Métropole : une question d'économie
La Métro et la CCI se mettent au diapason dans le cadre de la future intercommunalité que représentera l'agglomération grenobloise au 1er janvier 2015. Celle-ci se verra en effet confier la compétence du développement économique du territoire. Aussi l'organisme consulaire et la métropole partagent le même objectif d'efficience sur le plan économique. « Nous souhaitons une démarche sur le mode du partenariat entre le monde économique et le monde politique », a souligné Marc Baïetto, le président de la Métro. Pour Jean Vaylet, le président de la CCI de Grenoble, qui accèdera de fait au statut de CCI métropolitaine, « c'est une opportunité exceptionnelle ». Les différents acteurs se donnent un an pour « tracer les contours de leur fonctionnement ». Optimiser, mutualiser, éviter les doublons, pour le président de la CCI, il y a une logique économique derrière cette recherche d'efficacité « car nous avons tous un problème de moyens ».
Axes de travail
Quant au maire de Grenoble, Michel Destot, il voit dans cette évolution une chance de replacer l'aire urbaine grenobloise et ses 700 000 habitants dans le concert des grandes régions européennes voire mondiales, « en jouant la complémentarité et non l'affrontement avec la métropole lyonnaise ». Son premier adjoint, Jérôme Safar, a présenté la boîte à outils qui permettra à la métropole grenobloise de rayonner économiquement. « Nous allons engager avec la CCI un travail de réunions avec un panel de chefs d'entreprises qui créent de l'emploi et de l'activité privée sur le territoire. Nous partagerons sur ce qui relève d'un diagnostic positif ainsi que sur les points de progression ». Les axes de travail sont l'attractivité, la concurrence des territoires, la complémentarité entre les deux métropoles régionales, l'ouverture aux autres acteurs de l'économie comme l'AEPI, le conseil général ou l'enseignement supérieur, la gouvernance économique du territoire ou encore, la représentation et le lobbying à l'échelle européenne. « En dehors des pôles de compétitivité, rappelle Michel Destot, la question des compétences fera l'objet de négociations entre les différentes institutions de façon à définir qui pilote quoi sur le territoire ». Jean Vaylet a souligné que dans un souci d'optimisation des actions, il représentait les autres organismes consulaires, chambre des métiers et chambre d'agriculture sur ce volet de l'animation économique du territoire.
Enfin, tous les acteurs ne sont pas aussi avancés dans leur réflexion de mise en cohérence des compétences, à l'image du volet de transports en commun où « les lignes bougent » assure cependant Marc Baïetto.