Jeux de société
Le thème porteur de l'agriculture
S'il est un domaine dans lequel l'agriculture remporte un franc succès, c'est bien celui du jeu de société. Alors, pour oublier un peu les cours changeants des matières agricoles en abordant le métier de manière ludique ou rappeler leurs origines agricoles à des proches, il y a l'embarras du choix !
Rien de comparable avec le Monopoly ou le Scrabble. Mais, dans la base de données internationale sur les jeux de société Boardgamegeek.com, la recherche par thème donne trois pages de résultats pour les jeux agricoles, contre seulement deux pour les jeux médicaux et une pour l'industrie. C'est dire le poids de l'agriculture dans le monde du jeu, en plein essor depuis une dizaine d'années. Des Allemands Haba ou Selecta au Français Asmodée, beaucoup d'éditeurs de jeux s'y sont mis. Pléthore de jeux agricoles ont ainsi vu le jour. Il s'agit tantôt de ramener le troupeau à la bergerie avant que l'orage n'éclate (« Mimi, le mouton ») ou que le petit pont de bois que doivent emprunter les moutons ne soit emporté par la tempête (« Hop, hop, hop ! »), tantôt de retrouver les animaux réfugiés dans différents recoins de l'étable après l'orage (« Ma petite ferme »).
Certains, comme « A la campagne », où les joueurs doivent réunir les ingrédients nécessaires à la fabrication d'un gâteau aux pommes, sont exclusivement destinés aux enfants. Mais les adultes peuvent jouer à la plupart des jeux de société à thématique agricole. Des jeux comme « Demetra », où il faut faire prospérer son pays par la voie agricole, ou « Prime aux cochons », où il faut constituer le plus beau cheptel possible à la foire aux bestiaux tout en gérant l'alimentation des animaux, ne sont d'ailleurs pas accessibles aux moins de huit ans.
Ces jeux ne sont pas toujours réalistes. Selecta a ainsi édité un jeu dans lequel les joueurs incarnent des éleveurs devant rassembler leur troupeau pour les emmener chez le vétérinaire (« Venga-venga ! »). De même, dans « Curli kuller », Bertram le cultivateur défend son champ de salades avec un épouvantail. Et dans « Le voleur de carottes », il suffit de récolter quatre carottes pour gagner, tandis que dans « Cheptel », dix vaches suffisent à constituer un troupeau.
Ces quelques exemples prouvent cependant que les créateurs de jeux ont bien intégré la variété des calamités agricoles. Ravageurs, sécheresse, animaux errants, etc. constituent autant d'évènements pimentant les parties.
Dossier réalisé par Cécile Fandos
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Une star : Agricola
Il a été épuisé assez vite après son lancement, en 2008. Puis ses fans ont longtemps attendu une extension. Primé dans de multiples festivals de jeux, « Agricola » est la star des jeux de société à thématique agricole. Son distributeur en France, Ystari games, n'hésite d'ailleurs pas à le qualifier de « perle ludique ». Il a été vendu à plus de 10 000 exemplaires en France, selon le site spécialisé Trictrac.net, dont le gérant, Monsieur Phal, explique : « Agricola a dépassé sa cible, à savoir les habitués de la chose ludique, qui cherchent surtout des mécaniques sophistiquées. Le système de jeu a beau être complexe, les parties ont beau durer deux heures en moyenne, ce jeu est facile à appréhender et il plaît ».
Un thème frustrant mais accrocheur
Il faut pourtant vouloir se mettre dans la peau d'une famille de paysans d'Europe centrale à la fin du XVIIe siècle. Il est difficile de survivre, encore plus de prospérer... et donc de gagner ! « Le jeu n'offre qu'une possibilité de victoire : faire de tout (construire sa maison, cultiver des plantes, élever des animaux...) et le faire bien, note ainsi Jobjob03 dans le forum de Trictrac.net. J'ai pris de belles déculottées lors de mes premières parties. La frustration a failli me faire regretter mon achat. Mais, après d'autres parties, même si le jeu est un peu linéaire, je trouve que c'est tout de même une belle réussite ludique, avec de jolis choix cornéliens et une version solo très intéressante ».
Même si d'autres membres du forum critiquent le manque d'interactivité du jeu, un côté répétitif, avouent que « le thème ne (les) fait pas rêver » ou qu'« ensemencer des moutons et transformer des champs en nourriture a fini par (les) lasser », Agricola est bel et bien un succès, dont le thème « sympa, ramène à l'enfance ». Et surtout entretient le suspens. « C'est jouissif de finir par une belle ferme quand on sait toutes les difficultés que l'on a dû contourner », commente ainsi Christophe.
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Quelques coups d'oeil sur le Sud
Plusieurs jeux de société sur l'agriculture constituent une bonne approche des problématiques de développement agricole dans les pays du Sud. Dans « Bonhanza », les joueurs incarnent des planteurs de haricots soumis à une coopérative toute puissante et obligés d'acheter toutes les graines qu'elle leur fournit. Tandis que « Santiago » souligne le rôle crucial de l'irrigation, les joueurs (qui gèrent des plantations de bananes ou de poivrons) pouvant être amenés à soudoyer le creuseur de canal. Dans « Le négocio », qui explique le commerce équitable, il s'agit de vendre son café sur le marché mondial. Parmi les jeux créés par des associations humanitaires, on peut enfin signaler « Tiers-mondopoly », qui met en scène des paysans du tiers-monde soumis à de multiples aléas, à commencer par le climat.
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Le riche exemple de l'élevage ovin
« Attrapez mes moutons », « Guerre et bêêêh », « Hello Dolly ! », « La guerre des moutons », « Le jeu du berger »... La liste des jeux de société ayant pour thème l'élevage de moutons est impressionnante ! Ils abordent différentes problématiques propres à l'activité ovine, comme le surpâturage, le rassemblement du troupeau en alpage et, bien sûr, la menace du loup.
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Une question à Monsieur Phal, gérant du site sur les jeux de société Trictrac.net
Comment expliquer l'inflation de jeux de société sur l'agriculture ?
Cela participe d'un mouvement général. Le renouveau des jeux de société est venu de l'Allemagne, qui ont lancé une nouvelle façon de jouer, sans s'affronter, à une époque où la plupart des jeux intéressants pour les adultes étaient des jeux guerriers. Avec « Les colons de Catane », en 1997, on a commencé à jouer sans s'affronter, ce qui a beaucoup plu aux femmes et a engendré un énorme succès. L'agriculture est un thème porteur pour ces jeux de gestion, du fait de la relative complexité de cette activité. Beaucoup de créateurs de jeux l'ont donc utilisé, car il est plus facile à appréhender que d'autres. Si aucun jeu agricole n'est devenu un blockbuster comme le Monopoly ou le jeu de cartes Uno, certains (dont Agricola) ont réussi à sortir des boutiques spécialisées et ont remporté un véritable succès commercial, essentiellement parce que le thème agricole n'est pas plaqué sur la mécanique de jeu. La ferme et ses animaux sont un support populaire, car nous avons tous un lien direct ou indirect avec l'agriculture et nous apprécions généralement de nous plonger dans cet univers par le biais du jeu.
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Yves Renou, l'agriculteur devenu éditeur de jeux de société
Spécialement créées pour le lancement du jeu « Baccade », sur les porcs de race Cul noir du Limousin, en 1999, les éditions Paille ont connu un bel essor, passant de quelques commerces du Limousin proposant Baccade en dépôt-vente au départ, à un réseau de près de 500 boutiques (auxquels s'ajoutent quelques 300 magasins dans six autres pays) aujourd'hui. En une décennie, l'entreprise a aussi recruté trois salariés et son fondateur, Yves Renou, auparavant éleveur, a arrêté l'agriculture pour se consacrer pleinement à sa nouvelle activité. Deux autres jeux sur les vaches et les ânes ont vu le jour. Un quatrième, « Le mouton rebêêêêle », est sur le point de sortir. Et la société est devenue distributrice de 70 jeux de société dont le très remarqué Dixit, primé onze fois dans huit pays différents depuis son lancement l'an dernier. Florissante, l'entreprise vient de racheter Bille en brousse, un atelier de fabrication de billes en terre qui aurait disparu si Paille éditions ne s'était pas penché sur son sort.
Dans un contexte où le nombre de jeux de société édités chaque année explose, cette trajectoire est remarquable. Mais il est encore plus intéressant de noter que c'est sa condition d'agriculteur qui a permis à Yves Renou de se démarquer de la concurrence lors de la sortie de Baccade. « Une fois que nous avons remis sur pied la race Cul noir du Limousin, avec mes collègues éleveurs de porc, nous avons cherché comment en faire la promotion. Personne ne croyait à l'idée du jeu. Moi-même, je ne m'attendais pas à ce que cela attire particulièrement l'attention. Mais cela ne m'a pas empêché de plancher sur cette idée car, contre la routine et face aux contraintes croissantes, je ressentais le besoin de m'aérer, raconte Yves Renou.
Par la grâce des médias
Et puis, très vite, nous avons eu des retours très positifs sur le jeu. Un magasin bordelais nous a demandé de le livrer, puis un autre à Paris. Les premiers articles de presse parus ont suscité un véritable emballement, qui a fait qu'au bout d'un an, nous étions dans une centaine de boutiques. Au départ, je ne souhaitais pas répondre aux questions des journalistes, mais mon histoire les intéressait et cela nous a permis de nous développer beaucoup plus vite qu'avec le bouche à oreille ».
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Le jeu comme outil de communication
Interpellés par le succès de « Baccade », la Confédération paysanne et les centres d'intiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural (Civam) ont édité leurs propres jeux : « Si j'étais paysan » (créé par Yves Renou) et « L'agriculteur en herbe ». Dans un autre registre, John Deere a fait éditer sa propre version du Monopoly afin de raconter l'histoire de l'équimentier et de « célébrer l'esprit entrepreneurial du fondateur de l'entreprise » de façon ludique. Quant à l'éditeur Cocktail games, il agrémente le jeu « 22 pommes » d'un petit livret sur la pomme, son histoire, les différentes variétés existantes et comprenant même une recette.
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Certains, comme « A la campagne », où les joueurs doivent réunir les ingrédients nécessaires à la fabrication d'un gâteau aux pommes, sont exclusivement destinés aux enfants. Mais les adultes peuvent jouer à la plupart des jeux de société à thématique agricole. Des jeux comme « Demetra », où il faut faire prospérer son pays par la voie agricole, ou « Prime aux cochons », où il faut constituer le plus beau cheptel possible à la foire aux bestiaux tout en gérant l'alimentation des animaux, ne sont d'ailleurs pas accessibles aux moins de huit ans.
Ces jeux ne sont pas toujours réalistes. Selecta a ainsi édité un jeu dans lequel les joueurs incarnent des éleveurs devant rassembler leur troupeau pour les emmener chez le vétérinaire (« Venga-venga ! »). De même, dans « Curli kuller », Bertram le cultivateur défend son champ de salades avec un épouvantail. Et dans « Le voleur de carottes », il suffit de récolter quatre carottes pour gagner, tandis que dans « Cheptel », dix vaches suffisent à constituer un troupeau.
Ces quelques exemples prouvent cependant que les créateurs de jeux ont bien intégré la variété des calamités agricoles. Ravageurs, sécheresse, animaux errants, etc. constituent autant d'évènements pimentant les parties.
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Il a été épuisé assez vite après son lancement, en 2008. Puis ses fans ont longtemps attendu une extension. Primé dans de multiples festivals de jeux, « Agricola » est la star des jeux de société à thématique agricole. Son distributeur en France, Ystari games, n'hésite d'ailleurs pas à le qualifier de « perle ludique ». Il a été vendu à plus de 10 000 exemplaires en France, selon le site spécialisé Trictrac.net, dont le gérant, Monsieur Phal, explique : « Agricola a dépassé sa cible, à savoir les habitués de la chose ludique, qui cherchent surtout des mécaniques sophistiquées. Le système de jeu a beau être complexe, les parties ont beau durer deux heures en moyenne, ce jeu est facile à appréhender et il plaît ».Un thème frustrant mais accrocheur
Il faut pourtant vouloir se mettre dans la peau d'une famille de paysans d'Europe centrale à la fin du XVIIe siècle. Il est difficile de survivre, encore plus de prospérer... et donc de gagner ! « Le jeu n'offre qu'une possibilité de victoire : faire de tout (construire sa maison, cultiver des plantes, élever des animaux...) et le faire bien, note ainsi Jobjob03 dans le forum de Trictrac.net. J'ai pris de belles déculottées lors de mes premières parties. La frustration a failli me faire regretter mon achat. Mais, après d'autres parties, même si le jeu est un peu linéaire, je trouve que c'est tout de même une belle réussite ludique, avec de jolis choix cornéliens et une version solo très intéressante ».
Même si d'autres membres du forum critiquent le manque d'interactivité du jeu, un côté répétitif, avouent que « le thème ne (les) fait pas rêver » ou qu'« ensemencer des moutons et transformer des champs en nourriture a fini par (les) lasser », Agricola est bel et bien un succès, dont le thème « sympa, ramène à l'enfance ». Et surtout entretient le suspens. « C'est jouissif de finir par une belle ferme quand on sait toutes les difficultés que l'on a dû contourner », commente ainsi Christophe.
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Plusieurs jeux de société sur l'agriculture constituent une bonne approche des problématiques de développement agricole dans les pays du Sud. Dans « Bonhanza », les joueurs incarnent des planteurs de haricots soumis à une coopérative toute puissante et obligés d'acheter toutes les graines qu'elle leur fournit. Tandis que « Santiago » souligne le rôle crucial de l'irrigation, les joueurs (qui gèrent des plantations de bananes ou de poivrons) pouvant être amenés à soudoyer le creuseur de canal. Dans « Le négocio », qui explique le commerce équitable, il s'agit de vendre son café sur le marché mondial. Parmi les jeux créés par des associations humanitaires, on peut enfin signaler « Tiers-mondopoly », qui met en scène des paysans du tiers-monde soumis à de multiples aléas, à commencer par le climat.
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« Attrapez mes moutons », « Guerre et bêêêh », « Hello Dolly ! », « La guerre des moutons », « Le jeu du berger »... La liste des jeux de société ayant pour thème l'élevage de moutons est impressionnante ! Ils abordent différentes problématiques propres à l'activité ovine, comme le surpâturage, le rassemblement du troupeau en alpage et, bien sûr, la menace du loup.
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Comment expliquer l'inflation de jeux de société sur l'agriculture ?
Cela participe d'un mouvement général. Le renouveau des jeux de société est venu de l'Allemagne, qui ont lancé une nouvelle façon de jouer, sans s'affronter, à une époque où la plupart des jeux intéressants pour les adultes étaient des jeux guerriers. Avec « Les colons de Catane », en 1997, on a commencé à jouer sans s'affronter, ce qui a beaucoup plu aux femmes et a engendré un énorme succès. L'agriculture est un thème porteur pour ces jeux de gestion, du fait de la relative complexité de cette activité. Beaucoup de créateurs de jeux l'ont donc utilisé, car il est plus facile à appréhender que d'autres. Si aucun jeu agricole n'est devenu un blockbuster comme le Monopoly ou le jeu de cartes Uno, certains (dont Agricola) ont réussi à sortir des boutiques spécialisées et ont remporté un véritable succès commercial, essentiellement parce que le thème agricole n'est pas plaqué sur la mécanique de jeu. La ferme et ses animaux sont un support populaire, car nous avons tous un lien direct ou indirect avec l'agriculture et nous apprécions généralement de nous plonger dans cet univers par le biais du jeu.
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Par la grâce des médias
Et puis, très vite, nous avons eu des retours très positifs sur le jeu. Un magasin bordelais nous a demandé de le livrer, puis un autre à Paris. Les premiers articles de presse parus ont suscité un véritable emballement, qui a fait qu'au bout d'un an, nous étions dans une centaine de boutiques. Au départ, je ne souhaitais pas répondre aux questions des journalistes, mais mon histoire les intéressait et cela nous a permis de nous développer beaucoup plus vite qu'avec le bouche à oreille ».
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Interpellés par le succès de « Baccade », la Confédération paysanne et les centres d'intiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural (Civam) ont édité leurs propres jeux : « Si j'étais paysan » (créé par Yves Renou) et « L'agriculteur en herbe ». Dans un autre registre, John Deere a fait éditer sa propre version du Monopoly afin de raconter l'histoire de l'équimentier et de « célébrer l'esprit entrepreneurial du fondateur de l'entreprise » de façon ludique. Quant à l'éditeur Cocktail games, il agrémente le jeu « 22 pommes » d'un petit livret sur la pomme, son histoire, les différentes variétés existantes et comprenant même une recette.
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