Le risque d’un nouveau choc pétrolier existe
L'agence internationale de l'énergie alerte. Dans un rapport dévoilé mercredi 16 novembre, l'AIE souligne le risque de flambée des prix du pétrole dans les années à venir. En cause, la très forte réduction des investissements dans les projets d'exploration et de production enregistrée en 2015 de plus de 200 milliards de dollars à cause de la chute des cours de l'or noir. Avec 580 milliards de dollars d'investissement, c'est le plus bas niveau enregistré depuis 1950, s'alarme l'organisme. De plus, les dépenses d'exploration et de production ont encore baissé en 2016, de 140 milliards estime l'agence. Pour éviter une rupture d'approvisionnement, les investissements devraient se situer à environ 700 milliards de dollars par an, nécessitant un prix moyen du baril à 80 dollars, affirme l'AIE. On en est loin puisque le baril est passé sous la barre des 80 dollars depuis deux ans exactement. Depuis la mi-2015, il oscille entre 40 et 50 dollars/le baril. En octobre 2015, suite au possible accord de l'Opep visant à réduire la production de pétrole, le prix du baril a nettement augmenté de près de 10 %, pour atteindre un cours moyen pour octobre de 49,70 dollars. Depuis, il est reparti à la baisse fin octobre pour atteindre un plus bas à 43 dollars le 11 novembre. Il s'établit autour de 45 dollars actuellement. Aussi, l'AIE craint qu'une possible augmentation brutale des cours du pétrole se produise dans les années à venir du fait du désinvestissement. Un nouveau choc pétrolier qui fragiliserait les secteurs exposés au prix du baril.