nous ne rechignons pas à recevoir ni les vacanciers hollandais qui viennent souvent à l'heure du déjeuner, ni les habitants du secteur qui passent en rentrant du travail, le soir, ou du marché, le dimanche midi ».
En complément des ventes à la ferme, ce domaine produisant 200 à 300 hectolitres par an livre deux cavistes principaux et une trentaine de restaurants. Les exploitantes participent aussi à cinq magasins de producteurs. Depuis le site internet de l'entreprise, entièrement créé et mis à jour en interne (comme les étiquettes), le domaine pratique enfin la vente en ligne à l'échelle de l'Hexagone, par le biais du portail internet Ocavo.com. « Nous nous demandons régulièrement ce que nous pourrions faire de plus à l'échelle du Gaec pour nous faire connaître, mais nous ne voyons pas », avoue Béatrice Meunier.