Les maires peuvent compter sur la gendarmerie
En matière de prévention de la délinquance, les maires sont sans doute, comme le rappelle Daniel Vitte, président de l'association des maires de l'Isère (Ami), en première ligne. D'où l'importance des relations que les élus entretiennent avec les gendarmes. Une convention au niveau national a déjà été signée en 2013 pour sceller ce travail en commun et« nous ne sommes pas le dernier département à la décliner à notre niveau », a indiqué le colonel Jean-Valéry Lettermann, commandant le groupement de gendarmerie départementale de l'Isère, soulignant un niveau « très avancé d'échanges et de partenariats ».
Audit de prévention
Les termes de la convention devront permettre aux parties de mieux se connaître, de partager des rencontres institutionnelles, aux élus de visiter le centre d'opérations et de renseignements de la gendarmerie (Corg), de compter sur la présence du colonel lors du congrès départemental des maires, de renforcer les échanges au quotidien entre la collectivité et l'administration, de simplifier l'établissement du dépôt de plainte par une commune et d'accueillir le groupement d'intervention de la gendarmerie pour des séances d'information en direction des élus locaux. Le colonel Lettermann a souhaité aller plus loin en assurant que les commandants de gendarmerie s'engageront à prendre contact avec le maire d'une commune à chaque fois que celle-ci sera touchée dans son patrimoine, ce type de délit devant être considéré au niveau supérieur. Il a également rappelé la mise en place du dispositif de voisins vigilants dans certaines communes du département, s'est satisfait de la coopération entre la gendarmerie et la police municipale, lorsque celle-ci existe et invité les communes à rencontrer le référent sûreté de la gendarmerie pour un audit de prévention de la malveillance.
« En Isère, 522 communes sur 538 sont en zone gendarmerie, a indiqué le commandant du groupement. C'est un territoire très diversifié auquel il faut s'adapter pour trouver des réponses à chacune des communes. » Une adaptation telle que la gendarmerie est une des rares administrations à pouvoir ouvrir des antennes au grès des mouvements de population : en été au bord des lacs, en hiver dans les stations de ski, avec effet immédiat sur la pression de la délinquance, assurent les maires des communes concernées.