Les Vorsys recherchent le candidat idéal
« Nous recherchons un associé de remplacement car j'ai des problèmes de santé. Nous proposons une reprise des parts sociales progressive, avec le minimum légal dans un premier temps », avance Thomas Jouen, un des trois associés du Gaec des Vorsys dans le Trièves. L'offre figue au RDI et a fait l'objet d'une présentation particulière de la part de la chambre d'agriculture qui se penchait sur l'installation dans le sud Isère. « L'objectif, à moyen terme, est de fonctionner avec trois associés, pour gagner en confort de travail et retrouver une certaine polyvalence dans toutes les missions », poursuit le cédant. Il cherche « un DJA motivé pour l'élevage laitier, sensible à l'agriculture biologique avec des compétence en fromagerie et présentant des aptitudes à travailler en équipe », bref, le candidat idéal.
Aller vers les niches
Il faut dire que l'exploitation, issue de la fusion de deux fermes, présente aussi quelques arguments. « C'est un Gaec qui a pris de l'ampleur », explique l'associé. Il présente aujourd'hui une SAU de 220 hectares – mais en montagne – dont 25 hectares de blé panifiable destiné à une production de pain bio en Savoie. Il y a aussi 35 hectares de céréales, et des prairies naturelles ou temporaires, ainsi que des landes. Les bêtes, un troupeau de 65 vaches laitières, ne vont plus en alpages, car il y a suffisamment de surfaces disponibles. Les 400 000 litres de lait bio produits par l'exploitation sont largement transformés en fromages (fermiers secs et frais au lait de vache, faisselles, saint-martin, tommes de pays, bleu, pâte pressée cuite, etc.), le reste partant en laiterie. Comme il s'agit de lait bio mais collecté par Danone, Biolait complète la différence entre le prix du lait conventionnel et celui du bio. Les projets ne manquent pas dans cette exploitation qui a trouvé des débouchés en vente directe. La ferme dispose notamment de plusieurs sites qu'il conviendrait de regrouper.
Aux futurs installés, Thomas Jouen prodigue quelques conseils : « il ne faut pas hésiter à voir grand. Il est plus facile de remplir des murs que de les pousser. » Il incite les jeunes à aller vers des niches. « Beaucoup de choses se passent sur les territoires, il y a des débouchés en travaillant sur un produit local. Il faut être en alerte, rencontrer des gens, saisir les opportunités, même si elles conduisent à prendre des orientations auxquelles on n'avait pas songé au départ ».