Les Gîtes de France mènent l'enquête
Les Gîtes de France Isère ont tenu leur assemblée générale mi-octobre en présence de quelques gîteurs et de visioconférenciers. Si l'activité 2019 a été satisfaisante, c'est 2020 et sa complexité, selon le président Marc Boulot, qui a retenu l'attention de tous les hébergeurs. Le président rappelle toutes les mesures mises en place en urgence dès le premier confinement : annulations, report de séjours, remboursements alors même que le personnel était en chômage partiel ou en télétravail. S'en est suivi un été « qui s'est avéré plus que positif. A ce jour, le retard de notre centrale de réservation sur l'année 2019 est de 12% ; il était monté jusqu'à 25% au plus fort de la crise en avril ». Marc Boulot tire certains enseignements de cette période exceptionnelle : un label Gîte de France particulièrement sollicité, des valeurs d'accueil, de proximité, de convivialité, de qualité et de nature qui sont autant de gages de sécurité pour la clientèle.
Accompagner la commercialisation
Le réseau n'a pas attendu d'être confronté à cette crise pour interroger son modèle économique. En 2019, il a lancé une enquête auprès du réseau des adhérents de l'Isère pour alimenter une réflexion sur l'attractivité au bénéfice des actuels propriétaires et des porteurs de projets. Pas moins de 650 propriétaires isérois, soit presque la totalité, ont été interrogés, avec un taux de retour de 40% (257), ce qui est une réelle performance.
Dans les éléments positifs, il en ressort un fort sentiment d'appartenance au réseau. L'enquête fait apparaître que tous les gîtes conjuguent une commercialisation via le réseau avec la présence sur des plateformes extérieures. La plupart du temps, il s'agit de celui des offices de tourisme (30% dans le Vercors), mais aussi d'AirBnB (20%). Quant à la perception de la marque Gîtes de France, c'est du plébiscite : puisqu'elle est positive à plus de 90% estiment les hébergeurs. « C'est un élément structurant, quel que soit le type d'hébergement, indique Henri Melhiac, administrateur. La qualité et l'image sont des critères fondamentaux, en même temps qu'ils rassurent. »
Le bémol apporté par cette enquête porte sur la modernité des outils en lien avec l'optimisation de la fréquentation des hébergements. Un quart des adhérents ne sont pas satisfaits, surtout ceux qui gèrent leurs réservations en direct. Ils pensent que Gîtes de France ne fait pas assez pour améliorer la fréquentation, contrairement à ceux qui utilisent le service de réservation...
Les attentes des gîteurs portent sur l'accompagnement dans la commercialisation des logements, les informations au sujet de la concurrence, des conseils sur la fiscalité et les possibilités d'accueil de différents types de clientèle. D'ores et déjà, le Relais s'est engagé à travailler sur ces différents points pour renforcer l'attractivité des hébergements ruraux en apportant une plus grande connaissance des services disponibles.
« Cette enquête est un tremplin pour se donner une vision des besoins », a ajouté le président. Il retient combien les propriétaires ont besoin d'être aidés notamment sur le volet technique et numérique. Enfin, sur le volet économique, le relais poursuivra ses analyses comparatives et ses simulations informatiques afin « de prendre des décisions avec prudence d'ici la fin de l'année ». Marc Boulot a aussi annoncé qu'une personne serait dédiée au prospect afin de conquérir une centaine de nouveaux adhérents d'ici 5 ans. Et la période n'a jamais été aussi propice.