Accès au contenu
Cerise

Le Foll annonce l'arrêt des importations de pays qui traitent au diméthoate

Le ministre a par ailleurs annoncé l'autorisation prochaine du spinetoram sur la culture de cerises et l'indemnisation des pertes économiques liées à la drosophile Suzukii en 2016.
Le Foll annonce l'arrêt des importations de pays qui traitent au diméthoate

A la suite de sa rencontre avec les professionnels de la filière cerise le 19 avril, le ministre de l'Agriculture a annoncé, dans un communiqué, que l'interdiction des importations de cerises provenant de pays qui traitent au diméthoate s'appliquera « dès cette semaine ». Il a ajouté que « l'Espagne, l'Italie, la Pologne, la Grèce et la Slovénie » ont annoncé leur intention de ne pas autoriser le produit. En 2014, les importations françaises de cerises provenaient principale d'Espagne et d'Allemagne. Les principaux producteurs européens sont la Pologne, l'Italie, la Hongrie et la France.

Le ministre a par ailleurs annoncé l'autorisation prochaine du spinetoram sur la culture de cerises, et l'indemnisation des pertes économiques liées à la drosophile Suzukii en 2016. Il a également annoncé une rencontre avec l'aval de la filière (produits à base de cerise), « dès la semaine prochaine », afin « d'anticiper les impacts et les solutions à mettre en œuvre à l'aval de la filère ».

La FNPF satisfaite

Après son entrevue avec le ministre de l'Agriculture, le président de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF), Luc Barbier, s'est dit « rassuré sur la volonté du ministre d'aller au bout de sa logique (l'interdiction du diméthoate, ndlr), même si ce n'est pas la nôtre », interrogé le 20 avril par Agra Presse. Toutefois l'Espagne va accepter les importations depuis des pays qui l'utilisent, note Luc Barbier, qui s'interroge sur d'éventuelles ré-exportations. « Quid des importations de produits transformés ? », demande-t-il également. « Soit le diméthoate est dangereux, soit il ne l'est pas! Il va falloir que le ministre soit cohérent ». La FNPF a demandé une dérogation de 120 jours pour l'utilisation de trois produits. Luc Barbier reste très inquiet pour la récolte, sur laquelle des premiers dégâts auraient été observés en PACA : « On entre dans une zone inconnue. En 2014, on a perdu 40% de la récolte, et on avait le diméthoate. »

Source : Agra