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Congrès

Les légumiers haussent le ton

Lors de leur congrès à Lamotte-Beuvron, le 21 novembre, les producteurs de légumes ont interpelé le gouvernement sur sa politique de soutien à la filière et demandé un moratoire sur les produits phytosanitaires.
Les légumiers haussent le ton

Le congrès de Légumes de France a été l'occasion de prises de position musclées de la part de profession. Faisant état d'une année 2014 difficile, le président de l'organisation a demandé aux services de l'Etat « une année blanche sur le plan bancaire et social » et l'abrogation du compte pénibilité qui se mettra en place au 1er janvier 2015. « Nous serons intransigeants », a scandé Jacques Rouchaussé lors du congrès qui s'est déroulé à Lamotte-Beuvron le 21 novembre. Il a également fustigé le gouvernement qui a supprimé, via la loi de finance 2015, la taxe fiscale affectée (TFA) finançant le centre technique interprofessionnel des fruits et légumes.

Les légumiers veulent également un « moratoire » concernant la suppression des produits phytosanitaires. Catherine Geslain-Lanéelle, directrice de la direction générale des politiques agricoles (DGPAAT), a répondu qu'une cotisation volontaire obligatoire serait mise en place pour remplacer la TFA et que « l'Etat serait présent » pour accompagner la filière. Quant à la suppression des molécules actives en matière de phytosanitaire, « ce sont des décisions prises au niveau européen », a-t-elle rappelé.

Accent sur l'investissement

La représentante de l'Etat a également annoncé la décision de ses services de porter les « réductions de crédit sur la promotion plutôt que sur investissement ». Catherine Geslain-Lanéelle répondait aux quatre organisations représentant l'amont de la filière fruits et légumes (FNPFruits, Légumes de France, FelCoop et GEFel) qui avaient quitté le conseil spécialisé FranceAgriMer le 12 novembre à cause de l'arrêt des cofinancements nationaux sur la promotion des fruits et légumes. L'interprofession des fruits et légumes frais (Interfel) est la première organisation touchée par cette mesure. A ce propos, FranceAgriMer rappelle dans un communiqué du 21 novembre que « les actions de promotion seront financées par les interprofessions, dans le cadre d'une orientation qui conduit à recentrer les actions nationales de promotion sur la gestion des crises et la sollicitation des crédits européens ».

 

Source : Agrafil