Saint-Romain-de-Surieu
Maîtriser les risques sanitaires des bovins en renouvelant l'air des stabulations
Renouveler l'air des stabulations bovines est essentiel pour maintenir de bonnes conditions sanitaires. Afin d'améliorer la situation, les éleveurs peuvent faire appel à des techniciens, spécialisés dans le diagnostic de ventilation des bâtiments.
Assurer la bonne santé des animaux, c'est ce à quoi travaillent chaque jour les éleveurs. Et, pour garantir cela, il est important de bien ventiler les bâtiments. Au Gaec de la Limone, à Saint-Romain-de-Surieu, les deux associés Yannick Gache et Bruno Periolat ont décidé de faire appel à un technicien de la Chambre d'agriculture de l'Isère, pour vérifier le fonctionnement de leur stabulation laitière, sujette aux courants d'air. Les deux éleveurs notent, depuis quelque temps, une recrudescence des maladies pulmonaires sur le cheptel de leurs vaches laitières Prim'Holstein. « Il y a des aires paillées où les vaches ne vont pas, car elles souffrent des courants d'air. On a également des problèmes récurrents de maladies respiratoires, que ce soit sur les vaches adultes ou les veaux », explique Yannick Gache, avant d'ajouter : « Cela implique de donner des traitements antibiotiques, qui sont assez coûteux, car répétitifs ».

Evacuer les microbes et les gaz
François Guillot, technicien bâtiment à la Chambre d'agriculture de l'Isère, s'est donc rendu sur place pour évaluer la situation. Altitude, position du bâtiment, températures, mesure de la vitesse du vent, visualisation des circuits d'airs avec des fumigènes ou encore étude de la ventilation, plusieurs points ont été passés au peigne fin. « Nous réalisons de préférence ces diagnostics pendant la période hivernale, car nous comptons sur la production de chaleur du troupeau pour vérifier l'aération du bâtiment. Il est important de renouveler le volume d'air total du bâtiment, plusieurs fois par heure, pour évacuer l'humidité qui favorise le développement du microbisme, et les gaz produits par les animaux et les litières », explique-t-il. Car au-delà des maladies respiratoires, une mauvaise ventilation favorise aussi la circulation des virus et peut entraîner d'autres problèmes sanitaires, comme les mammites. Elle se traduit aussi par une condensation excessive de la vapeur d'eau dégagée par les bovins (qui provient de leur transpiration). Dans certains bâtiments, cette vapeur d'eau retombe ensuite sous forme de pluie sur le dos des vaches, et rend les litières plus humides, favorisant ainsi le risque de mammites.
Un investissement rentable
Le diagnostic permet donc de mettre en avant les aménagements à apporter à la stabulation. « L'idéal est de faire entrer l'air par les côtés, sans ouvrir trop bas pour que les bovins ne sentent pas l'air, et que ce dernier ressorte par le faîtage. Il est parfois urgent d'ouvrir le toit. Pour les bâtiments de grande largeur, il faut être le plus poreux possible. Quand l'endroit où l'air passe est trop étroit, sa vitesse devient trop importante et il y a un risque de courants d'air », note François Guillot. Bardages ajourés, filets brise-vent, faîtages ouverts, écailles en toitures... Plusieurs solutions sont proposées aux éleveurs, à l'issue du diagnostic. Des aménagements qui, même s'ils représentent un investissement pour l'exploitation, s'avèrent essentiels et permettront, selon Yannick Gache, de limiter les dépenses sanitaires. « Même si l'on investit sur ce poste, cela permettra de faire des économies ailleurs, notamment sur les soins et les maladies dus à la mauvaise ventilation du bâtiment. Une fois les travaux faits, nous ne devrions plus être embêtés avec ça. L'investissement sera rentabilisé ».
Lucile Ageron

Evacuer les microbes et les gaz
François Guillot, technicien bâtiment à la Chambre d'agriculture de l'Isère, s'est donc rendu sur place pour évaluer la situation. Altitude, position du bâtiment, températures, mesure de la vitesse du vent, visualisation des circuits d'airs avec des fumigènes ou encore étude de la ventilation, plusieurs points ont été passés au peigne fin. « Nous réalisons de préférence ces diagnostics pendant la période hivernale, car nous comptons sur la production de chaleur du troupeau pour vérifier l'aération du bâtiment. Il est important de renouveler le volume d'air total du bâtiment, plusieurs fois par heure, pour évacuer l'humidité qui favorise le développement du microbisme, et les gaz produits par les animaux et les litières », explique-t-il. Car au-delà des maladies respiratoires, une mauvaise ventilation favorise aussi la circulation des virus et peut entraîner d'autres problèmes sanitaires, comme les mammites. Elle se traduit aussi par une condensation excessive de la vapeur d'eau dégagée par les bovins (qui provient de leur transpiration). Dans certains bâtiments, cette vapeur d'eau retombe ensuite sous forme de pluie sur le dos des vaches, et rend les litières plus humides, favorisant ainsi le risque de mammites.
Un investissement rentable
Le diagnostic permet donc de mettre en avant les aménagements à apporter à la stabulation. « L'idéal est de faire entrer l'air par les côtés, sans ouvrir trop bas pour que les bovins ne sentent pas l'air, et que ce dernier ressorte par le faîtage. Il est parfois urgent d'ouvrir le toit. Pour les bâtiments de grande largeur, il faut être le plus poreux possible. Quand l'endroit où l'air passe est trop étroit, sa vitesse devient trop importante et il y a un risque de courants d'air », note François Guillot. Bardages ajourés, filets brise-vent, faîtages ouverts, écailles en toitures... Plusieurs solutions sont proposées aux éleveurs, à l'issue du diagnostic. Des aménagements qui, même s'ils représentent un investissement pour l'exploitation, s'avèrent essentiels et permettront, selon Yannick Gache, de limiter les dépenses sanitaires. « Même si l'on investit sur ce poste, cela permettra de faire des économies ailleurs, notamment sur les soins et les maladies dus à la mauvaise ventilation du bâtiment. Une fois les travaux faits, nous ne devrions plus être embêtés avec ça. L'investissement sera rentabilisé ».