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Plantes

Les journées des plantes qui grimpent, qui grimpent

Pari réussi pour la 7e édition des Journées des plantes au château de Pupetières qui devient un rendez-vous incontournable des jardiniers amateurs.
Les journées des plantes qui grimpent, qui grimpent

Les années de grand beau temps, jusqu'à 5 000 personnes peuvent arpenter durant deux jours les allées du château de Pupetières à Châbons, dans le cadre des Journées des plantes. Le rendez-vous instauré il y a sept ans par le propiétaire du château, Aymar de Virieu, est désormais devenu un incontournable pour les amateurs de plantes et de fleurs. Les exposants l'ont bien compris et sont de plus en plus nombreux à désirer s'installer, deux jours durant, à la rencontre des jardiniers amateurs du Dauphiné. Cette année, la manifestation accueillait 70 stands, soit sept de plus que l'an passé. Ces spécialistes du monde végétal sont triés sur le volet.« C'est la troisième fois que nous essayons de participer », témoigne Florian Dietschy qui, avec Chloé Martin, a repris la pépinière Le Jardin des Alpes à Vinay il y a trois ans. « Les confrères et les autres exposants nous conseillaient de venir », reprend le producteur qui propose à la vente 1 400 variétés de vivaces rares et alpines. Les jeunes repreneurs de l'entreprise Sarreil Baron participent à une dizaine de manifestations au printemps et presque autant à l'automne. « A chaque fois, nous essayons de présenter des variétés moins courantes et adaptées à la région où nous allons », détaille le pépiniériste isérois. Comme à Vinay, où ils ont fait le choix d'une pépinière-jardin dans laquelle le client peut déambuler dans les allées, les producteurs, qui sont aussi paysagistes, ont mis à Pupetières leurs variétés en scène, ce qui a séduit le jury.

Echange et conseil

Les producteurs, artisans et artistes isérois sont les plus nombreux à participer à cette manifestation qui attire des exposants de toute la France, mais aussi de Belgique. Le public apprécie par dessus tout l'échange et le conseil qu'il peut recueillir auprès du pépiniériste avec lequel s'instaure une grande relation de confiance. Comme à un médecin, on lui parle des gaura qui ont souffert de la chaleur, on loue le rosier si prolixe et l'on discute invariablement de la longueur et de l'époque de la taille. On croise les jardiniers indignes mais esthètes, qui recherchent des plantes réclamant peu de soin et les amateurs éclairés, qui viennent dénicher la plante rare que consentira à leur confier le producteur, comme à des parents adoptifs. Il y a un grand respect entre celui qui produit la plante et celui qui la fait pousser, une certaine idée de transmission. La réussite de l'un est celle de l'autre. C'est ce qui fait la particularité de ces rendez-vous botaniques et la grande fidélité des participants toujours plus nombreux.

Enfin, les plus curieux ont pu découvrir en avant-première la rose Gabriella, du nom de la fille du prince Albert II de Monaco, créée par les Roseraies Félix au Grand-Lemps et présentée samedi dernier. François Félix l'assure, elle sera commercialisée l'année prochaine à Pupetières.

Isabelle Doucet

 

Les prix de la 7e édition des Journées des plantes :

Prix commune de Blandin (patrimoine paysager) : Roseraie Ducher

Prix commune de Châbons (qualité botanique) : Olivier Cazeneuve

Prix Tissages Perrin et fils (innovation et originalité): Roseraies Félix

Prix Tissages Perrin (scénographie art de vivre): Le Jardin des Alpes

Prix Deutz (invitation au voyage) : Atypique Flore

Prix Pupetières (harmonie dans la diversité) : Nova plants

Prix Bigallet (présentation des produits) : Sempervivum & Cie

Prix Chartreuse (biodiversité) : Saveurs d'antan