Le jeu collectif du GDS
Pour le Groupement de défense sanitaire de l'Isère, qui a tenu son assemblée générale fin mars à Rives, la lutte contre la BVD (Diarrhée Virale Bovine) s'inscrit comme une priorité. D'où le renforcement de la lutte dédiée.
« La BVD est une maladie qui court toujours dans le département, alors que les conséquences économiques de sa présence dans les élevages sont très importantes (de l'ordre de 10 à 15 000 euros) », explique Grégoire Malaval, directeur du GDS. Afin que la lutte soit plus efficace, un programme régional a été mis en place. En vigueur depuis le 1er janvier, il intègre quatre mesures communes. Il s'agit, pour les éleveurs, de contrôler tous les animaux entrants dans leur élevage, de ne sortir que des animaux non IPI (Infecté permanent immunotolérant), de surveiller son troupeau (en faisant des analyses du lait pour les élevages laitiers et en participant au sondage annuel proposé par le GDS pour les troupeaux allaitants), et de ne pas garder d'animaux contaminés chez soi.
Pour accompagner les éleveurs dans leur démarche, un nouveau barême de financement vient d'être instauré. Il indemnise à hauteur de 77 euros les animaux IPI. « Il est important que les éleveurs se séparent rapidement (dans les 15 jours) des animaux très contaminants. Avec le précédent barème, ce n'était pas évident. Nous espérons que cette nouvelle grille les encouragera davantage », souligne Grégoire Malaval.
Acteurs du sanitaire
Si le rapprochement avec les GDS d'autres départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes est déjà lancé pour le sanitaire, la mutualisation est aussi en cours dans d'autres domaines. Comme l'indique Jean-Yves Bouchier, président du GDS de l'Isère, « il nous faut œuvrer vers de nouveaux horizons, mettre en place des partenariats avec des GDS des départements voisins pour mettre en commun nos moyens, unifier l'offre de service, les cotisations... ». Le président a aussi rappelé l'importance du rapport entre la structure et ses adhérents. « Il est vital que, demain, les éleveurs soient davantage acteurs du sanitaire de leur exploitation et que le GDS soit le partenaire naturel vers lequel ils se tournent. Notre action ne doit plus être perçue comme une contrainte ou un mal nécessaire, mais comme une opportunité pour améliorer la rentabilité et la sécurité des élevages ».
L'embauche d'une nouvelle vétérinaire, Laura Cauquil, a vocation à renforcer cet accompagnement auprès des éleveurs. Des formations et des visites vont être organisées prochainement.
Isabelle Brenguier