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Vercors

Les JA aiment le Tour, mais pas le loup

Les JA aiment le Tour, mais pas le loup

Une bonne opération. Les Jeunes agriculteurs du Vercors sont contents de leur initiative organisée à l'occasion du passage du Tour de France sur les pentes du Vercors. Une fresque de belle taille, un message œcuménique, la visibilité était maximale. « Nous avons bien fait de le faire et de placer cette fresque à cet endroit, analyse Jérémy Jallat, JA de Saint-Nizier-du-Moucherotte. Il fallait qu'on la mette avant qu'il y ait les attaques des différents concurrents dans le peloton parce qu'après et jusqu'à l'arrivée, les images télévisuelles se concentrent sur la course et non plus sur le paysage. Là, les démarrages des concurrents ont commencé 1,5 km après. » Donc un beau passage télévisuel filmé par les hélicoptères de France Télévision, d'autant plus que juste à côté de la fresque la tente d'un gros sponsor, Tissot, s'était installé indûment et sans autorisation dans la parcelle. Mais cette intrusion a permis une séquence obligée des images de l'ensemble des installations, donc de l'œuvre des JA.

Travail diurne et nocturne

Et cela aurait été dommage de ne rien avoir. Car les jeunes du canton se sont préparés à l'événement depuis le printemps. Quoi faire ? Comment le faire ? Le message a été trouvé au cours de l'été, et Quentin Argoud-Puy, président du canton JA du Vercors, a passé beaucoup de temps a mesuré, évalué les besoins en bottes de paille pour tracer les lettres. « Il en a fallu près de 200, révèle Jérémy Jallat, car il fallait que les lettres soient assez grosses pour être lisibles. » Il a fallu aussi au dernier moment, gérer le parc des vaches qui paissaient dans le champ et amener toutes les bottes rondes requises. Une grosse journée à une dizaine de jeunes a été nécessaire pour l'installation. Cerise sur le gâteau, des volontaires n'ont pas hésité à passer une partie de la nuit entre le lundi et le mardi à inscrire « le loup nous tue » sur le tracé de la course entre le col de Comboire à Claix (où avait eu lieu une attaque sur des brebis début avril) et le plateau du Vercors. « On a pu compter 16 inscriptions », souligne Jérémy Jallat, qui suit le dossier de la prédation lupine pour les JA du département. Les réalités sont toujours bonnes à rappeler.

Jean-Marc Emprin