Laval
Le gîte, comme activité de diversification agricole
TEMOIGNAGE/ Agricultrice à Laval, Jacqueline Rebuffet a ouvert un premier gîte en 1998. Elle fait aujourd'hui partie du réseau gîte de France et Bienvenue à la ferme, et apporte son témoignage sur cette activité complémentaire.
Si elle s'est lancée dans l'ouverture de gîte, c'était avant tout pour diversifier l'activité de son exploitation agricole, qu'elle a reprise de sa famille. « Je possède un troupeau de 35 animaux, des vaches de race Blonde d'Aquitaine et je ne peux pas agrandir mon bâtiment. J'ai donc commencé par vendre ma viande en direct, créer un local pour vendre les produits issus de mes arbres fruitiers, et je me suis dit qu'il serait peut-être bien de miser sur le tourisme, en ouvrant un gîte », détaille Jacqueline Rebuffet, exploitante à Laval faisant partie du réseau gîte de France et Bienvenue à la ferme.
Une activité qu'elle connaît bien, puisqu'elle est issue d'une famille agricole ayant déjà expérimenté cela, tout comme la famille de son mari. C'est donc en terrain plus ou moins connu qu'elle s'est aventurée en 1998, en ouvrant son premier gîte. Puis, un deuxième gîte, quelques années plus tard. Aujourd'hui, elle peut accueillir quatre à cinq personnes. « Mais attention, prévient-elle, ce n'est pas la poule aux œufs d'or. En 2008, l'activité a commencé à diminuer et nous avons été obligé de mettre en location longue durée notre premier gîte. En 2010, notre chiffre d'affaires était de 6 600 euros ».
« Il faut aimer communiquer »
Car la crise financière est passée par là, et elle constate que les gens partent moins longtemps en vacances, et réservent souvent à la dernière minute en essayant de trouver le meilleur tarif. « Pour l'instant, je n'ai aucune réservation pour cet hiver, mais cela fonctionne par vague. On m'appelle en septembre pour Noël et en novembre pour février », précise-t-elle, tout en reconnaissant avoir « deux petits handicaps : je n'ai que deux chambres et bien souvent, ce sont les gîtes à trois chambres les plus demandés. Elles sont en étage, ce qui peut limiter la clientèle ».
Malgré tout cela, Jacqueline Rebuffet ne se lasse pas d'accueillir les gens. Au contraire ! « J'aime discuter, communiquer avec les gens... Ici, nous avons pas mal de clients qui viennent rendre visite à des amis ou des membres de leur famille. D'autres découvrent la région, la vie à la ferme... On leur explique en quoi consiste notre métier, quelles sont les réalités de la pression foncière, notre patrimoine en leur indiquant ce qu'il y a à visiter. Le top est d'avoir fait soi-même les visites pour les conseiller au mieux », souligne cette agricultrice, également adjointe au maire dans sa commune et présidente de la commission agricole au sein de l'Espace Belledonne.
Aujourd'hui, un peu plus de dix ans après s'être lancé le défi de la diversification, elle assure ne pas regretter son choix « car tous ces moments d'échange sont très enrichissants. Et surtout, cela a porté ses fruits. Ce complément de revenu m'a permis de m'installer correctement ».
Lucile Ageron
Une activité qu'elle connaît bien, puisqu'elle est issue d'une famille agricole ayant déjà expérimenté cela, tout comme la famille de son mari. C'est donc en terrain plus ou moins connu qu'elle s'est aventurée en 1998, en ouvrant son premier gîte. Puis, un deuxième gîte, quelques années plus tard. Aujourd'hui, elle peut accueillir quatre à cinq personnes. « Mais attention, prévient-elle, ce n'est pas la poule aux œufs d'or. En 2008, l'activité a commencé à diminuer et nous avons été obligé de mettre en location longue durée notre premier gîte. En 2010, notre chiffre d'affaires était de 6 600 euros ».
« Il faut aimer communiquer »
Car la crise financière est passée par là, et elle constate que les gens partent moins longtemps en vacances, et réservent souvent à la dernière minute en essayant de trouver le meilleur tarif. « Pour l'instant, je n'ai aucune réservation pour cet hiver, mais cela fonctionne par vague. On m'appelle en septembre pour Noël et en novembre pour février », précise-t-elle, tout en reconnaissant avoir « deux petits handicaps : je n'ai que deux chambres et bien souvent, ce sont les gîtes à trois chambres les plus demandés. Elles sont en étage, ce qui peut limiter la clientèle ».
Malgré tout cela, Jacqueline Rebuffet ne se lasse pas d'accueillir les gens. Au contraire ! « J'aime discuter, communiquer avec les gens... Ici, nous avons pas mal de clients qui viennent rendre visite à des amis ou des membres de leur famille. D'autres découvrent la région, la vie à la ferme... On leur explique en quoi consiste notre métier, quelles sont les réalités de la pression foncière, notre patrimoine en leur indiquant ce qu'il y a à visiter. Le top est d'avoir fait soi-même les visites pour les conseiller au mieux », souligne cette agricultrice, également adjointe au maire dans sa commune et présidente de la commission agricole au sein de l'Espace Belledonne.
Aujourd'hui, un peu plus de dix ans après s'être lancé le défi de la diversification, elle assure ne pas regretter son choix « car tous ces moments d'échange sont très enrichissants. Et surtout, cela a porté ses fruits. Ce complément de revenu m'a permis de m'installer correctement ».