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Syndicalisme

Nombreuses attentes de la FDSEA

Nombreuses attentes de la FDSEA

C'est au sein du ring charolais que Jérôme Crozat, le président de la FDSEA de l'Isère, s'est exprimé sur la situation agricole face au cortège officiel. Et le loup est incontournable à Beaucroissant. « Nous avons eu deux rencontres avant la montée en alpages, une à la DDT et une avec le préfet, explique-t-il. Mais les attaques ont eu lieu. Dans les Hautes-Alpes, des versants sont désormais sans ovins, ni bovins. La menace plane chez nous. Rien ne changera sans s'attaquer à la directive Habitat ou à la convention de Berne. » Un message qui se veut à l'adresse des futurs candidats aux élections européennes.
Autre sujet de déception : les EGA. « Nous avons beaucoup participé aux réunions et apporté de nombreuses propositions. C'est regrettable que la CMP ait avorté. » Et d'insister sur les « indicateurs de prix fiables » dans le cadre de négociations de prix. Les ZNT (1) ont également amené une réflexion : « si nous ne pouvons travailler sur les bordures de champs, ne nous demandez pas d'être compétitifs. A force, les matières premières de l'alimentation ne seront pas issues de la région... »
La météo inquiète aussi le représentant agricole : « Malgré de fortes pluies au printemps, nous sommes aujourd'hui dans une sécheresse persistante qui entraîne une pénurie de paille et de foin. Nous solliciterons les pouvoirs publics pour une aide au transport », annonce-t-il. Logiquement la gestion de l'eau et son stockage sera un volet sur lequel il faudra que les choses avancent pour Jérôme Crozat. Et il prévient : « nous attendons les bonnes réponses car je crains que sans elles, il y ait le feu dans nos campagnes ».
Plus tard, alors que le cortège s'éloigne, des échanges se sont déroulés avec les députées. « Il est nécessaire d'avoir un régulateur à nos côtés lors des discussions avec les GMS », explique-t-il. Elodie Jacquier-Laforge se dit « consciente de la disproportion des forces dans les négociations » et indique qu' « il faut s'inspirer de la démarche de l'AOC comté ». Lors d'un arrêt sur le stand de la FDSEA et des JA 38, la députée est interpellée sur la suppression du glyphosate. « Trois ans de délais, cela ne fait que trois utilisations, chiffre Jérémy Jallat, des JA alors que Jean-Paul Prudhomme, ancien exploitant, rappelle que cela permet de lutter contre l'érosion en gardant un couvert. Là aussi Elodie Jacquier-Laforge reconnaît qu'un « effet médiatique transformant ce produit en ennemi public n°1 a polarisé la loi. Il est nécessaire d'expliquer aux gens que les choses ne se changent pas toujours tout de suite, qu'il faut du temps... » D'où la nécessité de communiquer.

(1) zone non traitée

 

Jean-Marc Emprin