Uriage
Les chevaux étaient de sortie
Travail en forêt/Les chevaux, vapeur ou animaux, ont démontré toute l'utilité qu'ils pouvaient avoir dans l'entretien et l'exploitation des forêts de montagnes, lors de la journées de démonstrations organisées par l'association des communes forestières (Cofor) de l'Isère dans le cadre de la fête de la forêt de montagne d'Uriage.
Le potentiel mécanique existe et tous les travaux d'entretien de forêt peuvent être envisagés. C'est le sens que l'on pouvait donner à la journée de démonstrations de matériels organisée le 24 juin, à Uriage, dans le cadre de la fête de la forêt de montagne.
Précautions indispensables
Sous le coup de contraintes réglementaires, mais également de préoccupations environnementales nouvelles, les travaux en forêt doivent prendre diverses précautions. La protection des cours d'eaux, si minimes soient-ils, en est une, comme l'a rappelé un technicien de l'Office national des forêts. « Le respect des milieux aquatiques est important, car les passages des engins lourds et des troncs au moment du débardage, perturbe grandement l'écosystème, rapportait-il. C'est ainsi que l'on a assisté à la disparition des écrevisses dans certains ruisseaux, tandis que des crues ou des éboulements ont été provoqués par le changement de direction de petits cours d'eau à la suite du passage d'engins forestiers ». Donc, même situé loin, isolé en montagne, un chantier d'abattage peut engendrer des conséquences graves au moins économiquement, voire humainement.
Les réponses techniques existent. La mise en place de simples rondins de bois ou de buses temporaires dans le ruisseau concerné évite de nombreux problèmes. « C'est pour cette raison que des déclarations doivent être effectuées, commentait l'agent de l'ONF. L'Administration n'est pas là pour interdire une activité économique, mais pour l'accompagner et préconiser des solutions réalistes, réalisables par le maître d'oeuvre». Et de rappeler que les délais de procédure pour des travaux de franchissement « sont de deux mois maximum », mais qu'ils peuvent aller « jusqu'à six à huit mois en cas de procédure d'autorisation, pour les travaux les plus lourds ». Dans tous les cas, se rapprocher d'un technicien du centre régional de la propriété forestière (CRPF) est une sage précaution.
Combinaison animaux/machines
Dans les interventions mécaniques, toute une palette de possibilités existe. Ainsi, le débardage à l'aide d'un cheval est une solution de plus en plus fréquente, quelle que soit le travail demandé. L'indication prioritaire et quasi incontournable est celle de travaux dans les zones humides ou naturelles sensibles. Le faible encombrement du cheval, son moindre impact environnemental, constituent autant d'atouts pour ce mode d'intervention. Mais le cheval peut intervenir dans des situations plus classiques, inséré souvent alors dans la chaine des travaux forestiers. Ainsi, notamment dans le cas d'une intervention en futaie irrégulière, le travail du cheval se situe entre l'abattage et l'évacuation proprement dite des fûts. Il sort les bois sans dégâts de la parcelle jusqu'au chemin d'exploitation. Le tracteur débardeur les reprend alors à partir de cette voie d'accès, ou bien un engin à tête débardeuse les travaille sur place avant le stockage sur la zone de dépôt. Mêler donc travail mécanique et animal n'est plus inconcevable. Des porteur hippomobiles existent même. Un treuil électrique permet de charger les fûts sur la remorque tirée par plusieurs chevaux. « Nous sommes intervenus dans le massif du Taillefer, récemment, avec six chevaux et six hommes pour un chantier qui comprenait abattage, tri des fûts, broyage des rémanents, explique ????, spécialisé dans le travail à cheval. A la fin, le chantier était propre ».
Développement des débouchés en chaufferies
D'autres solutions plus lourdes existent dans l'entretien des forêts. Des débardeurs bien équipés sont capables d'intervenir avec des engins sophistiqués, des broyeurs puissants permettent également de nettoyer d'anciens chantiers lorsque beaucoup de rémanents se trouvent présents et que l'entretien est rendu difficile par la présence de branches et de chutes de coupe. Yannick ????, à la tête d'une entreprise spécialisée du secteur, reconnaît cependant que ce type de machine tourne moins qu'avant car les chantiers laissent aujourd'hui moins de déchets. Les houppiers, les branchages, sont désormais de plus en plus valorisés en plaquette bois énergie pour alimenter des chaufferies collectives. Il possède d'ailleurs un broyeur mobile pour fabriquer ces plaquettes et a démontré les capacités de cet engin tout au long du week-end.
Un nouveau métier émerge également, celui de scieur mobile. Les scieries classiques ne s'occupent généralement plus de travail à façon pour des particuliers ou pour des professionnels artisans. Menuisiers ou ébénistes se retrouvent quelquefois dépourvus quand ils veulent faire débiter un tronc particulier. Aujourd'hui existent les scieries mobiles. Thierry Achard a en fait son deuxième métier par passion, depuis un an, et a procédé à des démonstrations de débit en planches.
Jean-Marc Emprin
Précautions indispensables
Sous le coup de contraintes réglementaires, mais également de préoccupations environnementales nouvelles, les travaux en forêt doivent prendre diverses précautions. La protection des cours d'eaux, si minimes soient-ils, en est une, comme l'a rappelé un technicien de l'Office national des forêts. « Le respect des milieux aquatiques est important, car les passages des engins lourds et des troncs au moment du débardage, perturbe grandement l'écosystème, rapportait-il. C'est ainsi que l'on a assisté à la disparition des écrevisses dans certains ruisseaux, tandis que des crues ou des éboulements ont été provoqués par le changement de direction de petits cours d'eau à la suite du passage d'engins forestiers ». Donc, même situé loin, isolé en montagne, un chantier d'abattage peut engendrer des conséquences graves au moins économiquement, voire humainement.
Les réponses techniques existent. La mise en place de simples rondins de bois ou de buses temporaires dans le ruisseau concerné évite de nombreux problèmes. « C'est pour cette raison que des déclarations doivent être effectuées, commentait l'agent de l'ONF. L'Administration n'est pas là pour interdire une activité économique, mais pour l'accompagner et préconiser des solutions réalistes, réalisables par le maître d'oeuvre». Et de rappeler que les délais de procédure pour des travaux de franchissement « sont de deux mois maximum », mais qu'ils peuvent aller « jusqu'à six à huit mois en cas de procédure d'autorisation, pour les travaux les plus lourds ». Dans tous les cas, se rapprocher d'un technicien du centre régional de la propriété forestière (CRPF) est une sage précaution.
Combinaison animaux/machines
Dans les interventions mécaniques, toute une palette de possibilités existe. Ainsi, le débardage à l'aide d'un cheval est une solution de plus en plus fréquente, quelle que soit le travail demandé. L'indication prioritaire et quasi incontournable est celle de travaux dans les zones humides ou naturelles sensibles. Le faible encombrement du cheval, son moindre impact environnemental, constituent autant d'atouts pour ce mode d'intervention. Mais le cheval peut intervenir dans des situations plus classiques, inséré souvent alors dans la chaine des travaux forestiers. Ainsi, notamment dans le cas d'une intervention en futaie irrégulière, le travail du cheval se situe entre l'abattage et l'évacuation proprement dite des fûts. Il sort les bois sans dégâts de la parcelle jusqu'au chemin d'exploitation. Le tracteur débardeur les reprend alors à partir de cette voie d'accès, ou bien un engin à tête débardeuse les travaille sur place avant le stockage sur la zone de dépôt. Mêler donc travail mécanique et animal n'est plus inconcevable. Des porteur hippomobiles existent même. Un treuil électrique permet de charger les fûts sur la remorque tirée par plusieurs chevaux. « Nous sommes intervenus dans le massif du Taillefer, récemment, avec six chevaux et six hommes pour un chantier qui comprenait abattage, tri des fûts, broyage des rémanents, explique ????, spécialisé dans le travail à cheval. A la fin, le chantier était propre ».
Développement des débouchés en chaufferies
D'autres solutions plus lourdes existent dans l'entretien des forêts. Des débardeurs bien équipés sont capables d'intervenir avec des engins sophistiqués, des broyeurs puissants permettent également de nettoyer d'anciens chantiers lorsque beaucoup de rémanents se trouvent présents et que l'entretien est rendu difficile par la présence de branches et de chutes de coupe. Yannick ????, à la tête d'une entreprise spécialisée du secteur, reconnaît cependant que ce type de machine tourne moins qu'avant car les chantiers laissent aujourd'hui moins de déchets. Les houppiers, les branchages, sont désormais de plus en plus valorisés en plaquette bois énergie pour alimenter des chaufferies collectives. Il possède d'ailleurs un broyeur mobile pour fabriquer ces plaquettes et a démontré les capacités de cet engin tout au long du week-end.
Un nouveau métier émerge également, celui de scieur mobile. Les scieries classiques ne s'occupent généralement plus de travail à façon pour des particuliers ou pour des professionnels artisans. Menuisiers ou ébénistes se retrouvent quelquefois dépourvus quand ils veulent faire débiter un tronc particulier. Aujourd'hui existent les scieries mobiles. Thierry Achard a en fait son deuxième métier par passion, depuis un an, et a procédé à des démonstrations de débit en planches.