Saint-Pierre-de-Bressieux
Le réseau de chaleur débouché de la forêt communale
S'équiper d'une chaudière au bois déchiqueté, cela a du sens pour une collectivité si elle maîtrise son approvisionnement en plaquettes. En faisant le choix du bois, Saint-Pierre-de-Bressieux a gagné en autonomie énergétique.
Avec un arbre pour logo, Saint-Pierre-de-Bressieux affiche clairement son identité : la commune est forestière. Propriétaire de 200 hectares de forêts gérés par l'office national des forêts, elle peinait à mener à bien toutes les coupes nécessaires, du fait de la baisse du nombre d'affouagistes, passé d'environ 80 à une cinquantaine en quelques années. « Comme en parallèle le prix du fioul augmentait, nous avons décidé de nous équiper d'une chaufferie d'une puissance de 220 kW reliée à un réseau de chaleur desservant l'ensemble des bâtiments communaux », raconte Yvon Carra, le maire.
Mise en service en octobre 2007, la chaudière au bois déchiqueté de Saint-Pierre-de-Bressieux consomme chaque année environ 400 mètres cubes apparents de plaquettes (MAP) à 25 % d'humidité (trois ans après la coupe). Comme la commune dispose d'un hangar de stockage, l'équipement possède une autonomie de un an. Une vis sans fin achemine le combustible vers la chaudière en fonction des besoins de chauffage. Le silo doit simplement être rechargé une fois par semaine, une tâche qui, avec l'entretien de la chaudière, lui aussi hebdomadaire, « permet de mieux gérer le personnel communal en générant du travail en hiver », souligne Yvon Carra.
Un bilan surtout qualitatif
En cette quatrième saison de chauffe, l'édile tire un bilan globalement positif de l'installation, qui a coûté près de 400 000 euros, dont plus de la moitié à la charge de la commune (grâce à des subventions du Département, de la Région, de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, et de l'Europe encore généreuses). « Comme le cours du fioul a baissé suite à l'étude de faisabilité, les économies réalisées en nous chauffant au bois sont moins importantes que prévues, détaille Yvon Carra. Elles n'excèdent pas deux à trois mille euros par an. Le retour sur investissement risque donc d'être un peu plus long qu'anticipé. Mais nous avons gagné en confort. Le personnel municipal ne se plaint plus du froid et, comme nous maintenons une température de quinze degrés tout au long de l'hiver, les salles de réunions sont rapidement chaudes. Nous sommes profondément convaincus de l'intérêt de l'investissement et avons commencé à nous impliquer dans la production de plaquettes en adhérant à la Cuma bois énergie du Dauphiné. Cela nous revient moins cher que de passer par un prestataire et simplifie considérablement la gestion, dans la mesure où nous n'avons plus besoin de passer par un appel d'offres ».
Bien que ce projet réussi ait attiré l'attention de nombreuses communes venues visiter l'installation, l'expérience n'est pas transposable partout. « Le bois énergie est à la mode, mais cela n'a pas forcément de sens de s'équiper d'une chaufferie si l'on n'a pas de bois », estime Yvon Carra.
Cécile Fandos
Mise en service en octobre 2007, la chaudière au bois déchiqueté de Saint-Pierre-de-Bressieux consomme chaque année environ 400 mètres cubes apparents de plaquettes (MAP) à 25 % d'humidité (trois ans après la coupe). Comme la commune dispose d'un hangar de stockage, l'équipement possède une autonomie de un an. Une vis sans fin achemine le combustible vers la chaudière en fonction des besoins de chauffage. Le silo doit simplement être rechargé une fois par semaine, une tâche qui, avec l'entretien de la chaudière, lui aussi hebdomadaire, « permet de mieux gérer le personnel communal en générant du travail en hiver », souligne Yvon Carra.
Un bilan surtout qualitatif
En cette quatrième saison de chauffe, l'édile tire un bilan globalement positif de l'installation, qui a coûté près de 400 000 euros, dont plus de la moitié à la charge de la commune (grâce à des subventions du Département, de la Région, de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, et de l'Europe encore généreuses). « Comme le cours du fioul a baissé suite à l'étude de faisabilité, les économies réalisées en nous chauffant au bois sont moins importantes que prévues, détaille Yvon Carra. Elles n'excèdent pas deux à trois mille euros par an. Le retour sur investissement risque donc d'être un peu plus long qu'anticipé. Mais nous avons gagné en confort. Le personnel municipal ne se plaint plus du froid et, comme nous maintenons une température de quinze degrés tout au long de l'hiver, les salles de réunions sont rapidement chaudes. Nous sommes profondément convaincus de l'intérêt de l'investissement et avons commencé à nous impliquer dans la production de plaquettes en adhérant à la Cuma bois énergie du Dauphiné. Cela nous revient moins cher que de passer par un prestataire et simplifie considérablement la gestion, dans la mesure où nous n'avons plus besoin de passer par un appel d'offres ».
Bien que ce projet réussi ait attiré l'attention de nombreuses communes venues visiter l'installation, l'expérience n'est pas transposable partout. « Le bois énergie est à la mode, mais cela n'a pas forcément de sens de s'équiper d'une chaufferie si l'on n'a pas de bois », estime Yvon Carra.