Les apiculteurs "indignés" par le vote du Sénat
Dans un communiqué du 9 février, l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) s'indigne « face à l'inaction volontaire de l'État à porter secours à l'apiculture française en extrême difficulté ». Le 4 février dernier, la proposition de résolution visant à inviter le gouvernement français à défendre à Bruxelles l'interdiction totale des néonicotinoïdes a été massivement rejetée par les sénateurs. Pour l'Unaf, « de très nombreuses études scientifiques démontrent pourtant les liens entre la mortalité accrue des abeilles et les insecticides néonicotinoïdes ». Les sénateurs UMP ont voté contre la proposition de résolution, notamment en raison de l'absence « d'études récentes » sur la question. Par ailleurs, les apiculteurs rappellent que le gouvernement s'est exprimé clairement sur la nécessité de diminuer l'utilisation des pesticides. « Encore des annonces que les apiculteurs aimeraient voir se concrétiser ! », conclut le communiqué.
Suspension des néonicotinoïdes
De son côté, la Confédération paysanne considère ironiquement le Sénat comme un « grand protecteur » des néonicotinoïdes, après le rejet de la demande de moratoire sur cette famille d'insecticides. « La chambre haute se place aux côtés de l'Union des industries de la protection des plantes pour défendre un modèle agricole productiviste intenable contre l'intérêt général », selon un communiqué le 6 février. Le syndicat réclame d'« urgence » la suspension des néonicotinoïdes, invitant les gouvernants à « avoir le courage politique de faire le choix d'une agriculture respectueuse des hommes et de son environnement, contre la pression des lobbies de l'agriculture industrielle ».
Source : Agrafil