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Royas

Objectif : « Rendre notre métier accessible »

CONCOURS/ Après la finale départementale de labour qui a eu lieu le 14 août, il est l'heure d'en dresser le bilan. Le point avec Aurélien Clavel, président des Jeunes agriculteurs de l'Isère, organisateurs de la manifestation, ainsi que certains gagnants.
Objectif : « Rendre notre métier accessible »
La finale départementale de labour a eu lieu dimanche 14 août. Etes-vous satisfait de cette édition ?
Oui, nous avons accueilli un large public, avec environ 2 000 personnes. Le concours de labour, et la course de caisses à savons ont permis d'attirer de nombreuses personnes, qu'elles soient du milieu agricole ou non. C'est important d'aller à la rencontre du grand public pour faire connaître notre métier. Il s'agissait plus d'une découverte que de discuter des problématiques propres à notre profession. C'était une journée festive et les élus ont également bien répondu à notre invitation.

Sur quelles questions d'actualité les avez-vous interpellés ?
Nous leur avons parlé de deux exploitations laitières qui n'ont pas pu avoir la DJA (dotation jeunes agriculteurs) pour leur installation, car ils n'ont pu avoir un changement de consistance*. Nous avons donc souhaité sensibiliser les élus et les représentants de l'Etat à ces cas, car il faut reconnaître que l'administration française n'est pas toujours souple. Nous les avons également interrogés sur la sécheresse et sur l'aide au transport de la paille, promise par le conseil général de l'Isère.

Leurs réponses vous ont-elles satisfaites ?
On s'attendait un peu à celles qui nous ont été faites. J'ai souhaité les interpeller sur le problème du loup, mais peu d'hommes politiques s'expriment sur le sujet, et c'est ce qu'il s'est passé : ils n'ont pas pris position.
Concernant les autres sujets, Christian Nucci vice-président du conseil général de l'Isère, a notamment parlé de la sécheresse en nous disant qu'une aide au transport de la paille, pour les éleveurs, serait a priori accordée. Cela doit être revalidé en septembre. Il a également expliqué pourquoi cela était si compliqué d'accorder des aides. Jérôme Crozat, représentant de la section grandes cultures à la FDSEA de l'Isère, a tenu à les interpeller sur les difficultés de la filière fruits et légumes. Selon Christian Nucci, le problème est européen et une commission de l'Assemblée nationale travaille sur ce sujet-là.

Quelles sont les priorités à venir pour les JA ?
Rendre accessible le plus possible notre métier, et essayer d'installer le maximum de personnes sur des exploitations viables. L'objectif est d'avoir une installation pour un départ, tout en maintenant une certaine diversité (agriculture conventionnelle, circuits courts...) Nous n'oublions pas pour autant les autres dossiers, notamment ceux de la viande bovine et des fruits et légumes. Nous devons être présents sur tous les fronts.
Propos recueillis par Lucile Ageron
*Changement de consistance : dans le cas d'une installation en société, on entend par ces termes : agrandissement, diversification des productions, création d'un atelier de transformation, nouvelles méthodes de production menant à une labellisation. Cela fait partie des critères pour l'attribution des aides.